Le bonheur est dans le prĂ©, cours-y vite, il va filer. » Stop ! Mieux vaut, cette fois, ne pas Ă©couter l’aimable Paul Fort. Ni entendre « l’Appel de la forĂȘt » lancĂ© par Jack London. Lebonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite. Il va filer. Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer. Sur les cornes du bĂ©lier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bĂ©lier, cours-y vite. Il va filer. Sur le flot Lebonheur Ă©tait dans le prĂ©, cours y vite cours y vite, le bonheur est dans le prĂ©, cours y vite il va filer Des sourires, des Ă©clats de rires, des chambrages tous azimuts, de vrais gamins dans un magasin de jouets avec les papas et la maman dans les tribunes : Monique, p’tit Claude, Pascal, Gilles, Claude, Cham, Philou, Jean-Paul, Arnaud, Jean-Luc, Le bonheur est dans le prĂ©, cours y vite, cours y vite Le bonheur est dans le prĂ©, cours y vite, il va filer" La nature n'est pas une fuite, mais bien un lieu oĂč se ressourcer (prendre soin de soi) les premiers coquelicots reprennent leur la lumiĂšre. La lĂ©gĂ©retĂ© de leur allure me tire de ma course effreinĂ©e et je pose cette image, comme les Maisen 1917, pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, il publie plusieurs recueils aux accents noirs. Dans L’Alouette, le poĂšme intitulĂ© «Le bonheur» commence par ces vers : « Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite, cours-y vite (). Si tu veux le rattraper, cours-y vite, il Lebonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite. Il va filer. Si tu veux le rattraper, Cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, Cours-y vite. Editer l'article Suivre ce blog Administration Connexion + CrĂ©er mon blog. Le blog de Francine Chauvet. Je m'intĂ©resse Ă  beaucoup de choses. Donc, mon blog n'a pas de thĂšme bien dĂ©fini. Il est sur le sentier de la vie et s'y zcOD. Revenons Ă  Dakar. Ce qui fut extraordinaire ce fut l’arrivĂ©e dans la rade sur le paquebot Le Foucault des Chargeurs RĂ©unis, le bateau majestueux devant GorĂ©e, l’arrivĂ©e au port sous le soleil, les hangars et tous ceux qui nous attendaient. Ce fut mon premier contact avec le avions embarquĂ© Ă  Bordeaux, le paquebot Ă©tait plein d’enfants de tous ces coopĂ©rants qui allaient faire oublier le passĂ© colonial de la France et aider le pays Ă  se dĂ©velopper. Tous jeunes, plein d’idĂ©al mĂȘme si certains n’étaient attirĂ©s que par de bons salaires. Nos parents y croyaient, eux, Ă  l’avenir du SĂ©nĂ©gal et nous partions pour une belle qui se prolongea. Nous Ă©tions dans une petite Ă©cole prĂšs de l’aĂ©roport de Yoff, oĂč j’avais comme maĂźtresse Madame Campistrous sic . Elle portait avec assurance son drĂŽle de nom et se dĂ©vouait pour ses Ă©lĂšves. Nous avions par exemple un petit jardin oĂč nous faisions pousser des arachides, du manioc ou du sorgho que nous arrosions dĂ©votement, je me souviens comme la terre Ă©tait sĂšche et craquelĂ©e. Je me rappelle ces aprĂšs-midis du samedi oĂč nous brodions nos Ɠuvres, moi j’avais dessinĂ© des Ă©pis de blĂ©s et je rĂȘvais doucement Ă  la France sous la varangue fleurie de bougainvillĂ©s. Nous prĂ©parions avec acharnement le certificat d’études, diplĂŽme trĂšs important pour beaucoup d’élĂšves qui n’allaient pas aller plus avant. Comme c’était leur derniĂšre annĂ©e d’études, nous Ă©tudions comment allaiter un bĂ©bĂ©, comment disposer un petit lit sous le manguier pour que le bĂ©bĂ© soit Ă  l’abri des bĂȘtes. Il y avait plusieurs chapitres sur les maladies tropicales et j’étais terrifiĂ©e Ă  la pensĂ©e d’avoir la lĂšpre, j’avais une tache rose insensible me semblait-il, j’avais beau me piquer avec une Ă©pingle, je ne sentais rien. Il faut dire qu’à Dakar il y avait plein de lĂ©preux qui mendiaient, tendant leurs mains atrophiĂ©es vers nous. Comme j’étais plus petite, j’étais Ă  la hauteur de ces enfants qui n’avaient plus de jambes et se dĂ©plaçaient dans des petites y avait aussi autre chose qui m’intriguait c’était ces bagnards en uniforme bleu qui cassaient des cailloux et se dĂ©plaçaient avec peine, attachĂ©s qu’ils