Notezcette citation : - Note moyenne : 4.63 /5 (sur 468 votes) La loi de la pesanteur n' agit pas sur les sociĂ©tĂ©s humaines, et ce n'est pas dans les lieux bas qu' elles trouvent leur Ă©quilibre. Discours du 30 juillet 1903 Ă  Albi. de. Jean JaurĂšs. RĂ©fĂ©rences de Jean JaurĂšs - Dieudonne ses plus durs combats Ă  ses plus forts soldats traduction. Texte; Page Web; Dieu donne ses plus durs combats Ă  . Dieu donne ses plus durs combats Ă  ses plus forts soldats . 0 /5000. De:-Vers:-RĂ©sultats (Latin) 1: CopiĂ©! Deus, in his bella fortissimi milites durior Dt28 (7) :« L’Eternel te donnera la victoire sur tes ennemis qui s’élĂšveront contre toi; ils sortiront contre toi par un seul chemin, et ils s’enfuiront devant toi par sept chemins. ». Ps 68 (2-3) :« Dieu se lĂšve, ses ennemis se dispersent, Et ses adversaires fuient devant sa face. Comme la fumĂ©e se dissipe, tu les dissipes; Comme CitationsChrĂ©tiennes àȌ 3 fĂ©vrier 2015 · "Dieu donne ses plus durs combats Ă  ses plus forts soldats." Vrai, Si tu es Ă©prouver aujourd'hui, si tu pleures chaque soir, saches que ce n'est que pour un temps.. Si tu pries ,et que tu te 16 Certainement, Dieu est un trĂšs bon-enfant d'avoir donnĂ© le vin Ă  l'homme. Si j'avais Ă©tĂ© Dieu, j'en aurais gardĂ© la recette pour moi seul. (ThĂ©ophile Gautier) #17 L'homme de gĂ©nie s'inquiĂšte peu des diatribes, des harangues et des clameurs de ses ennemis; il sait qu'il aura la parole aprĂšs eux. (Victor Hugo, Faits et croyances, p.180) ï»żPourpayer ta rançon, j’ai donnĂ© l’Égypte, en Ă©change de toi, l’Éthiopie et Seba. Parce que tu as du prix Ă  mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime, je donne des humains en Ă©change de toi, des peuples en Ă©change de ta vie. Ne crains pas, car je suis avec toi. Je ferai revenir ta descendance de l’orient ; de l cOg6VCx. Cent trente citations sur la rĂ©ussite, voilĂ  de quoi se motiver ! Nous avons tous notre idĂ©e de la rĂ©ussite. Ainsi, vous trouverez dans cet article des citations sur la rĂ©ussite professionnelle, la rĂ©ussite personnelle, les erreurs et les obstacles que l’on trouve sur le chemin de la rĂ©ussite. Ces citations positives parlent de l’échec et des risques qui ne sont, en gĂ©nĂ©ral, qu’un pas de plus vers la rĂ©ussite, mais aussi de persĂ©vĂ©rance pour rĂ©ussir ses objectifs. Enfin, croire en soi et se passionner pour ses projets sont les clĂ©s de la rĂ©ussite ! On le sait, la rĂ©ussite est trĂšs souvent le fruit de nos habitudes, de notre Ă©tat d’esprit le fameux mindset ou encore de nos dĂ©cisions et de nos actions. Alors, c’est sĂ»r, ces 140 citations motivantes sur la rĂ©ussite vont vous booster pour passer Ă  l’action et crĂ©er votre propre succĂšs. C’est parti ! Citations sur le chemin de la rĂ©ussite la patience et la persĂ©vĂ©rance, clĂ©s de la rĂ©ussite Peu importe si le dĂ©but paraĂźt petit. » Henri David Thoreau Si vous regardez avec attention, la plupart des succĂšs obtenus du jour au lendemain prennent beaucoup de temps. » Steve Jobs Ceux qui abandonnent ne gagnent jamais, ceux qui gagnent n’abandonnent jamais. » Napoleon Hill Le succĂšs c’est tomber sept fois, se relever huit. » Proverbe japonais La patience est un Ă©lĂ©ment clĂ© de la rĂ©ussite. » Bill Gates Le chemin vers la rĂ©ussite consiste Ă  prendre des mesures fermes et dĂ©terminĂ©es. » Anthony Robbins Un grand voyage commence toujours par un premier pas. » Lao Tseu Le succĂšs est un voyage, pas une destination. » Arthur Ashe Le succĂšs n’est pas au bout du chemin. Il est dans ta dĂ©marche mĂȘme. » François Garagnon Les conditions essentielles pour rĂ©ussir sont la patience et la certitude du succĂšs. » John Davidson Rockefeller Les grandes choses ne sont pas rĂ©alisĂ©es par la force mais par la persĂ©vĂ©rance. » Samuel Johnson L’obstination est le chemin de la rĂ©ussite. » Charlie Chaplin Les choses les plus grandes et importantes dans le monde sont souvent accomplies par des personnes qui ont persĂ©vĂ©rĂ© Ă  essayer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espoir. » Dale Carnegie Une riviĂšre coupe le roc non Ă  cause de sa force mais plutĂŽt Ă  cause de sa persistance. » Jim Watkins Notre plus grande faiblesse c’est d’abandonner. Le plus sĂ»r moyen de rĂ©ussir c’est toujours d’essayer juste encore une fois. » Thomas Edison Le chemin vers la rĂ©ussite passe par l’apprentissage continu de nouvelles connaissances. » Napoleon Hill Ne me jugez pas sur mes succĂšs, jugez-moi sur le nombre de fois oĂč je suis tombĂ© et oĂč je me suis relevĂ© Ă  nouveau. » Nelson Mandela Le plus grand ennemi de notre rĂ©ussite de demain, c’est parfois notre rĂ©ussite d’aujourd’hui. » John C. Maxwell Citations sur les challenges et les efforts liĂ©s Ă  la rĂ©ussite Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Mark Twain Grande rĂ©ussite est gĂ©nĂ©ralement nĂ©e d’un grand sacrifice, et n’est jamais le rĂ©sultat de l’égoĂŻsme. » Napoleon Hill Plus grand est l’obstacle, plus grande est la gloire de le surmonter. » MoliĂšre Il y a plus de courage que de talents dans la plupart des rĂ©ussites. » FĂ©lix Leclerc Vous risquez de rencontrer plusieurs dĂ©faites, mais vous ne devez pas ĂȘtre vaincu. N’oubliez pas que vos difficultĂ©s ne vous dĂ©finissent pas. Ils ne font simplement que renforcer votre capacitĂ© Ă  les surmonter. » Maya Angelou Il n’y a pas de rĂ©ussite facile ni d’échecs dĂ©finitifs. Marcel Proust On ne parvient Ă  rien de grand sans qu’il en coĂ»te beaucoup. » CicĂ©ron Jugez vos succĂšs d’aprĂšs ce que vous avez dĂ» sacrifier pour les obtenir. » DalaĂŻ Lama Plus grand est l’obstacle, plus grande est la gloire de le surmonter. » MoliĂšre J’ai appris que l’on mesure le succĂšs non pas par la situation que l’on a atteinte dans la vie, mais par les obstacles que l’on a surmontĂ©s pour essayer de rĂ©ussir. » Booker T. Washington Ceux qui envient la rĂ©ussite des autres sont normalement ignorants des sacrifices, Ă©checs et du dĂ©vouement qu’il leur a fallu pour y arriver. » NoĂ«l Dejesus Citations sur l’échec une Ă©tape vers la rĂ©ussite N’acceptez jamais la dĂ©faite, vous ĂȘtes peut-ĂȘtre Ă  un pas de la rĂ©ussite. » Jack E. Addington J’ai ratĂ© 9 000 tirs dans ma carriĂšre. J’ai perdu presque 300 matchs. Vingt-six fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai ratĂ©. J’ai Ă©chouĂ© encore et encore et encore dans ma vie. C’est pourquoi je rĂ©ussis. » Michael Jordan L’échec n’est qu’une opportunitĂ© pour recommencer la mĂȘme chose plus intelligemment. » Henry Ford Si vous voulez rĂ©ussir, vous allez ĂȘtre confrontĂ© au rejet, et vous devez apprendre Ă  l’aimer. » David Laroche DĂ©veloppez le succĂšs des Ă©checs. Le dĂ©couragement et l’échec sont deux des Ă©tapes les plus sĂ»res du succĂšs. » Dale Carnegie Je n’ai pas Ă©chouĂ©. J’ai simplement trouvĂ© 10 000 façons de ne pas y arriver. » Thomas Edison Les Ă©checs servent de rĂ©pĂ©titions au succĂšs. » Reed Cathy La rĂ©ussite nous laisse bien souvent un sentiment de satisfaction, nous Ă©loignant de toute remise en question. L’échec nous offre plutĂŽt la chance de nous arrĂȘter quelques instants sur notre vie, sur nous-mĂȘme. » Napoleon Hill De l’échec naĂźt le succĂšs. » Proverbe chinois Les Ă©checs sont les marches que nous montons pour atteindre le succĂšs. » Roy Bennett Pour rĂ©ussir, fait de tes Ă©checs une Ă©tape vers la rĂ©ussite. » John Graz Le succĂšs est fait de 99% d’échec. » Soichiro Honda L’échec, c’est ce qui donne Ă  la rĂ©ussite sa valeur. » Auteur inconnu Le succĂšs ne consiste pas Ă  ne jamais faire d’erreur, mais Ă  ne jamais faire la mĂȘme erreur deux fois. » Bernard Shaw L’échec n’est qu’un changement temporaire de direction qui te remet directement sur le chemin de la rĂ©ussite. » Dennis Waitley Ce qui diffĂ©rencie les gens ordinaires de ceux qui connaissent la rĂ©ussite, c’est la perception de l’échec et la façon dont ils y rĂ©agissent. » John C. Maxwell Citations sur la rĂ©ussite professionnelle et le succĂšs au travail La rĂ©ussite, c’est d’abord d’ĂȘtre au travail quand les autres vont Ă  la pĂȘche. » Jean de La Fontaine La rĂ©ussite appartient Ă  tout le monde. C’est au travail d’équipe qu’en revient le mĂ©rite. » Franck Piccard Le succĂšs 1% d’inspiration et 99% de transpiration. » Thomas Edison Le succĂšs est la somme de petits efforts, rĂ©pĂ©tĂ©s jour aprĂšs jour. » Leo Robert Collier Une carriĂšre se construit d’échecs aussi bien que de rĂ©ussites. » Jean Éthier-Blais Le seul endroit oĂč le succĂšs vient avant le travail, c’est dans le dictionnaire. » Vidal Sassoon Le succĂšs, dans quelle carriĂšre que ce soit, dĂ©pend plus du caractĂšre que de l’intelligence. » Jules Payot Le secret du succĂšs, c’est de faire la besogne de chaque jour un peu mieux que la veille. » Jules Payot Un gagnant est une personne qui a identifiĂ© ses talents, a travaillĂ© avec acharnement pour les dĂ©velopper, et a utilisĂ© les dites capacitĂ©s afin d’accomplir ses objectifs. » Larry Bird RĂ©ussir sa vie et rĂ©ussir dans la vie, ce sont deux choses diffĂ©rentes. » Kent Nagano L’art de la rĂ©ussite consiste Ă  savoir s’entourer des meilleurs. » John Fitzgerald Kennedy Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais rĂ©veille au sein des hommes le dĂ©sir de la mer grande et large. » Antoine de Saint-ExupĂ©ry Pour rĂ©ussir dans ce monde qui change, vous devez saisir l’esprit des grands personnages du passĂ©, dont les rĂȘves ont donnĂ© Ă  la civilisation tout ce qu’elle a de prĂ©cieux. » Napoleon Hill Citations sur la rĂ©ussite personnelle Quelle rĂ©ussite. Si avant la fin de sa vie on ressemble, mĂȘme de loin, Ă  ce que l’on a toujours voulu ĂȘtre. » Marcel Jouhandeau Une vie rĂ©ussie est une vie que l’on a menĂ©e conformĂ©ment Ă  ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-mĂȘme dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donnĂ© l’occasion de nous dĂ©passer, de nous consacrer Ă  autre chose qu’à nous-mĂȘmes et d’apporter quelque chose Ă  l’humanitĂ©, mĂȘme trĂšs humblement, mĂȘme si c’est infime. » Laurent Gounelle Rire souvent et beaucoup ; gagner le respect des gens intelligents et l’affection des enfants ; savoir qu’un ĂȘtre a respirĂ© plus aisĂ©ment parce que vous avez vĂ©cu. C’est cela rĂ©ussir sa vie. » Ralph Wado Emerson Tout le secret d’une vie rĂ©ussie est de savoir quelle est sa destinĂ©e et puis la suivre. » Henry Ford Le succĂšs c’est de faire ce que vous voulez, quand vous le voulez, oĂč vous le voulez, avec qui vous le voulez et autant que vous le voulez. » Anthony Robbins La rĂ©ussite, c’est obtenir ce que l’on veut. Le bonheur, c’est apprĂ©cier ce que l’on obtient. » Jackson H. Brown Bien sĂ»r, il n’existe pas de formule de rĂ©ussite, sauf peut-ĂȘtre une acceptation inconditionnelle de la vie et de ce qu’elle nous apporte. » Arthur Rubinstein La vie m’a enseignĂ© au moins une chose si quelqu’un avance avec confiance en direction de ses rĂȘves et qu’il s’efforce de mener l’existence qu’il a imaginĂ©e, il jouira d’une rĂ©ussite hors du commun. » Henry David Thoreau Avoir fait plus pour le monde que le monde n’a fait pour vous c’est ça, le succĂšs. » Henry Ford Citations motivantes pour croire en ses rĂ©ussites, en soi, en ses objectifs et en ses rĂȘves Croyez en vos rĂȘves et ils se rĂ©aliseront peut-ĂȘtre. Croyez en vous et ils se rĂ©aliseront sĂ»rement. » Martin Luther King Les personnes deviennent vĂ©ritablement remarquables lorsqu’elles commencent Ă  penser qu’elles peuvent accomplir de grandes choses. Croire en soi est le premier secret du succĂšs. » Dr. Norman Vincent Peale Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rĂȘver, l’intelligence d’en faire un projet rĂ©aliste, et la volontĂ© de voir ce projet menĂ© Ă  bien. » Sidney A. Friedman La premiĂšre Ă©tape consiste Ă  Ă©tablir que quelque chose est possible ; alors la probabilitĂ© se produira. » Elon Musk Croyez-en vous-mĂȘme, en l’humanitĂ©, au succĂšs de vos entreprises. Ne craignez rien ni personne. » Baronne Staffe Toute personne qui rĂ©ussit avait un rĂȘve et l’a poursuivi jusqu’au bout. » Anthony Robbins Peu importe qui vous ĂȘtes ou qui vous avez Ă©tĂ©, vous pouvez ĂȘtre qui vous voulez. » W. ClĂ©ment Stone Pour la plupart d’entre nous, le danger n’est pas de viser trop haut et de rater la cible, mais de viser trop bas et de l’atteindre. » Michel-Ange Le succĂšs n’est pas un but, mais un moyen de viser plus haut. » Pierre de Coubertin La confiance en soi, c’est obtenir dĂ©jĂ  plus de la moitiĂ© de sa prochaine rĂ©ussite. » Jean Gastaldi Une grande part de mon succĂšs est attribuable Ă  ma capacitĂ© de me convaincre que je peux rĂ©ussir quelque chose, mĂȘme si je n’y connais rien. » Anthony Robbins Ce qu’on obtient en atteignant nos objectifs n’est pas aussi important que ce que l’on devient en les atteignant. » Zig Ziglar Il ne faut pas penser Ă  l’objectif Ă  atteindre, il faut seulement penser Ă  avancer. C’est ainsi, Ă  force d’avancer, qu’on atteint ou qu’on double ses objectifs sans mĂȘme s’en apercevoir. » Bernard Werber Citations sur la rĂ©ussite et les risques ou dĂ©cisions associĂ©es Si on veut obtenir quelque chose que l’on n’a jamais eu, il faut tenter quelque chose que l’on n’a jamais fait. » PĂ©riclĂšs Le seul risque, c’est de ne pas prendre de risque. » AurĂ©lien Amacker Dans un monde qui Ă©volue trĂšs vite, la seule stratĂ©gie qui est vouĂ©e Ă  l’échec de façon garantie est de ne pas prendre de risques. » Mark Zuckerberg Celui qui attend que tout danger soir Ă©cartĂ© pour mettre les voiles ne prendra jamais la mer. » Thomas Fuller 100% des choses qu’on ne tente pas Ă©chouent. » Wayne Gretzky Si vous voulez rĂ©ussir, il faut ouvrir de nouvelles voies et Ă©viter les chemins empruntĂ©s par les promesses de rĂ©ussite. » John Rockefeller Chaque fois que vous voyez une entreprise qui rĂ©ussit, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une dĂ©cision courageuse. » Peter Drucker La rĂ©ussite, c’est une dĂ©cision. » David Laroche Gardez toujours Ă  l’esprit que votre propre dĂ©cision de rĂ©ussir est plus importante que n’importe quoi d’autre. » Abraham Lincoln Voir le possible lĂ  oĂč les autres voient l’impossible, telle est la clĂ© du succĂšs. » Charles-Albert Poissant Citations sur le mindset de ceux qui rĂ©ussissent, l’état d’esprit des gagnants Ce sont vos modes de pensĂ©es qui dĂ©cident si vous allez rĂ©ussir ou Ă©chouer. » Henry Ford Les grandes rĂ©alisations sont toujours prĂ©cĂ©dĂ©es par de grandes pensĂ©es. » Steve Jobs La cause du succĂšs ou de l’échec relĂšve beaucoup plus d’une attitude mentale que d’une capacitĂ© mentale. » Walter Scott Les aptitudes sont ce que vous pouvez faire. La motivation dĂ©termine ce que vous faites. Votre attitude dĂ©termine votre degrĂ© de rĂ©ussite. » Lou Holtz Il y a dans chaque ĂȘtre humain une facultĂ© qui dort, dĂ©veloppĂ©e ou non, qui permet Ă  chacun de rĂ©ussir, Ă  condition que le dĂ©sir de rĂ©ussite se trouve dans l’esprit conscient. » Erna Ferrell Grabe Les personnes qui ont du succĂšs se posent de meilleures questions, et comme rĂ©sultat, ils obtiennent de meilleures rĂ©ponses. » Anthony Robbins N’essayez pas d’ĂȘtre un homme de succĂšs, mais plutĂŽt un homme de valeur. » Albert Einstein Celui qui rĂ©ussit se concentre sur ce qu’il attend de la vie, et non sur ce qu’il ne veut pas. » Napoleon Hill Un gagnant est un rĂȘveur qui n’abandonne jamais. » Nelson Mandela Le succĂšs est un Ă©tat d’esprit. Si vous voulez rĂ©ussir, commencez par penser Ă  vous en tant que gagnant. » Joyce Brothers Le secret de la rĂ©ussite est d’apprendre Ă  se servir de la douleur et du plaisir, au lieu de laisser la douleur et le plaisir se servir de vous. En agissant ainsi, vous contrĂŽlez votre vie. Sinon, c’est votre vie qui vous contrĂŽle. » Anthony Robbins L’un des secrets du succĂšs, c’est la facultĂ© de se mettre Ă  la place de l’autre et de considĂ©rer les choses de son point de vue autant que du nĂŽtre. » Henri Ford Si vous voulez rĂ©ussir, vous devez respecter une rĂšgle ne jamais mentir Ă  vous-mĂȘme. » Paulo Coelho Citations sur la rĂ©ussite et la passion Il est rare que les gens rĂ©ussissent s’ils ne s’amusent pas Ă  ce qu’ils font. » Dale Carnegie Le succĂšs arrive gĂ©nĂ©ralement Ă  ceux qui sont passionnĂ©s et donc trop occupĂ©s pour le chercher. » Henry David Thoreau Lorsque l’on suit sa vocation, la fatigue devient plus facile Ă  supporter, les dĂ©ceptions sont un carburant, et les rĂ©ussites ont une saveur exceptionnelle. » Phil Knight La rĂ©ussite sourit Ă  ceux qui font les choses avec passion, pas avec raison. » Jack Welch Le point de dĂ©part de tous succĂšs est le dĂ©sir. Garder cela constamment Ă  l’esprit. Un faible dĂ©sir apporte des rĂ©sultats faibles, tout comme un petit feu produit une petite quantitĂ© de chaleur. » Napoleon Hill Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion. » Friedrich Hegel Le succĂšs, c’est vous aimer vous-mĂȘme, c’est aimer ce que vous faites et c’est aimer comment vous le faites. » Maya Angelou Le succĂšs n’est pas la clĂ© du bonheur. Le bonheur est la clĂ© du succĂšs. Si vous aimez ce que vous faites, vous rĂ©ussirez. » Albert Schweitzer Suivez votre passion et le succĂšs vous suivra » Citations sur la rĂ©ussite action ! L’action est ce qui crĂ©e toutes les grandes rĂ©ussites. L’action est ce qui donne des rĂ©sultats. » Anthony Robbins Les gens ayant du succĂšs commencent dans la vie avec les mĂȘmes dĂ©savantages que nous. Ils ont juste trouvĂ© un moyen de les transformer en atouts. » Sidney A. Friedman Les gens d’accomplissement s’assoient rarement sur leur laurier en laissant les choses leur arriver. Ils sortent et font arriver les choses. » Leonardo da Vinci Passer Ă  l’action efface la peur. Qui ose gagne. » Winston Churchill La difficultĂ© de rĂ©ussir ne fait qu’ajouter Ă  la nĂ©cessitĂ© d’entreprendre. » Beaumarchais Avoir le courage d’entreprendre quelque chose est l’un des principaux facteurs du succĂšs. » James A. Worsham Tenez-vous Ă  l’écart des gens qui freinent vos ambitions. Les petits esprits font toujours cela. Les plus grands esprits seuls vous font sentir que vous aussi pouvez devenir grand. » Mark Twain Pour que tout se passe bien, vous n’aurez Ă  faire que peu de choses bien dans votre vie du moment que vous ne faites pas trop de choses mal. Il n’est pas nĂ©cessaire de faire les choses de maniĂšre extraordinaire pour obtenir des rĂ©sultats extraordinaires. » Warren Buffet Il n’y a rien Ă  rĂ©ussir, il n’y a qu’à agir de notre mieux. Puis lĂącher tout cela, pour respirer, sourire, et vivre. » Christophe AndrĂ© Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses. » F. D. Roosevelt Le plus difficile est de se dĂ©cider Ă  agir, le reste n’est que de la tĂ©nacitĂ©. » Amelia Earhart Une caractĂ©ristique des gens qui ont du succĂšs, est qu’ils sont orientĂ©s vers l’action. Une caractĂ©ristique des gens moyens, est qu’ils sont orientĂ©s vers les paroles. » Brian Tracy Le succĂšs ne vient pas Ă  vous ; vous allez au succĂšs. » Marva Collins Citations sur l’autodiscipline et les habitudes Ă  mettre en place pour rĂ©ussir On ne rĂ©ussit pas parce qu’on n’a aucune faiblesse ; on rĂ©ussit parce qu’on se trouve des forces et qu’on s’attache Ă  dĂ©velopper des habitudes autour de ces forces. » Tim Ferriss Autant le succĂšs que l’échec sont en grande partie les rĂ©sultats d’habitude ! » Napoleon Hill Tu ne changeras jamais ta vie sans changer quelque chose quotidiennement. Le secret du succĂšs se trouve dans la routine de chaque jour. » John C. Maxwell La motivation vous fait dĂ©buter, mais c’est l’habitude qui vous fait continuer. » Jim Ryun J’ai souvent observĂ© que la cause du succĂšs ou du non-succĂšs des hommes dĂ©pendait de leur maniĂšre d’accommoder leur conduite aux temps. » Nicolas Machiavel Les gens qui rĂ©ussissent sont ceux qui ont des habitudes qui mĂšnent au succĂšs. » Brian Tracy Les trois D. DĂ©termination, disponibilitĂ©, discipline, et la rĂ©ussite est Ă  portĂ©e de main. » Philip Roth Une personne ayant du succĂšs est une personne qui prend l’habitude de faire ce que les personnes qui Ă©chouent n’aiment pas faire. » Donald Riggs Votre avenir est créé par ce que vous faites aujourd’hui, pas demain. » Robert T. Kiyosaki Et vous, quelle est votre citation sur la rĂ©ussite prĂ©fĂ©rĂ©e ? Quelle est celle qui vous motive le plus dans votre quĂȘte de rĂ©ussite ? N’hĂ©sitez pas Ă  partager avec nous cette citation ! Recherches utilisĂ©es pour trouver cet article Motivation du succĂšs, citation rĂ©ussite personnelle, Citation motivation rĂ©ussite, Texte motivation du succĂšs, book citation pour reucit, Citation patience & rĂ©ussite, citation reussite vie, citation sur la rĂ©ussite 4 Commentaires pour 130 citations sur la rĂ©ussite pour se motiver ! [
] Motiver [
] RĂ©pondre [
] comporte de maniĂšre Ă©quitable Ă  son Ă©gard, alors tout devient possible
 Le stress s’apaise, la motivation se renforce, l’envie de s’engager renaĂźt, le bonheur est alors Ă  portĂ©e de la [
] RĂ©pondre [
] Abonnez-vous aux citations de motivation, d’inspiration et lisez des histoires qui relatent la rĂ©ussite d’autres [
] RĂ©pondre [
] nous aider Ă  nous motiver, l’auteur Ă©voque des personnes ayant rĂ©ussi » leurs corrections posturales, par exemple le [
] RĂ©pondre Dune est un roman de science-fiction publiĂ© par l'Ă©crivain amĂ©ricain Frank Herbert en 1965. Il est paru sous la forme de deux tomes. Dune est le premier roman du cycle romanesque de Dune. Dune est considĂ©rĂ© comme un classique de la science-fiction. Outre ce roman, le cycle se forme des romans suivants Le Messie de Dune Les Enfants de Dune L'Empereur-Dieu de Dune Les HĂ©rĂ©tiques de Dune La Maison des MĂšresDes Ɠuvres Ă©crites par d'autres auteurs, dont Brian Herbert et Kevin J. Anderson, s'inscrivent Ă©galement dans le cycle de Dune. Citations du livreModifier Tome 1Modifier Je ne connaĂźtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit Ă  l'oblitĂ©ration totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passĂ©e, je tournerai mon Ɠil intĂ©rieur sur son chemin. Et lĂ  oĂč elle sera passĂ©e, il n'y aura plus rien. Rien que moi.en I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass over me and through me. And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path. Where the fear has gone there will be nothing. Only I will contre la peur selon le rituel du Bene Gesseriten Dune 1965, Frank Herbert, Ă©d. Ace, 1990 ISBN 0-441-17271-7, t. 1, chap. 1, p. 8 Citation choisie pour le 17 aoĂ»t 2011. L'espĂ©rance ternit l'observation. Tenter de comprendre Muad'Dib sans comprendre ses ennemis mortels, les Harkonnens, c'est tenter de voir la VĂ©ritĂ© sans connaĂźtre le Mensonge. C'est tenter de voir la LumiĂšre sans connaĂźtre les TĂ©nĂšbres. Cela ne peut ĂȘtre. Qui se soumet domine. 