Ă©taient Ă  un boulet. Il y avait des blancs et des noirs, je crois. Je les plaignais beaucoup d’ĂȘtre ainsi en plein c’était notre premier sĂ©jour Ă  Dakar. Nous habitions une villa au Virage . Il y avait la route, la dune et la mer. Nous en sentions l’iode et nous traversions sans problĂšme la route, il y avait peu d’autos Ă  cette Ă©poque lĂ . La dune Ă©tait immense, nous y creusions des trous, nous y avions trouvĂ© le crĂąne d’un zĂ©bu. Une fois, des milliers de sardines Ă©taient venues s’échouer et les femmes de Yoff et de N’Gor en emplissaient leurs allions Ă  l’école Ă  pied et traversions un territoire de brousse oĂč nous apercevions des chacals. Une fois, une de mes sƓurs avait Ă©tĂ© attaquĂ©e par un charognard. On avait pensĂ© qu’ils avaient Ă©tĂ© attirĂ©s par ses cheveux y avait un grand virage oĂč se trouvait un restaurant. Un jour, en rentrant de l’école, nous avons trouvĂ© un gros chien qui semblait nous attendre. Nous avons eu peur, tout d’abord mais maman nous a rassurĂ©s et il est devenu notre grand copain. Quand nous allions nous baigner, il nous accompagnait, nous avions trouvĂ© une petite crique idĂ©ale. Il se postait Ă  l’entrĂ©e de la crique et quand on dĂ©passait une certaine limite, il poussait un gros soupir et se mettait Ă  l’eau c’était un St Bernard et il faisait son boulot de Saint Bernard, nous n’aurions pas Ă©tĂ© Ă©tonnĂ©s qu’il porte un petit tonneau Ă  son cou et qu’on puisse y boire du rhum !Un jour, on nous a annoncĂ© qu’il y avait une Ă©pidĂ©mie de fiĂšvre jaune. C’était ennuyeux car une de mes sƓurs avait de l’asthme et ne pouvait ĂȘtre vaccinĂ©e. Les autoritĂ©s n’y sont pas allĂ©es de main morte des avions dĂ©versaient du DDT, on voyait de grandes nappes au dessus de la petite colline et tous nos oiseaux enfermĂ©s dans une belle cage sont morts
A la fin de l’annĂ©e, j’ai passĂ© le certificat d’études et je l’ai rĂ©ussi ! Notre institutrice avait louĂ© un petit car et nous avait tous amenĂ©s Ă  Ouakam oĂč avait lieu l’examen. J’ai eu une faute Ă  ma dictĂ©e car le sĂ©nĂ©galais qui la lisait avait un fort accent et l’on n’avait pas su si c’était le creux ou le cƓur de la brousse
 Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite, cours-y bonheur est dans le prĂ©, cours-y vite, il va filer. Paul Fort Le Bonheur est dans le prĂ© Paul Fort Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le prĂ©, cours-y vite. Il va filer. Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer. Sur les cornes du bĂ©lier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bĂ©lier, cours-y vite. Il va filer. Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer. De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer. Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite, saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filĂ©! Pitch de ce long mĂ©trage datant de 1995 Francis Bergeade accumule les soucis lorsque, aprĂšs avoir survĂ©cu Ă  un infarctus, sa petite entreprise de matĂ©riels sanitaires se fait Ă©plucher lors d’un contrĂŽle fiscal. Au mĂȘme moment, une rĂ©volte de ses ouvriĂšres Ă©clate et, cerise sur le gĂąteau, son Ă©pouse et sa fille font tout sauf amĂ©liorer la situation. Elles l’accusent de bigamie et le font dĂ©possĂ©der de tout, maison et usine ! AccablĂ© par tous ces problĂšmes Francis dĂ©cide de changer radicalement de dĂ©cor
 Les petites anecdotes du tournage En 1994, Étienne Chatiliez, dĂ©jĂ  cĂ©lĂšbre pour son film "La vie est un long fleuve tranquille" et " Tati Danielle ", va dans le Gers pour trouver le quartier dans lequel il tournera son prochain film, il recherche un marchĂ© typique. Il avait dĂ©jĂ  arpentĂ© la Dordogne et Landes, mais n’a pas trouvĂ© ce qu’il cherchait. Il veut tourner dans un pays qui produit du foie gras. Étant venu Ă  Condom en vacances quand il Ă©tait petit, le Gers lui est apparu comme une Ă©vidence. Le poĂšme " Le Bonheur " de Paul Fort qui commence ainsi " Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite. Il va filer." a insiprĂ© le titre du film, qui a, Ă  son tour, inspirĂ© le titre de l'Ă©mission "L'amour est dans le prĂ©". Étienne Chatiliez cherchait une ferme bien typique avec vue sur la campagne. Pour cette raison, il a visitĂ© prĂšs de 300 fermes, sans jamais trouver son bonheur. Il choisira finalement une ferme typique appartenant Ă  des Anglais pour installer son personnage principal, Francis, incarnĂ© par Michel Serrault. Anecdotes sur les acteurs C'est le premier rĂŽle d'Éric Cantona au cinĂ©ma. TrĂšs myope, l’acteur Eddy Mitchell n’a pas de permis de conduire, ce qui pose problĂšme Ă  son personnage qui doit se retrouver au volant d’un vĂ©hicule. Par consĂ©quent, une voiture spĂ©ciale a Ă©tĂ© conçue pour cette occasion ! Eddy Mitchell fait semblant de conduire, tandis que le cascadeur Ă©tait cachĂ© dans le compartiment moteur. Retrouvez avec nous Michel Serrault, Eddy Mitchell, Sabine AzĂ©ma et les frĂšres Eric et Joel Cantona, dans le film "Le bonheur est dans le prĂ©" mardi 24 aoĂ»t Ă  20 20 sur la Une !PARTAGERArticles recommandĂ©s pour vous "Le bonheur est dans le prĂ©, cours y vite, cours y vite... Saute par dessus la haie cours y vite, cours y vite, il a filĂ©..." Paul Fort 1872-1960. Nous avons tous appris Ă  l'Ă©cole primaire cette charmante bonheur, mythe ou rĂ©alitĂ© ?En France, nous sommes les champions d'Europe de la consommation de mĂ©dicaments psychotropes, nos rayons de librairie dĂ©bordent de livres de bien ĂȘtre, et d'art du bonheur, jamais les paradis artificiels n'ont tant attirĂ©, et Ă  l'inverse, certains le retrouve dans les sagesses que nous sommes mortels, le bonheur est un objectif de vie pour beaucoup d'entre au fait, le bonheur c'est quoi?C'est un Ă©tat de satisfaction que l'on voudrait permanent, or, il est Ă©phĂ©mĂšre et il peut prendre des significations bien diffĂ©rentes pour chacun et heureusement...un beau paysage, l'amour, un bon livre, la premiĂšre gorgĂ©e de biĂšre, les vrais amis, un problĂšme rĂ©solu...Pour ClĂ©menceau, le plus beau moment de l'amour Ă©tait de monter l'escalier...et pour d'autres, aujourd'hui l'amour n'est pas forcĂ©ment dans le prĂ©...Le bonheur est une notion subjective et l'antiquitĂ©, les philosophes se sont intĂ©ressĂ©s Ă  la dĂ©finition du bonheur, Socrate disait" Connais toi, toi-mĂȘme" c'est Ă  dire, trouver le bonheur Ă  sa mesure, Epicure prĂ©conisait une sorte de diĂ©tĂ©tique des plaisirs non pas la jouissance, Ă  l'opposĂ© des stoĂŻciens qui prĂŽnaient le bonheur dans la morale. Plus prĂšs de nous, Kant disait que le bonheur n'Ă©tait qu'un idĂ©al de l'imagination, et Nietzsche, le bonheur, "c'est dire oui Ă  la vie, parce que le vie est un tout, avec ses beautĂ©s et ses souffrances"Le bonheur, paradoxe social, l'image que la sociĂ©tĂ© nous renvoie est celle de la rĂ©ussite, de l'argent, des plaisirs faciles, suscitant l'envie et gĂ©nĂ©rant l'insatisfaction et le sentiment de l'Ă©chec si on n'atteint pas l'objectif sociĂ©tĂ© contemporaine axĂ©e sur la consommation, plus sur la notion de l'avoir, que sur celle de l'ĂȘtre, conditionne le bonheur, Ă  la recherche de la performance et du toujours beaucoup, le bonheur n'est pas une promesse, il n'est qu'un droit supplĂ©mentaire que l'on revendique. Le droit au bonheur, comme le droit au travail, Ă  la protection sociale...Et pourtant, nous savons bien que l'argent ne fait pas le bonheur, nous avons tous vu des gens heureux de vivre, alors qu'ils ne disposent que du strict nĂ©cessaire, des religieux contemplatifs resplendissants de bonheur les croyants, chrĂ©tiens, juifs, musulmans... le vrai bonheur ne peut ĂȘtre atteint que dans l'au delĂ , paradis, nirvana, eden, jardin des dĂ©lices... seule l'espĂ©rance de la fĂ©licitĂ© Ă©ternelle promise leur donne la vraie raison de bonheur est peut ĂȘtre tout simplement l'acceptation de la vie," pas le but du chemin, mais le chemin lui mĂȘme" Lao moi, Il s'agit sans doute, de dĂ©sirer un peu moins, d'aimer et d'espĂ©rer un peu Remaud Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le prĂ©. Cours-y vite. Il va tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite. 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