 celui qui gouverne doit apprendre Ă  convaincre et non Ă  obliger
 Il doit construire l'Ăątre le plus chaud afin d'attirer auprĂšs de lui les meilleurs hommes
 pour bien gouverner, il faut apprendre le langage du monde qui est le vĂŽtre et qui est diffĂ©rent sur chaque monde. On ne peut comprendre un processus en l'interrompant. La comprĂ©hension doit rejoindre le cheminement du processus et cheminer avec PremiĂšre Loi du Mentat. Si les vƓux Ă©taient des poissons, nous lancerions tous des filets. Mais les dangers n'acquiĂšrent une valeur que lorsqu'on a appris Ă  les Duc Leto songeant aux dangers qui attendent Paul. Celui qui commande doit toujours paraĂźtre confiant. Cette foi est comme un fardeau sur mes Ă©paules. Je suis devant le danger et je ne dois pas le de Gurney Halleck aprĂšs son entrevue avec le Duc LĂ©to AtrĂ©ides. Toute la thĂ©orie du combat repose sur le risque calculĂ©. Mais lorsqu'on en arrive Ă  risquer sa propre famille. Les Ă©lĂ©ments du calcul sont noyĂ©s dans
 autre du Duc Leto AtrĂ©ides devant son fils. Leto le regarda. Et Kynes, rĂ©pondant Ă  ce regard, se sentit soudain profondĂ©ment troublĂ© par tout ce qu'il venait de voir Le Duc s'inquiĂ©tait plus pour les hommes que pour l'Ă©pice. Pour sauver l'Ă©quipage de la chenille, il a risquĂ© sa vie et celle de son fils. Il a oubliĂ© la perte de cette chenille avec un simple geste. Mais cette menace sur la vie des hommes l'a mis en rage. Un tel chef pourrait s'assurer des loyautĂ© fanatiques. Il serait dur Ă  abattre. Et Kynes admit, contre sa volontĂ©, contre ses jugements passĂ©s J'aime ce Duc. Lors d'une visite d'inspection d'une chenille d'extraction de l'Épice dans le dĂ©sert profond. La grandeur est une expĂ©rience passagĂšre. Jamais elle n'est stable. Elle dĂ©pend en partie de l'imagination humaine qui crĂ©e les mythes. La personne qui connaĂźt la grandeur doit percevoir le mythe qui l'entoure. Elle doit se montrer puissamment ironique. Ainsi, elle se garde de croire en sa propre prĂ©tention. En Ă©tant ironique, elle peut se mouvoir librement en elle-mĂȘme. Sans cette qualitĂ©, mĂȘme une grandeur occasionnelle peut dĂ©truire un de Les dits de Muad'Dib, par la Princesse Irulan. Les humains vivent mieux lorsque chacun d'eux est Ă  sa place lorsque chacun d'eux sait oĂč il se situe dans le schĂ©ma des choses. DĂ©truisez cette place, vous dĂ©truirez la personneConfrontation entre Jessica et Thufir Hawat La dent ! N'oubliez pas la dent ! La dent !Le Docteur Yueh au Duc Leto L'existence est comme un bourdonnement trĂšs doux quand tant d'abeilles travaillent pour du Baron Harkonnen Tome 2Modifier En effet le Jihad ButlĂ©rien a créé une sociĂ©tĂ© fĂ©odale quelque peu du Tome 2. Regardez-moi cette loque, songea le Baron. VoilĂ  ce dont je suis entourĂ© de lamentables rĂ©sidus inutiles. Si je jetais du sable devant lui en lui disant que c'est du blĂ©, il se baisserait pour le que pensait le Baron de Iakin Nefud, capitaine de la garde. La puissance et la peur
 La puissance et la peur !PensĂ©es du Baron Comme l'esprit se forme Ă  l'environnement, songea-t-elle. Un axiome Bene Gesserit lui revint Sous l'effet d'une tension, l'esprit va dans l'une ou l'autre direction positive ou nĂ©gative, dedans ou dehors. Concevez-le comme un spectre dont les extrĂȘmes seraient l'inconscient, nĂ©gatif, et l'hyper-conscient, positif. La façon dont l'esprit rĂ©agit sous la tension est fortement influencĂ©es par l'entraĂźnement reçu. »PensĂ©es de Jessica dans le dĂ©sert profond, lors de sa fuite avec Paul. Il sentit la bulle le soulever, l’emporter, Ă©clater. Le tourbillon de sable le prit, l’enveloppa, l’entraĂźna dans des tĂ©nĂšbres fraĂźches. Un instant, l’obscuritĂ©, l’humiditĂ© lui furent agrĂ©ables. Puis, en cette seconde oĂč sa planĂšte le tuait, Kynes se dit que son pĂšre se trompait, comme les autres savants. Les principes permanents de l'univers demeuraient encore l'erreur, l' fin de Liet Kynes dans le dĂ©sert d’Arrakis.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 103 Les dĂ©buts sont des moments dĂ©licats. Le prix de la corruption a un danger. Il tend Ă  augmenter, de plus en le tribut en Ă©pice accordĂ© par les Fremens Ă  la Guilde. fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 138 Il recula pour le voir s’effondrer. Jamis tomba la face contre terre. Il Ă©mit un rĂąle, essaya de tourner son visage vers Paul puis demeura immobile. Ses yeux Ă©taient deux perles entre Jamis et Paul.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 159 Quel nom donnez-vous Ă  la petite souris, celle qui saute ? » demanda-t-il, se souvenant des petits bruits de pattes dans le Bassin de Tuono et mimant de la main. Des rires s’élevĂšrent parmi les Fremen. Nous l’appelons muad'dib », dit de Paul parmi les Fremen.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 162 Pourrais-je porter parmi vous le nom de Paul-Muad'dib ? » Tu es Paul-Muad'dib », fit Stilgar. ArrivĂ©e de Paul parmi les Fremen.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 163 Ne comptez point un humain au nombre des morts aussi longtemps que vous n'aurez pas vu son corps. Et mĂȘme alors, ce pourrait encore ĂȘtre une Bene Gesserit prononcĂ©e par Dame Fenring au Comte Fenring.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 224 Il entendit un bruissement d'Ă©toffe, pensa qu'Harah Ă©tait de retour avec son repas et se retourna. Il vit alors, derriĂšre quelques tentures dĂ©placĂ©es, deux jeunes garçons qui le regardaient avec des yeux avides. Ils avaient peut-ĂȘtre neuf ou dix ans et tous deux avaient une main posĂ©e sur la garde d'un petit krys, pareil Ă  un kindjal. Il se souvint alors de ce qu'on disait Ă  propos des Fremen, que les enfant se battaient avec la mĂȘme ardeur que les adultes. Un jouet ! Ne sois pas stupide. je sais comment le contrĂŽler. Il a des Ă©motions profondes, Feyd. C'est celui qui n'a pas d'Ă©motion qu'il faut craindre
 Non, ceux qui ont des Ă©motions peuvent ĂȘtre soumis Ă  nos Baron Harkonnen parlant de Thufir Hawat Ă  Feyd-Rautha. Je me suis assis en face de bien des maĂźtres de Grandes Maisons, se dit Thufir Hawat, mais jamais encore devant un porc aussi Ă©norme et dangereux que que pense Thufir Hawat du Baron Vladimir Harkonnen. Il bavarde trop, se dit Hawat. Le Duc Leto, lui, pouvait me dire une chose d'un simple geste de la main, d'un haussement de sourcil. Et le vieux Duc exprimait toute une sentence en accentuant un seul mot. Quel rustre ! En le dĂ©truisant, je rendrai service Ă  l' que pense Thufir Hawat du Baron Vladimir Harkonnen. Lorsque la religion et la politique voyagent dans le mĂȘme chariot, les voyageurs pensent que rien ne peut les arrĂȘter. Ils vont de plus en plus vite. Ils oublient alors qu'un prĂ©cipice se rĂ©vĂšle toujours trop Bene Gesserit Donne aussi peu d'ordre que possible, lui avait dit son pĂšre, autrefois. DĂšs que tu auras donnĂ© des ordres sur un sujet, tu devras sans cesse donner des ordres sur ce donnĂ© autrefois par le Duc Leto Ă  Paul AtrĂ©ides. ContrĂŽlons la monnaie et les alliances. Que la racaille s'amuse du reste. » Ainsi dit l'Empereur Padishah. Et il ajoute Si vous voulez des profits, il faut rĂ©gner. » Il y a une certaine vĂ©ritĂ© dans ces paroles, mais pour ma part, je me demande OĂč est la racaille et oĂč sont les gouvernĂ©s ? »Message secret de Muad'Dib au Landsraad, extrait de L’Éveil d'Arrakis, par la Princesse Irulan. Quand la loi et le devoir ne font qu'un sous la religion, nul n'est vraiment conscient. Alors, on est toujours un peu moins qu'un de Muad’Dib Les Quatre-vingt-dix-neuf Merveilles de l'univers, par la Princesse Irulan. À l'avenir, lorsque nous aurons affaire Ă  des Sardaukar, souviens-toi de cela. Souviens-toi, aussi, que chacun d'eux possĂšde un ou deux faux orteils qui, avec certains dispositifs placĂ©s dans leurs corps, peuvent constituer un Ă©metteur. Ils ont Ă©galement plus d'une dent fausse. Dans leurs cheveux sont dissimulĂ©es des spires de shigavrille, si fines qu'il est difficile de les dĂ©celer mais assez solides pour permettre d'Ă©trangler un homme et mĂȘme de lui couper la tĂȘte. Avec les Sardaukar, il faut sonder, examiner centimĂštre par centimĂštre et couper le moindre poil. MĂȘme aprĂšs cela, tu peux ĂȘtre certain de n'avoir pas tout de Paul Ă  Korba en ce qui concerne les Sardaukar. Ce sont ceux qui peuvent dĂ©truire une chose qui la contrĂŽlent de Paul Ă  Gurney concernant le contrĂŽle de l'Épice. Combien de fois l'homme en colĂšre nie-t-il avec rage ce que lui souffle son moi intĂ©rieur ?Extrait de Les Dits de Muad’Dib, par la princesse Irulan. Les prophĂštes ont l'habitude de pĂ©rir par la Bene Gesserit La tristesse est le prix de la Ă  Chani quand Paul prit l'Eau de la Vie. Ces choses qui sont en nous sont si anciennes, dit Paul, qu'elles sont rĂ©parties dans chaque cellule de notre corps. Ce sont elles qui nous façonnent. Il est toujours possible de se dire Oui, je vois ce que peut ĂȘtre cette chose. Mais lorsque l'on regarde en soi-mĂȘme et que l'on se trouve confrontĂ© Ă  la force brute de sa propre vie, on comprend le pĂ©ril. On comprend ce que cela peut vous submerger. Pour le Donneur, le plus grand pĂ©ril est la force qui prend. Pour le Preneur, c'est la force qui donne. il est aussi facile d'ĂȘtre emportĂ© par l'une que par l'autre. » Et toi, mon fils, dit Jessica, es-tu celui qui donne ou celui qui prend ? » Je suis le pivot. je ne peux donner sans prendre et je ne peut prendre sans
 » Il est mort, bien-aimĂ©, dit Chani. notre fils est de Leto II, premier fils de Chani et de Paul AtrĂ©ides.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 477 Thufir est avec eux, Mon seigneur. je n’ai pu le voir seul mais il m’a expliquĂ© avec nos anciens signes de code qu’il avait travaillĂ© pour les Harkonnens et qu’il vous avait cru mort. Il dit qu’il doit rester avec Ă  Paul.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 479 Ne sais-tu pas que la loyautĂ© des AtrĂ©ides s'achĂšte avec l'amour tandis que la monnaie d'Ă©change des Harkonnens est la haine ?Lors des retrouvailles entre Paul et Gurney Halleck. Citation choisie pour le 15 fĂ©vrier 2012. Paul trĂ©bucha comme le vieil homme s’effondrait entre ses bras. Il reconnut la flacciditĂ© de la mort. Lentement, il Ă©tendit Hawat sur le sol, puis se redressa et, d'un geste, ordonna Ă  ses gardes d'emporter le de Thufir Hawat.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 484 Être en mesure de dĂ©truire une chose revient Ă  la contrĂŽler de façon aux deux navigateurs de la Guilde. OĂč est votre gom jabbar ? Essayer de plonger votre regard en ce lieu qu vous ne pouvez regarder ! vous m'y Ă  la RĂ©vĂ©rende MĂšre GaĂŻus Helen Mohiam. Je me souviens de votre gom jabbar, dit Paul. N’oubliez pas le mien. D’un mot je peux vous Paul Ă  Gaius Helen Mohiam.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 490 Chani s’approcha Veux-tu que je me retire, Muad'dib ? » Il la regarda. Te retirer ? jamais tu ne quitteras mon cĂŽtĂ©. »Paul Ă  Chani.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 491 Ne parle jamais que le langage de la vĂ©ritĂ© avec moi, ma Ă  Chani.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 491 Allons-nous combattre enfin, cousin ?Paul Ă  Feyd-Rautha Durant les premiers instants, Ă©tudie. Bien sĂ»r, tu perds ainsi la possibilitĂ© d'une victoire rapide, mais l'Ă©tude de l'adversaire est une assurance de succĂšs. Prends ton sa rappelant les conseils de Duncun Idaho. PiĂšge sur piĂšge, se dit Paul. Il utilisa le contrĂŽle Bene Gesserit pour relĂącher ses muscles afin de provoquer un rĂ©flexe de Feyd-Rautha mais essayant d’échapper Ă  la menaçante pointe, il trĂ©bucha, tomba sur le sol et Feyd-Rautha s’abattit sur entre Paul et Feyd-Rautha.fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 505 Fenring Ă©tait un Kwisatz Haderach possible qu’une faille du schĂ©ma gĂ©nĂ©tique avait rejetĂ©, un eunuque dont les talents Ă©taient furtifs, secrets, cachĂ©s. Il Ă©prouva alors une compassion profonde pour le Comte, un sentiment de fraternitĂ© que jamais encore il n’avait connu. fr Dune 1965, Frank Herbert trad. Michel Demuth, Ă©d. Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 1980 ISBN 2-266-11403-4, t. 2, p. 507 Dieu a créé Arrakis pour former les fidĂšles. On ne peut aller contre la parole de Fremen. Autres ƓuvresModifier La Guerre des machines 2003Modifier Eklo - Vous devez faire appel aux Ă©motions des masses.[...]Iblis - L'amour, la haine, la peur ? C'est ce que vous entendez par lĂ  ?Eklo - Tels sont les composants, - Les composants ?Eklo - De la religion. Les machines sont trĂšs puissantes et il faudra plus qu'une simple insurrection politique ou sociale pour les vaincre. La population doit se fondre en une idĂ©e forte et unique bien plus profonde, qui a ses racines dans l'essence mĂȘme de son existence, dans ce que signifie ĂȘtre un humain. Vous devrez ĂȘtre plus qu'un servant un leader visionnaire. Les esclaves doivent se soulever en une vraie guerre sainte contre les machines, un jihad que rien n'arrĂȘtera jusqu'Ă  ce que les maĂźtres actuels aient Ă©tĂ© - Une guerre sainte ? Un jihad ? Mais comment puis-je dĂ©clencher ça ?Eklo - Je ne fais que vous dire ce que je sens, Iblis Ginjo, ce que j'ai pensĂ© et vu. C'est Ă  vous de trouver le reste des rĂ©ponses. NĂ©anmoins, sachez bien ceci de toutes les guerres que les humaines ont connues dans leur Histoire, le jihad est la plus passionnĂ©e. Elle conquiert les mondes et les civilisations en balayant tout sur son passage. fr Dune, la genĂšse, 1 - La Guerre des machines 2002, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2003 ISBN 2-266-11403-4, p. 492 L'Armada se retira du systĂšme solaire oĂč n'existait plus aucun humain, ni aucune machine. Laissant derriĂšre elle des continents vitrifiĂ©s, des villes fondues, des ocĂ©ans stĂ©riles, des calottes polaires scarifiĂ©es. fr Dune, la genĂšse, 1 - La Guerre des machines 2002, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2003 ISBN 2-266-11403-4, p. 802 Le Jihad ButlĂ©rien 2004Modifier La douleur est toujours plus intense que le plaisir... et s'impose plus Ă  nos de la Vieille Terre fr Dune, la genĂšse, 2 - Le Jihad ButlĂ©rien 2003, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2004 ISBN 978-2-266-18378-9, p. 473 Le combat est une question de prĂ©cision et de timing, l'application parfaite des sens et des connaissances issus de l'expĂ©rience. fr Dune, la genĂšse, 2 - Le Jihad ButlĂ©rien 2003, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2004 ISBN 978-2-266-18378-9, p. 572 C'est ce qu'on laisse flotter qui a tendance Ă  vous Agamemnon, Nouveaux MĂ©moires fr Dune, la genĂšse, 2 - Le Jihad ButlĂ©rien 2003, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2004 ISBN 978-2-266-18378-9, p. 575 IshmaĂ«l – À partir de ce jour nous nous appellerons les Fremen, les Hommes Libres d'Arrakis ! fr Dune, la genĂšse, 2 - Le Jihad ButlĂ©rien 2003, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2004 ISBN 978-2-266-18378-9, p. 859 La Bataille de Corrin 2005Modifier La science consiste Ă  crĂ©er des dilemmes pour rĂ©soudre des Mohanda Suk,Discours devant une classe de diplĂŽmĂ©s fr Dune, la genĂšse, 3 - La Bataille de Corrin 2004, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2005 ISBN 978-2-266-19215-6, p. 160 Pour compenser ce rejet, Norma s'Ă©tait rĂ©fugiĂ©e dans d'autres domaines, comme les mathĂ©matiques Ă©sotĂ©riques qui Ă©taient un domaine entre la physique et la philosophie. fr Dune, la genĂšse, 3 - La Bataille de Corrin 2004, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2005 ISBN 978-2-266-19215-6, p. 295 Vorian AtrĂ©ides - Les plus grands ennemis de l'humanitĂ© sont dĂ©sormais la bureaucratie et l'autosatisfaction. fr Dune, la genĂšse, 3 - La Bataille de Corrin 2004, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2005 ISBN 978-2-266-19215-6, p. 360 Les souvenirs sont nos armes les plus puissantes, et nos faux souvenirs les plus MĂ©moires fr Dune, la genĂšse, 3 - La Bataille de Corrin 2004, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2005 ISBN 978-2-266-19215-6, p. 432 Ses pensĂ©es remontĂšrent le temps, elle se souvint d'oasis de bonheur dans le dĂ©sert de la tourmente. Sa vie avait Ă©tĂ© consacrĂ©e au travail, Ă  la recherche incessante, en Ă©change de quelques rares surprises heureuses que Dieu distribuait parfois. Mais elle avait rĂ©ussi Ă  crĂ©er la diffĂ©rence, ce qui Ă©tait une rĂ©compense suffisante pour quiconque. fr Dune, la genĂšse, 3 - La Bataille de Corrin 2004, Brian Herbert et Kevin J. Anderson trad. Michel Demuth, Ă©d. Éditions Robert Laffont, coll. Pocket science-fiction », 2005 ISBN 978-2-266-19215-6, p. 531 Article connexeModifier Dune film, 1984, adaptation cinĂ©matographique par David Lynch Dune film, 2021, adaptation cinĂ©matographique par Denis VilleneuveLiens externesModifier Vous pouvez Ă©galement consulter les articles suivants sur les autres projets WikimĂ©dia 28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 1405 Marguerite Yourcenar, MĂ©moires d’Hadrien RĂ©sumĂ© et citations Ă©tablis par Bernard MARTIAL, professeur de lettres-philosophie en CPGE et en 1Ăšre. Les rĂ©fĂ©rences renvoient Ă  l’édition Folio n°921 Ce rĂ©sumĂ© ne remplace Ă©videmment pas la lecture intĂ©grale du texte VI. PATIENTIA L’üle d’Achille. Arrien m’écrit il a terminĂ© la circumnavigation du Pont-Euxin. A Sinope, les reconnaissants des grands travaux de rĂ©fection et d’élargissement du port m’ont Ă©levĂ© une statue. Il a inspectĂ© les garnisons cĂŽtiĂšres dont les commandants mĂ©ritent les plus grands Ă©loges. Il a fait faire des rectifications des plans de la cĂŽte et sur la cĂŽte de Colchide, il a questionnĂ© les habitants au sujet des enchantements de MĂ©dĂ©e et des 295 exploits de Jason. Mais ils paraissent ignorer ces histoires
 Sur la rive septentrionale de cette mer inhospitaliĂšre, ils ont touchĂ© une petite Ăźle bien grande dans la fable l’üle d’Achille, qui est aussi l’üle de Patrocle. Les innombrables ex-voto qui dĂ©corent les parois du temple sont dĂ©diĂ©s tantĂŽt Ă  Achille, tantĂŽt Ă  son ami, car, ceux qui aiment Achille chĂ©rissent et vĂ©nĂšrent la mĂ©moire de Patrocle. Achille lui-mĂȘme apparaĂźt en songe aux navigateurs qui visitent ces parages il les protĂšge et les avertit des dangers de la mer, comme le font ailleurs les Dioscures. Et l’ombre de Patrocle apparaĂźt aux cĂŽtĂ©s d’Achille. [
] Achille me semble parfois le plus grand des hommes par le courage, la force d’ñme, les connaissances de l’esprit unies Ă  l’agilitĂ© du corps, et son ardent amour pour son jeune compagnon. Et rien en lui ne me paraĂźt plus grand que le dĂ©sespoir qui lui fit mĂ©priser la vie et dĂ©sirer la mort quand il eut perdu le bien-aimĂ©. » Je laisse retomber sur mes genoux le volumineux rapport du gouverneur de la Petite-ArmĂ©nie, du chef de l’escadre. Arrien comme toujours a bien travaillĂ©. Mais, cette fois, il fait plus il m’offre un don 296 nĂ©cessaire pour mourir en paix ; il me renvoie une image de ma vie telle que j’aurais voulu qu’elle fĂ»t. Arrien sait que ce qui compte est ce qui ne figurera pas dans les biographies officielles, ce qu’on n’inscrit pas sur les tombes ; il sait aussi que le passage du temps ne fait qu’ajouter au malheur un vertige de plus. Vue par lui, l’aventure de mon existence prend un sens, s’organise comme dans un poĂšme ; [
] Arrien m’ouvre le profond empyrĂ©e des hĂ©ros et des amis il ne m’en juge pas trop indigne. » Je traĂźne mon corps vieilli dans la chambre de la Villa ; mon passĂ© me propose d’autres retraites oĂč j’échappe Ă  mes misĂšres, lieux chers mais souvent associĂ©s aux prĂ©misses d’une erreur. La fatigue de mon corps se communique maintenant Ă  ma mĂ©moire. Arrien m’offre mieux. À Tibur, du sein d’un mois de mai brĂ»lant, j’écoute sur les plages de l’üle d’Achille la longue plainte des vagues ; j’aspire son air pur et 297 froid ; j’erre sans effort sur le parvis du temple baignĂ© d’humiditĂ© marine ; j’aperçois Patrocle
 Ce lieu que je ne verrai jamais devient ma secrĂšte rĂ©sidence, mon suprĂȘme asile. J’y serai sans doute au moment de ma mort. » Tentation du suicide. J’ai donnĂ© jadis au philosophe EuphratĂšs la permission du suicide. Rien ne semblait plus simple un homme a le droit de dĂ©cider Ă  partir de quel moment sa vie cesse d’ĂȘtre utile. Je ne savais pas alors que la mort peut devenir l’objet d’une ardeur aveugle, d’une faim comme l’amour. Je n’avais pas prĂ©vu ces nuits oĂč j’enroulerais mon baudrier autour de ma dague, pour m’obliger Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  deux fois avant de m’en servir. Arrien seul a pĂ©nĂ©trĂ© le secret de ce combat sans gloire contre le vide, l’ariditĂ©, la fatigue, l’écƓurement d’exister qui aboutit Ă  l’envie de mourir. On ne guĂ©rit jamais la vieille fiĂšvre m’a terrassĂ© Ă  plusieurs reprises ; j’en tremblais d’avance, comme un malade averti d’un prochain accĂšs. Tout m’était bon pour reculer l’heure de la lutte nocturne le travail, les conversations follement prolongĂ©es jusqu’à l’aube, les baisers, les livres. Il est convenu qu’un empereur ne se suicide que s’il y est acculĂ© par des raisons d’État ; Marc Antoine lui-mĂȘme avait l’excuse d’une bataille perdue. Et mon sĂ©vĂšre Arrien admirerait moins ce dĂ©sespoir rapportĂ© d’Égypte si je n’en avais pas triomphĂ©. Mon propre code interdisait aux soldats cette sortie volontaire que j’accordais aux sages ; je ne me sentais pas plus libre de dĂ©serter que le premier lĂ©gionnaire venu. Mais je sais ce que c’est que d’effleurer voluptueusement de la main l’étoupe d’une corde ou le fil d’un couteau. J’avais fini par faire de ma mortelle envie un rempart contre elle-mĂȘme la perpĂ©tuelle possibilitĂ© du suicide m’aidait Ă  supporter moins impatiemment l’existence, tout comme la prĂ©sence Ă  portĂ©e de la main d’une potion sĂ©dative calme un homme atteint d’insomnie. 298 Par une intime contradiction, cette obsession de la mort n’a cessĂ© de s’imposer Ă  mon esprit que lorsque les premiers symptĂŽmes de la maladie sont venus m’en distraire ; j’ai recommencĂ© Ă  m’intĂ©resser Ă  cette vie qui me quittait ; dans les jardins de Sidon, j’ai passionnĂ©ment souhaitĂ© jouir de mon corps quelques annĂ©es de plus. On voulait mourir ; on ne voulait pas Ă©touffer ; la maladie dĂ©goĂ»te de la mort ; on veut guĂ©rir, ce qui est une maniĂšre de vouloir vivre. Mais la faiblesse, la souffrance, mille misĂšres corporelles dĂ©couragent bientĂŽt le malade d’essayer de remonter la pente on ne veut pas de ces rĂ©pits qui sont autant de piĂšges, de ces forces chancelantes, de ces ardeurs brisĂ©es, de cette perpĂ©tuelle attente de la prochaine crise. Je m’épiais cette sourde douleur Ă  la poitrine n’était-elle qu’un malaise passager, le rĂ©sultat d’un repas absorbĂ© trop vite, ou fallait-il s’attendre de la part de l’ennemi Ă  un assaut qui cette fois ne serait pas repoussĂ© ? Je n’entrais pas au SĂ©nat sans me dire que la porte s’était peut-ĂȘtre refermĂ©e derriĂšre moi aussi dĂ©finitivement que si j’avais Ă©tĂ© attendu, comme CĂ©sar, par cinquante conjurĂ©s armĂ©s de couteaux. Durant les soupers de Tibur, je redoutais de faire Ă  mes invitĂ©s l’impolitesse d’un soudain dĂ©part ; j’avais peur de mourir au bain, ou dans de jeunes bras. Des fonctions qui jadis Ă©taient faciles, ou mĂȘme agrĂ©ables, deviennent humiliantes depuis qu’elles sont devenues malaisĂ©es ; on se lasse du vase d’argent offert chaque matin Ă  l’examen du mĂ©decin. Le mal principal traĂźne avec soi tout un cortĂšge d’afflictions secondaires mon ouĂŻe a perdu son acuitĂ© d’autrefois ; hier encore, j’ai Ă©tĂ© forcĂ© de prier PhlĂ©gon de rĂ©pĂ©ter toute une phrase j’en ai eu plus de honte que d’un crime. Les mois qui suivirent l’adoption d’Antonin furent affreux le sĂ©jour de BaĂŻes, le retour Ă  Rome et les nĂ©gociations qui 299 l’accompagnĂšrent avaient excĂ©dĂ© ce qui me restait de forces. L’obsession de la mort me reprit, mais cette fois les causes en Ă©taient visibles, avouables ; mon pire ennemi n’en aurait pu sourire. Rien ne me retenait plus on eĂ»t compris que l’empereur, retirĂ© dans sa maison de campagne aprĂšs avoir mis en ordre les affaires du monde, prĂźt les mesures nĂ©cessaires pour faciliter sa fin. Mais la sollicitude de mes amis Ă©quivaut Ă  une constante surveillance tout malade est un prisonnier. Je ne me sens plus la vigueur qu’il faudrait pour enfoncer la dague Ă  la place exacte, marquĂ©e jadis Ă  l’encre rouge sous le sein gauche ; je n’aurais fait qu’ajouter au mal prĂ©sent un rĂ©pugnant mĂ©lange de bandages, d’éponges sanglantes, de chirurgiens discutant au pied du lit. Il me fallait mettre Ă  prĂ©parer mon suicide les mĂȘmes prĂ©cautions qu’un assassin Ă  monter son coup. » Demande d’aide au suicide. Je sollicitai d’abord mon maĂźtre des chasses, Mastor, de m’aider Ă  en finir. Tout d’abord, il ne comprit pas. Puis, la lumiĂšre se fit ; il fut Ă©pouvantĂ©. Il me croit immortel ; il m’arracha des mains son glaive, dont je m’étais saisi, et s’enfuit en hurlant. Le lendemain, je m’aperçus que CĂ©ler avait 300 remplacĂ© un style de mĂ©tal par un calame de roseau. Je me cherchai un meilleur alliĂ©. Je cherchais un autre alliĂ© en Iollas, jeune mĂ©decin d’Alexandrie qu’HermogĂšne s’était choisi l’étĂ© dernier comme substitut durant son absence. Il me comprit mais son serment hippocratique l’empĂȘchait de me donner du poison. J’insistai, il cĂ©da et promit enfin d’aller chercher la dose de poison. Quelques heures plus tard, on le retrouva victime de son propre poison. Le lendemain, Antonin arriva, en larmes, atterrĂ© de voir que je cherchais Ă  en finir. Il voulait 301 aider Ă  me soulager, se sentait responsable du reste de mes jours. Ces naĂŻves promesses m’apportĂšrent soulagement et rĂ©confort. Les simples paroles d’Antonin et le geste d’Iolla me convainquirent d’aller jusqu’au bout de mon mĂ©tier d’empereur. Patientia. J’ai vu hier Domitius Rogatus, devenu procurateur des monnaies, et chargĂ© de prĂ©sider Ă  une nouvelle frappe ; j’ai choisi cette lĂ©gende Patientia » qui sera mon dernier mot d’ordre. Ma mort me semblait la plus personnelle de mes dĂ©cisions, mon suprĂȘme rĂ©duit d’homme libre ; je me trompais. La foi de millions de Mastors ne doit pas ĂȘtre Ă©branlĂ©e ; d’autres Iollas ne seront pas mis Ă  l’épreuve. J’ai compris que le suicide paraĂźtrait au petit groupe d’amis dĂ©vouĂ©s qui m’entourent une marque d’indiffĂ©rence, d’ingratitude peut-ĂȘtre ; je ne veux pas laisser Ă  leur amitiĂ© cette image grinçante d’un suppliciĂ© incapable de supporter une torture de plus. D’autres considĂ©rations se sont prĂ©sentĂ©es Ă  moi, lentement, durant la nuit qui a suivi la mort d’Iollas l’existence m’a beaucoup donnĂ©, ou, du moins, j’ai su beaucoup obtenir d’elle ; en ce moment, comme au temps de mon bonheur, et pour des raisons toutes contraires, il me paraĂźt qu’elle n’a plus rien Ă  m’offrir je ne suis pas sĂ»r de n’avoir plus rien Ă  en apprendre. J’écouterai ses instructions secrĂštes jusqu’au bout. Toute ma vie, j’ai fait confiance Ă  la sagesse de mon corps ; j’ai tĂąchĂ© de goĂ»ter avec discernement les sensations que me procurait cet ami je me dois d’apprĂ©cier aussi les derniĂšres. 302 Je ne refuse plus cette agonie faite pour moi, cette fin lentement Ă©laborĂ©e au fond de mes artĂšres, hĂ©ritĂ©e peut-ĂȘtre d’un ancĂȘtre, nĂ©e de mon tempĂ©rament, prĂ©parĂ©e peu Ă  peu par chacun de mes actes au cours de ma vie. L’heure de l’impatience est passĂ©e ; au point oĂč j’en suis, le dĂ©sespoir serait d’aussi mauvais goĂ»t que l’espĂ©rance. J’ai renoncĂ© Ă  brusquer ma mort. » 303 Tout reste Ă  faire. Mes domaines africains doivent devenir un modĂšle d’exploitation agricole ; les paysans du village de BorysthĂšnes ont droit Ă  des secours au sortir d’un hiver pĂ©nible ; il faut par contre refuser des subsides aux riches cultivateurs quĂ©mandeurs de la vallĂ©e du Nil. Julius Vestinus, prĂ©fet des Ă©tudes, m’envoie son rapport sur l’ouverture des Ă©coles publiques de grammaire ; je viens d’achever la refonte du code commercial de Palmyre. On rĂ©unit en ce moment un congrĂšs de mĂ©decins et de magistrats chargĂ©s de statuer sur les limites extrĂȘmes d’une grossesse. Je statue sur les nombreux cas de bigamie dans les colonies militaires. Je compose l’inscription qui figurera sur le nouveau PanthĂ©on d’AthĂšnes 304. La lutte contre la brutalitĂ© judiciaire continue en rĂ©primandant le gouverneur de Cilicie qui s’avisait de faire pĂ©rir dans les supplices de simples voleurs de bestiaux. J’ai prohibĂ© la pratique de l’État des municipalitĂ©s qui condamnaient facilement aux travaux forcĂ©s pour se procurer une main-d’Ɠuvre Ă  bon marchĂ©. J’ai interdit aux prĂȘtres de Baal les sacrifices d’enfant en certains points du territoire de l’ancienne Carthage. J’ai rĂ©parĂ© l’injustice commise par nos tribunaux civils Ă  l’égard des hĂ©ritiers des SĂ©leucides en Asie Mineure. En GrĂšce, le procĂšs d’HĂ©rode Atticus dure encore. La boĂźte aux dĂ©pĂȘches de PhlĂ©gon, ses grattoirs de pierre ponce et ses bĂątons de cire rouge seront avec moi jusqu’au bout. Dieu thaumaturge. Ils continuent Ă  me croire dieu au moment mĂȘme oĂč ils offrent au ciel des sacrifices pour le rĂ©tablissement de la SantĂ© Auguste. Cette croyance bienfaisante ne me paraĂźt pas insensĂ©e. Une vieille aveugle, arrivĂ©e Ă  pied de Pannonie, a recouvrĂ© la vue par la simple imposition de mes mains. D’autres prodiges se sont produits 305 ; des malades prĂ©tendent s’ĂȘtre rĂ©veillĂ©s guĂ©ris, ou du moins soulagĂ©s. Je ne souris pas du contraste entre mes pouvoirs de thaumaturge et mon mal ; j’accepte ces nouveaux privilĂšges avec gravitĂ©. Cette vieille aveugle cheminant vers l’empereur du fond d’une province barbare est devenue pour moi ce que l’esclave de Tarragone avait Ă©tĂ© autrefois l’emblĂšme des populations de l’empire que j’ai rĂ©gies et servies. Leur immense confiance me repaie de vingt ans de travaux auxquels je ne me suis pas dĂ©plu. » Un Juif d’Alexandrie m’attribue des pouvoirs surhumains, rĂ©veillant les forces gĂ©nĂ©ratrices du sol, Ă©tablissant partout la prospĂ©ritĂ© et la paix, de l’initiĂ© qui a relevĂ© les lieux saints de toutes les races, du connaisseur en arts magiques, du voyant qui plaça un enfant au ciel. J’aurai Ă©tĂ© mieux compris par ce Juif enthousiaste que par bien des sĂ©nateurs et des proconsuls ; cet adversaire ralliĂ© complĂšte Arrien ; je m’émerveille d’ĂȘtre Ă  la longue devenu pour certains yeux ce que je souhaitais d’ĂȘtre, et que cette rĂ©ussite soit faite de si peu de chose. » La vieillesse et la mort toutes proches ajoutent dĂ©sormais leur majestĂ© Ă  ce prestige ; on ne me compare plus au Zeus rayonnant mais au Mars Gradivus, dieu des longues campagnes et de l’austĂšre discipline, au grave Numa inspirĂ© des dieux, et Ă  Pluton, dieu des ombres. Seuls, quelques intimes, quelques amis Ă©prouvĂ©s et chers Ă©chappent Ă  cette terrible contagion du respect. Le jeune avocat Fronton 306 s’est adressĂ© Ă  moi d’une voix tremblante oĂč se mĂȘlait la rĂ©vĂ©rence et la crainte. Les joies tranquilles de l’amitiĂ© humaine ne sont plus pour moi ; ils m’adorent ; ils me vĂ©nĂšrent trop pour m’aimer. » Le culte d’AntinoĂŒs. Tout ce que j’ai essayĂ© d’implanter dans l’imagination humaine y a pris racine. Le culte d’AntinoĂŒs, la plus folle de mes entreprises, le dĂ©bordement d’une douleur qui ne concernait que moi seul a rencontrĂ© le goĂ»t d’une Ă©poque avide de dieux. À Delphes, l’enfant est devenu l’HermĂšs gardien du seuil, maĂźtre des passages obscurs qui mĂšnent chez les ombres. Éleusis en fait le jeune Bacchus des MystĂšres, prince des rĂ©gions limitrophes entre les sens et l’ñme. L’Arcadie ancestrale l’associe Ă  Pan et Ă  Diane, divinitĂ©s des bois ; les paysans de Tibur l’assimilent au doux AristĂ©e, roi des abeilles. En Asie, Ă  l’orĂ©e des pays barbares, AntinoĂŒs s’est confondu avec les divinitĂ©s ancestrales. La jeune figure m’échappe ; elle cĂšde aux aspirations des cƓurs simples par un de ces rĂ©tablissements inhĂ©rents Ă  la nature des choses, l’éphĂšbe sombre et dĂ©licieux est devenu pour la piĂ©tĂ© populaire l’appui des 307 faibles et des pauvres, le consolateur des enfants morts. » Le profil du garçon de quinze ans pend au cou des nouveau-nĂ©s en guise d’amulette ; on le cloue dans des cimetiĂšres de village sur de petites tombes. Je pensais que son souvenir sombrerait avec moi. Mais il est entrĂ© dans l’immortalitĂ©. Fidus Aquila, gouverneur d’AntinoĂ©, en route pour son nouveau poste de SarmizĂ©gĂ©thuse, m’a dĂ©crit les rites annuels cĂ©lĂ©brĂ©s au bord du Nil en l’honneur du dieu mort, les pĂšlerins venus par milliers des rĂ©gions du Nord et du Sud, les offrandes et les priĂšres ; tous les trois ans, des jeux anniversaires ont lieu Ă  AntinoĂ©, comme aussi Ă  Alexandrie, Ă  MantinĂ©e, et dans ma chĂšre AthĂšnes. Ces fĂȘtes triennales se renouvelleront cet automne, mais je n’espĂšre pas durer jusqu’à ce neuviĂšme retour du mois d’Athyr. On m’a reprochĂ© d’avoir composĂ© moi-mĂȘme certaines rĂ©ponses Ă  l’oracle du mort 308 comme on s’est Ă©tonnĂ© qu’ici, dans la Villa, autour de cette chapelle de Canope oĂč son culte se cĂ©lĂšbre Ă  l’égyptienne, j’aie laissĂ© s’établir les pavillons de plaisir du faubourg d’Alexandrie qui porte ce nom, leurs facilitĂ©s, leurs distractions que j’offre Ă  mes hĂŽtes et auxquelles il m’arrivait de prendre part. Il avait pris l’habitude de ces choses-lĂ . Et on ne s’enferme pas pendant des annĂ©es dans une pensĂ©e unique sans y faire rentrer peu Ă  peu toutes les routines d’une vie. J’ai fait tout ce qu’on recommande. J’ai attendu j’ai parfois priĂ©. Audivi voces divinas
 La sotte Julia Balbilla croyait entendre Ă  l’aurore la voix mystĂ©rieuse de Memnon j’ai Ă©coutĂ© les bruissements de la nuit. J’ai fait les onctions de miel et d’huile de rose qui attirent les ombres ; j’ai disposĂ© le bol de lait, la poignĂ©e de sel, la goutte de sang, support de leur existence d’autrefois. Je me suis Ă©tendu sur le pavement de marbre du petit sanctuaire ; la lueur des astres se faufilait par les fentes mĂ©nagĂ©es dans la muraille, mettait çà et lĂ  des miroitements, d’inquiĂ©tants feux pĂąles. Je me suis rappelĂ© les ordres chuchotes par les prĂȘtres Ă  l’oreille du mort, l’itinĂ©raire gravĂ© sur la tombe Et il reconnaĂźtra la route
 Et les gardiens du seuil le laisseront passer
 Et il ira et viendra autour de ceux qui l’aiment pour des millions de jours
 Parfois, Ă  de longs intervalles, j’ai cru sentir l’effleurement d’une approche, un attouchement lĂ©ger comme le contact des cils, tiĂšde comme l’intĂ©rieur d’une paume. Et l’ombre 209 de Patrocle apparaĂźt aux cĂŽtĂ©s d’Achille
 Je ne saurai jamais si cette chaleur, cette douceur n’émanaient pas simplement du plus profond de moi-mĂȘme, derniers efforts d’un homme en lutte contre la solitude et le froid de la nuit. Mais la question, qui se pose aussi en prĂ©sence de nos amours vivants, a cessĂ© de m’intĂ©resser aujourd’hui il m’importe peu que les fantĂŽmes Ă©voquĂ©s par moi viennent des limbes de ma mĂ©moire ou de ceux d’un autre monde. Mon Ăąme, si j’en possĂšde une, est faite de la mĂȘme substance que les spectres ; ce corps aux mains enflĂ©es, aux ongles livides, cette triste masse Ă  demi dissoute, cette outre de maux, de dĂ©sirs et de songes, n’est guĂšre plus solide ou plus consistant qu’une ombre. Je ne diffĂšre des morts que par la facultĂ© de suffoquer quelques moments de plus ; leur existence en un sens me paraĂźt plus assurĂ©e que la mienne. AntinoĂŒs et Plotine sont au moins aussi rĂ©els que moi. » MĂ©ditations de la mort, rĂȘves et prĂ©sages. La mĂ©ditation de la mort n’apprend pas Ă  mourir ; elle ne rend pas la sortie plus facile, mais la facilitĂ© n’est plus ce que je recherche. Petite figure boudeuse et volontaire, ton sacrifice n’aura pas enrichi ma vie, mais ma mort. Le monde des vivants ne nous intĂ©resse plus. Je n’adhĂšre pas plus aux thĂ©ories des prĂȘtres Ă©gyptiens sur l’immortalitĂ© 310 qu’à celle du nĂ©ant. J’observe ma fin. Je suis ce que j’étais ; je meurs sans changer [
]. Si quelques siĂšcles venaient par miracle s’ajouter au peu de jours qui me restent, je referais les mĂȘmes choses, et jusqu’aux mĂȘmes erreurs, je frĂ©quenterais les mĂȘmes Olympes et les mĂȘmes Enfers. Une pareille constatation est un excellent argument en faveur de l’utilitĂ© de la mort, mais elle m’inspire en mĂȘme temps des doutes quant Ă  sa totale efficacitĂ©. » Durant certaines pĂ©riodes de ma vie, j’ai notĂ© mes rĂȘves. Cette facultĂ© de rĂȘver, 311 m’a Ă©tĂ© rendue au cours de ces mois d’agonie ; je m’enfonce avec quelque douceur dans ces rĂ©gions vaines des songes ; j’y possĂšde pour un instant certains secrets qui bientĂŽt m’échappent ; j’y bois Ă  des sources. » J’ai revu le lion blessĂ© de l’oasis d’Ammon ; il m’a jetĂ© Ă  terre ; je me suis rĂ©veillĂ© dans ma chambre de Tibur. J’ai revu mon pĂšre dans notre maison d’Italica et je lui ai demandĂ© ses potions sĂ©datives. Les prĂ©sages aussi se multiplient une pierre brisĂ©e portant mon profil. Il m’arrive de parler de moi au passĂ© 312 les morts dont je parle semblent ĂȘtre moi-mĂȘme. Au cours d’un rite, la toge qui me couvrait le front retomba sur mon Ă©paule me laissant nu tĂȘte ; je passais ainsi du rang de sacrificateur Ă  celui de victime. En vĂ©ritĂ©, c’est bien mon tour. » Apaisement. Ma patience porte ses fruits. Moins de souffrance, moins de colĂšre. Je n’ai mĂȘme pas essayĂ© de confondre Platorius NĂ©pos qui a abusĂ© de ma confiance. L’avenir du monde ne m’inquiĂšte plus ; je laisse les dieux s’occuper de la paix romaine. Parce que j’attends peu de choses de la condition humaine, les pĂ©riodes de bonheur et de prospĂ©ritĂ© 313 me semblent autant de prodiges qui compensent presque l’immense masse des maux et des Ă©checs. Le dĂ©sordre et l’ordre, la paix et la guerre alterneront ; les mots de libertĂ©, d’humanitĂ©, de justice retrouveront çà et lĂ  le sens que nous avons tentĂ© de leur donner. Nos livres ne pĂ©riront pas tous ; on rĂ©parera nos statues brisĂ©es ; d’autres coupoles et d’autres frontons naĂźtront de nos frontons et de nos coupoles ; quelques hommes penseront, travailleront et sentiront comme nous j’ose compter sur ces continuateurs placĂ©s Ă  intervalles irrĂ©guliers le long des siĂšcles, sur cette intermittente immortalitĂ©. Si les barbares s’emparent jamais de l’empire du monde, ils seront forcĂ©s d’adopter certaines de nos mĂ©thodes ; ils finiront par nous ressembler. Chabrias s’inquiĂšte de voir un jour le pastophore de Mithra ou l’évĂȘque du Christ s’implanter Ă  Rome et y remplacer le Grand Pontife. Si par malheur ce jour arrive, mon successeur le long de la berge vaticane aura cessĂ© d’ĂȘtre le chef d’un cercle d’affiliĂ©s ou d’une bande de sectaires pour devenir Ă  son tour une des figures universelles de l’autoritĂ©. Il hĂ©ritera de nos palais et de nos archives ; il diffĂ©rera de nous moins qu’on ne pourrait le croire. J’accepte avec calme ces vicissitudes de Rome Ă©ternelle. » La fin. Les mĂ©dicaments n’agissent plus ; mes jambes enflent. Je console Antonin. Je suis content d’avoir ma luciditĂ© jusqu’au bout 314 et de n’avoir pas Ă  faire l’épreuve du grand Ăąge. Tout est prĂȘt l’aigle chargĂ© de porter aux dieux l’ñme de l’empereur est tenu en rĂ©serve pour la cĂ©rĂ©monie funĂšbre. Mon mausolĂ©e, sur le faĂźte duquel on plante en ce moment les cyprĂšs destinĂ©s Ă  former en plein ciel une pyramide noire, sera terminĂ© Ă  peu prĂšs Ă  temps pour le transfert des cendres encore chaudes. J’ai priĂ© Antonin qu’il y fasse ensuite transporter Sabine ; j’ai nĂ©gligĂ© de lui faire dĂ©cerner Ă  sa mort les honneurs divins, qui somme toute lui sont dus ; il ne serait pas mauvais que cet oubli fĂ»t rĂ©parĂ©. Et je voudrais que les restes d’Ælius CĂ©sar soient placĂ©s Ă  mes cĂŽtĂ©s. » Ils m’ont emmenĂ© Ă  BaĂŻes ; par ces chaleurs de juillet, le trajet a Ă©tĂ© pĂ©nible, mais je respire mieux au bord de la mer. J’ai envoyĂ© chercher Antonin. Le petit groupe des intimes se presse Ă  mon chevet Chabrias, CĂ©ler, Diotime 315. Je sens sous mes doigts des pleurs dĂ©licieux. Hadrien jusqu’au bout aura Ă©tĂ© humainement aimĂ©. Petite Ăąme, Ăąme tendre et flottante, compagne de mon corps, qui fut ton hĂŽte, tu vas descendre dans ces lieux pĂąles, durs et nus, oĂč tu devras renoncer aux jeux d’autrefois. Un instant encore, regardons ensemble les rives familiĂšres, les objets que sans doute nous ne reverrons plus
 TĂąchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts. » 316 AU DIVIN HADRIEN AUGUSTE FILS DE TRAJAN CONQUÉRANT DES PARTHES PETIT-FILS DE NERVA GRAND PONTIFE REVÊTU POUR LA XXIIe FOIS DE LA PUISSANCE TRIBUNITIENNE TROIS FOIS CONSUL DEUX FOIS TRIOMPHANT PÈRE DE LA PATRIE ET À SA DIVINE ÉPOUSE SABINE ANTONIN LEUR FILS A LUCIUS ÆLIUS CÆSAR FILS DU DIVIN HADRIEN DEUX FOIS CONSUL POT ETHIQUE A LENTS TICS - dans LycĂ©e 1 Le mot noos peut avoir diffĂ©rents sens ; pour le groupe de sens retenus ici, voir Bruno Snell, Ha ... 2 D’autres auteurs ont consacrĂ© des travaux Ă  la colĂšre et Ă  la pitiĂ© dans l’Iliade, et particuliĂšrem ... 1Dans le cours de l’Iliade, Achille traverse deux phases de colĂšre. Il est d’abord courroucĂ© contre les AchĂ©ens, parce qu’Agamemnon lui a pris BrisĂ©is chants 1-19, puis il entre en furie contre les Troyens, aprĂšs qu’Hector a tuĂ© Patrocle chants 20-24. Ces deux phases de colĂšre, aussi diffĂ©rentes soient-elles l’une de l’autre par leur origine, leur dĂ©roulement et leurs effets, ont cependant un point commun. Dans les deux cas, Achille est blĂąmĂ© pour son absence de pitiĂ© et pour son incapacitĂ© Ă  utiliser son noos, esprit, intelligence, raison » 1. Dans les deux cas Ă©galement, il retrouve, Ă  un certain endroit du poĂšme, l’usage de son noos ; il met un frein Ă  sa colĂšre et se montre accessible Ă  la pitiĂ©. Dans le prĂ©sent article, on examinera l’évolution que suit Achille du dĂ©but Ă  la fin du rĂ©cit. On soulignera l’importance, dans cette Ă©volution, du processus par lequel Achille fait son deuil de Patrocle et se montre capable, Ă  la fin du poĂšme, de recevoir Priam avec bienveillance et de lui rendre le corps de son fils 2. L’ambassade auprĂšs d’Achille 2Au chant 1 de l’Iliade, Agamemnon outrage Achille en lui prenant sa captive, BrisĂ©is. Furieux, Achille se retire du champ de bataille et, pour que sa vengeance soit complĂšte, il envoie sa mĂšre, ThĂ©tis, dans l’Olympe, demander Ă  Zeus de donner la victoire aux Troyens aux dĂ©pens des AchĂ©ens. Au chant 8, Zeus interdit aux autres Olympiens d’intervenir dans les combats et donne dĂ©sormais l’avantage Ă  Hector et Ă  ses troupes. Dans ces conditions, l’armĂ©e achĂ©enne se trouve rapidement dans une situation trĂšs critique. 3Au dĂ©but du chant 9, Agamemnon reconnaĂźt, devant les chefs achĂ©ens rĂ©unis autour de lui, l’erreur qu’il a faite en se saisissant de BrisĂ©is. Il se dit prĂȘt Ă  rendre la jeune fille Ă  Achille et propose Ă  celui-ci, pour le dĂ©dommager, une abondance de richesses et de privilĂšges Il. Ulysse, PhƓnix et Ajax sont envoyĂ©s auprĂšs d’Achille, pour lui transmettre la proposition d’Agamemnon et le supplier de revenir combattre. Chacun d’eux, Ă  son tour, va en appeler Ă  la pitiĂ© d’Achille pour les AchĂ©ens. 3 Les traductions des passages de l’Iliade citĂ©s dans cet article sont de l’auteur avec parfois l’em ... 4Ulysse est le premier Ă  prendre la parole. Il Ă©numĂšre tous les prĂ©sents qu’Agamemnon entend donner Ă  Achille mais semble envisager la possibilitĂ© que celui-ci refuse, car il ajoute Et si le fils d’AtrĂ©e, avec ses prĂ©sents, est encore plus odieux Ă  ton Ăąme, aie au moins pitiĂ© des autres AchĂ©ens », allous
 Panakhaious
 eleaire 3. Mais Achille se montre insensible Ă  cet appel Ă  la pitiĂ©. Dans un discours vĂ©hĂ©ment par lequel il rĂ©pond Ă  Ulysse, il rejette l’offre d’Agamemnon et refuse de porter secours aux AchĂ©ens 4 PhƓnix enjoint Achille de calmer son thumos. Le mot dĂ©signe, dans l’Iliade, le siĂšge de diverses Ă©m ... 5C’est alors au tour de PhƓnix de prononcer un long discours. Il raconte d’abord l’histoire de sa vie, en Ă©voquant comment PĂ©lĂ©e, le pĂšre d’Achille, l’avait chargĂ© de l’éducation de ce dernier, puis envoyĂ© avec lui Ă  Troie pour lui servir de conseiller 9. 434-95. Il adresse alors cette injonction Ă  Achille Allons, Achille, dompte ton cƓur orgueilleux, damason thumon megan. Tu ne dois pas avoir une Ăąme impitoyable, oude ti se khrĂȘ/ nĂȘlees ĂȘtor ekhein, puisque les dieux eux-mĂȘmes se laissent flĂ©chir » 4. Les hommes, poursuit PhƓnix, parviennent Ă  toucher les dieux par leurs priĂšres et leurs sacrifices ; Achille devrait donc Ă©couter, lui aussi, les priĂšres qu’on lui adresse. Il devrait se laisser convaincre par ceux qui le supplient et calmer sa colĂšre, comme le faisaient les hĂ©ros d’autrefois 6Pour illustrer ses propos, PhƓnix raconte comment jadis, alors que les Étoliens et les CourĂštes Ă©taient en guerre, MĂ©lĂ©agre fut pris d’un violent courroux et refusa dĂ©sormais de se mĂȘler aux combats Un jour, la colĂšre pĂ©nĂ©tra MĂ©lĂ©agre, Meleagron edu kholos, la colĂšre qui gonfle le noos dans la poitrine des plus sages », oidanei en stĂȘthessi noon puka per phroneontĂŽn Sans s’arrĂȘter davantage Ă  la colĂšre de MĂ©lĂ©agre, on aimerait attirer l’attention, dans ce passage, sur l’usage du mot noos. On traduit celui-ci par des termes relativement abstraits comme esprit, raison, intelligence » ; or il est prĂ©sentĂ© ici comme un objet physique, que la colĂšre fait gonfler ». L’idĂ©e exprimĂ©e est probablement que la colĂšre affecte l’entendement au point de le dĂ©former et d’en altĂ©rer le fonctionnement. Dans les propos que PhƓnix adresse Ă  Achille, on voit donc l’idĂ©e de colĂšre, thumos ou kholos associĂ©e d’une part Ă  celle d’absence de pitiĂ©, nĂȘlees ĂȘtor d’autre part Ă  celle d’un noos qui ne fonctionne pas de maniĂšre adĂ©quate. 7MĂ©lĂ©agre se laissa finalement Ă©mouvoir par les malheurs de ses proches et, retournĂ© au combat, il sauva sa citĂ© Achille, quant Ă  lui, ne se laisse pas flĂ©chir par le discours de PhƓnix. Il conserve sa colĂšre et ne montre aucune pitiĂ© pour ses alliĂ©s achĂ©ens C’est alors au tour du troisiĂšme membre de l’ambassade, Ajax, de prendre la parole. Il fustige le caractĂšre intraitable d’Achille Achille, au fond de sa poitrine, a rendu sauvage son cƓur orgueilleux, agrion en stĂȘthessi theto megalĂȘtora thumon 
, lui qui n’a pas de pitiĂ©, nĂȘlĂȘs 
 » ; 632. En gĂ©nĂ©ral, poursuit Ajax, les hommes acceptent une compensation pour le meurtre d’un frĂšre ou d’un enfant ; mais Achille, pour une jeune fille qu’on lui a prise, s’obstine dans sa colĂšre et refuse toute rĂ©paration. Pour conclure son discours, Ajax invite Achille Ă  traiter avec plus d’égards ceux qu’il a reçus chez lui et qui sont ses amis 8Ajax accuse donc Achille d’ĂȘtre sauvage, agrios, et sans pitiĂ©, nĂȘlĂȘs ; mais il lui reproche aussi de ne pas se comporter comme doit le faire un homme Ă  qui l’on propose la rĂ©paration d’un crime et de ne pas respecter les rĂšgles qui prĂ©valent dans les relations avec des hĂŽtes et avec des amis. Il lui reproche donc de rejeter les rĂšgles qui rendent possible la vie en sociĂ©tĂ© et de se tenir ainsi en dehors de la sociĂ©tĂ© achĂ©enne. Achille, cependant, reste aussi insensible Ă  ses arguments qu’aux priĂšres d’Ulysse et de PhƓnix il garde sa colĂšre et demeure Ă  l’écart du champ de bataille Ton pĂšre n’est pas PĂ©lĂ©e, ni ThĂ©tis, ta mĂšre
 » 9AprĂšs l’échec de l’ambassade, les combats se poursuivent. Au chant 11, les Troyens, soutenus par Zeus, infligent de sĂ©vĂšres pertes aux AchĂ©ens. Agamemnon, blessĂ©, quitte le champ de bataille ; DiomĂšde, puis Ulysse font de mĂȘme ; 368-400 ; 426-45. Machaon est blessĂ© Ă©galement ; Nestor le ramĂšne, sur son char, jusqu’au camp achĂ©en Son arrivĂ©e n’échappe pas Ă  Achille À le voir, le divin Achille aux pieds infatigables comprend », ton de idĂŽn enoĂȘse podarkĂȘs dios Akhilleus Achille se tient prĂšs de la poupe de son navire et contemple », eisoroĂŽn, la dĂ©tresse profonde » des AchĂ©ens Il comprend en voyant, idĂŽn enoĂȘse en train d’assister Ă  la dĂ©faite achĂ©enne, il semble mesurer la gravitĂ© de cette dĂ©faite lorsqu’il voit Nestor ramener un guerrier blessĂ© au camp. 10Achille demande aussitĂŽt Ă  Patrocle de se rendre chez Nestor pour s’enquĂ©rir de l’identitĂ© du blessĂ©, qu’il n’est pas sĂ»r d’avoir bien reconnu Lorsque Nestor accueille Patrocle et apprend la raison de sa visite, il rĂ©agit avec amertume Achille ne sait-il pas quel malheur accable l’armĂ©e ? Puis il se plaint de ce qu’Achille n’ait ni souci ni pitiĂ© pour les Danaens », DanaĂŽn ou kĂȘdetai oud’ eleairei Sur ce point, Nestor n’a pas tout Ă  fait raison, car lorsqu’Achille s’interroge sur l’identitĂ© d’un blessĂ©, il montre, pour la premiĂšre fois depuis que sa colĂšre a Ă©clatĂ©, quelque intĂ©rĂȘt pour le sort des AchĂ©ens. Pour la premiĂšre fois Ă©galement il fait usage de son noos, lorsqu’il rĂ©alise dans quelle dĂ©tresse se trouve l’armĂ©e achĂ©enne et que cela lui inspire l’idĂ©e d’envoyer Patrocle aux nouvelles. 11Lorsque Patrocle quitte Nestor pour retourner auprĂšs d’Achille, il rencontre en chemin Eurypyle, blessĂ©, qui lui demande son aide Il demeure chez lui pendant l’assaut du rempart achĂ©en par les Troyens chant 12 et pendant la bataille qui s’ensuit, au cours de laquelle les AchĂ©ens, secondĂ©s par PosĂ©idon, parviennent Ă  repousser les Troyens hors de leur camp chants 13-14. Mais au moment oĂč les Troyens, conduits par Apollon, se prĂ©cipitent une nouvelle fois sur le rempart, Patrocle quitte Eurypyle en se lamentant sur le sort des AchĂ©ens, et court rejoindre Achille pour l’inciter Ă  combattre 5 Sur le sens du mot apĂȘnĂȘs dans ce passage, voir LfgrE cf. n. 1, s. v. apĂȘnĂȘs, B1. 12Au dĂ©but du chant 16, Patrocle, pleurant Ă  chaudes larmes, rejoint Achille. Le divin Achille aux pieds infatigables, Ă  le voir, a pitiĂ© », ton de idĂŽn ĂŽiktire podarkĂȘs dios Akhilleus Il lui demande la raison de son chagrin aurais-tu appris, lui dit-il, de mauvaises nouvelles venant de Phthie ou gĂ©mis-tu sur les Argiens, qui pĂ©rissent prĂšs des nefs par leur propre faute ? » Achille est spontanĂ©ment Ă©mu en voyant son ami pleurer, mais il ne semble pas prĂšs d’étendre sa mansuĂ©tude Ă  tous les AchĂ©ens. Dans sa rĂ©ponse, Patrocle Ă©voque la dĂ©bĂącle de l’armĂ©e achĂ©enne, puis Ă©numĂšre tous les chefs blessĂ©s Il dĂ©plore la colĂšre, kholos, qui s’est emparĂ©e d’Achille et son refus de secourir les AchĂ©ens Puis il poursuit Homme sans pitiĂ©, nĂȘlees, ton pĂšre n’est pas PĂ©lĂ©e, ni ThĂ©tis, ta mĂšre ; tu naquis du flot gris et des rochers abrupts, puisque ton esprit est si dur », hoti toi noos estin apĂȘnĂȘs 5. 13On a dĂ©jĂ  notĂ©, dans les propos de PhƓnix, au chant 9, la mĂȘme association entre la colĂšre, l’absence de pitiĂ© et un noos entravĂ© dans son fonctionnement. La colĂšre, selon PhƓnix, avait pour effet de faire gonfler oidanei, le noos de celui qui en Ă©tait victime. Ici, Patrocle dĂ©nonce l’indiffĂ©rence d’Achille aux souffrances des AchĂ©ens ; le noos d’Achille lui paraĂźt endurci. Comme PhƓnix, il envisage le noos d’un individu en colĂšre comme altĂ©rĂ©, de telle sorte que l’individu est incapable de rĂ©flĂ©chir et d’avoir un comportement raisonnable ; il est incapable, dans le cas qui nous occupe, de dominer son courroux et de montrer quelque bienveillance envers autrui. 14Dans la suite de son discours, Patrocle invite Achille Ă  lui prĂȘter ses armes et Ă  l’envoyer au combat ; peut-ĂȘtre pourra-t-il ainsi ĂȘtre secourable aux AchĂ©ens et les sauver de la ruine qui les menace RĂ©pondant Ă  son ami, Achille Ă©voque l’affront qu’Agamemnon lui a infligĂ© en lui prenant BrisĂ©is et la profonde souffrance que ce geste ne cesse de lui inspirer Il se dĂ©clare cependant prĂȘt Ă  changer de sentiments il n’est pas possible », affirme-t-il, de conserver obstinĂ©ment sa colĂšre », oud’ ara pĂŽs ĂȘn/ asperkhes kekholĂŽsthai Il accepte alors de confier ses armes Ă  Patrocle et de l’envoyer, Ă  la tĂȘte des Myrmidons, contrer l’offensive troyenne 6 Achille ne mettra rĂ©ellement un terme Ă  sa colĂšre que plus tard, aprĂšs la mort de Patrocle. Au chan ... 15En dĂ©pit de ce qu’il affirme, Achille ne renonce pas Ă  sa colĂšre contre Agamemnon, Ă  ce point du poĂšme. S’il y renonçait vraiment, il ne se contenterait pas d’envoyer Patrocle sur le champ de bataille il y retournerait lui-mĂȘme 6. Mais la dĂ©claration qu’il fait montre un flĂ©chissement dans sa rancune et dans sa dĂ©termination Ă  refuser toute aide aux AchĂ©ens. Alors qu’il assiste, de son campement, Ă  la dĂ©route achĂ©enne et qu’il voit les Troyens sur le point de mettre le feu aux nefs il ne peut ĂȘtre insensible au fait que son comportement risque de conduire les AchĂ©ens Ă  une ruine totale. Patrocle dĂ©nonce le courroux d’Achille, kholos son caractĂšre impitoyable, nĂȘlees et son noos apĂȘnĂȘs Mais si Achille Ă©tait vraiment dĂ©nuĂ© de pitiĂ© et totalement incapable de rĂ©flexion, il n’accepterait pas d’envoyer son ami se battre. La fureur vengeresse d’Achille 16Patrocle repousse avec succĂšs les Troyens loin des nefs, mais alors qu’il s’est lancĂ© Ă  leur poursuite en direction de leur ville, il est tuĂ© par Hector Lorsque Achille apprend la mort de son ami, il tombe dans une complĂšte dĂ©tresse. Il souille sa tĂȘte de cendre ; il gĂ©mit, Ă©tendu sur le sol, en arrachant sa chevelure. Il pousse une terrible plainte, que ThĂ©tis, sa mĂšre, entend du fond des abĂźmes marins oĂč elle demeure Elle vient aussitĂŽt le rejoindre pour le consoler. Il lui dit tout le dĂ©sespoir que lui cause la mort de Patrocle et lui dĂ©clare son intention de retourner combattre pour tuer Hector Il montre ainsi qu’il n’est pas seulement dĂ©sespĂ©rĂ© ; il est aussi rempli de colĂšre contre Hector. Sa fureur s’étend d’ailleurs Ă  tous les Troyens, qui ont massacrĂ© d’innombrables AchĂ©ens pendant qu’il Ă©tait absent du champ de bataille. 7 Achille, comme ici, s’irrite violemment » meg’ okhthĂȘsas, lorsque le cheval Xanthos lui ... 17Cependant, lorsque ThĂ©tis l’entend proclamer qu’il va tuer Hector, elle lui prĂ©dit qu’il doit mourir lui-mĂȘme peu aprĂšs la mort du chef troyen Achille rĂ©agit Ă  cette annonce en s’irritant violemment » meg’ okhthĂȘsas, Il semble qu’il soit fĂąchĂ© contre lui-mĂȘme parce que, selon ses termes, Patrocle ne l’a pas eu auprĂšs de lui pour le protĂ©ger du malheur » et qu’il n’a Ă©tĂ© d’aucune aide pour Patrocle ni pour tous ceux qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s par le divin Hector », lorsqu’il est restĂ© prĂšs des nefs Mais il se peut aussi qu’il s’emporte parce qu’il apprend que sa mort est imminente. Il manifeste, en effet, Ă  diverses occasions, lorsque sa disparition est annoncĂ©e, un mĂ©lange d’irritation et de rĂ©signation 7. 18Le dĂ©sespoir qui Ă©treint Achille, aprĂšs la mort de Patrocle, n’est donc pas une Ă©motion simple il s’y mĂȘle souffrance et colĂšre. Cette derniĂšre a plusieurs composantes colĂšre contre Hector et les Troyens, mĂ©contentement d’Achille contre lui-mĂȘme, attente irritĂ©e de la mort. 8 La violence dont Achille fait preuve, durant la course meurtriĂšre dans laquelle il se lance pour ve ... 19Dans cette disposition d’esprit, Achille va retourner combattre. AprĂšs s’ĂȘtre rĂ©conciliĂ© avec Agamemnon chant 19, il s’élance sur le champ de bataille Ă  la tĂȘte des AchĂ©ens et se met Ă  massacrer sauvagement les Troyens chants 20-21 8. Les descriptions des blessures qu’il inflige alors Ă  ses ennemis sont parmi les plus suggestives et les plus horribles du poĂšme ; 455-503. Elles donnent Ă  toute la scĂšne une atmosphĂšre de carnage, qui traduit l’état Ă©motionnel dans lequel se trouve Achille tout son ĂȘtre est pĂ©nĂ©trĂ© de fureur et rien d’autre ne compte pour lui que de faire payer cruellement aux Troyens la mort de son ami. Ces Ă©vocations sanglantes rĂ©vĂšlent Ă  la fois la profondeur de son deuil et l’intensitĂ© de sa colĂšre envers ses ennemis. Il s’agit du mĂȘme personnage que l’on a vu, peu auparavant, anĂ©anti par le deuil qui le frappait ; il a donc passĂ© rapidement d’un Ă©tat de tristesse et de prostration Ă  un Ă©tat de rage destructrice. 9 Achille rejette en particulier la supplication de TrĂŽs, qui espĂšre qu’il l’épargnera par pitiĂ© po ... 20LancĂ© dans sa course vengeresse, Achille massacre les Troyens sans manifester la moindre pitiĂ© 9. Mais sa fureur atteint son paroxysme au moment oĂč, aprĂšs avoir fait d’innombrables victimes, il tue Hector en combat singulier chant 22. Au moment de mourir, Hector le supplie il lui demande de ne pas laisser son cadavre ĂȘtre dĂ©vorĂ© par les chiens et de rendre son corps Ă  ses parents en Ă©change de riches prĂ©sents, afin que les Troyens puissent accomplir en son honneur les rites funĂšbres Mais Achille rejette cette supplication il serait prĂȘt Ă  dĂ©couper le corps d’Hector et Ă  le manger tout cru ; jamais aucune compensation matĂ©rielle ne sera assez grande pour qu’il accepte de le rendre aux siens ; il lui refuse le droit Ă  des honneurs funĂšbres et souhaite le voir dĂ©vorĂ© par les chiens et les oiseaux 21Comme auparavant, Achille manifeste la violence de son tempĂ©rament et s’exprime, si l’on peut dire, comme s’il Ă©tait un carnassier, prĂȘt Ă  dĂ©vorer son adversaire Ce langage animal » transparaĂźt aussi lorsqu’il appelle Hector chien » et lorsqu’il le voue aux charognards nul n’écartera les chiens de ta tĂȘte » les chiens et les oiseaux te dĂ©voreront tout entier » D’autre part, en rejetant une supplication, en refusant de rendre le corps d’Hector aux siens en Ă©change d’une compensation et en lui dĂ©niant le droit Ă  des rites funĂšbres, il renonce au comportement qu’un ĂȘtre humain devrait avoir Ă  l’égard d’un ennemi mourant et rĂ©cuse toute norme sociale. Achille persiste dans sa sauvagerie lorsque Hector est mort il mutile son cadavre, puis l’attache Ă  son char et, le traĂźnant derriĂšre lui, l’emmĂšne jusqu’au camp achĂ©en 22Dans la scĂšne de l’ambassade, Ajax reprochait Ă  Achille d’entretenir une colĂšre farouche contre Agamemnon et de refuser toute aide aux AchĂ©ens ; il l’accusait d’ĂȘtre sauvage et de se tenir en dehors de la sociĂ©tĂ© achĂ©enne. Au moment de la mort d’Hector, Achille se met en marge de la sociĂ©tĂ© d’une maniĂšre plus profonde il perd tout contrĂŽle de sa colĂšre et semble avoir oubliĂ© qu’il est un ĂȘtre humain. Devant le bĂ»cher de Patrocle 23On a vu plus haut comment Achille usait de son noos, dans le cadre de son conflit avec les AchĂ©ens. On aimerait montrer maintenant le rĂŽle que joue le noos d’Achille dans le processus par lequel celui-ci fait son deuil de Patrocle et surmonte peu Ă  peu sa colĂšre contre les Troyens. Ce processus commence au moment oĂč Achille accomplit le rituel des funĂ©railles de Patrocle, et se poursuit lorsqu’il reçoit Priam, venu le supplier de lui rendre son fils. 24AprĂšs la mort d’Hector, les AchĂ©ens rentrent dans leur camp. Les Myrmidons, sur l’ordre d’Achille, conduisent leurs chars trois fois autour du corps de Patrocle, en se lamentant. Puis Achille leur offre un festin funĂ©raire Achille demande Ă  Agamemnon de prĂ©parer, dĂšs le lendemain, les funĂ©railles de Patrocle. Les AchĂ©ens rejoignent leurs quartiers pour la nuit, tandis qu’Achille, tout Ă  son chagrin, va s’étendre au bord de la mer Alors qu’il s’est endormi, l’ñme de Patrocle lui apparaĂźt. Son ami lui reproche de ne pas lui avoir encore donnĂ© de sĂ©pulture les Ăąmes des autres dĂ©funts, se plaint-il, l’empĂȘchent de franchir les portes de l’HadĂšs ; il ne trouvera pas sa place dĂ©finitive dans le monde des morts avant d’avoir reçu sa part de feu ». Il termine son discours en recommandant Ă  Achille de rassembler leurs cendres Ă  tous deux dans une urne d’or, offerte par ThĂ©tis Achille assure son ami qu’il fera ce qu’il lui demande. Il tente de l’enlacer, mais ses bras ne saisissent rien ; l’ñme lui Ă©chappe et retourne sous terre 10 Le poĂšte semble vouloir dire qu’Achille a dĂ©jĂ  eu d’autres idĂ©es, dans le cadre des funĂ©railles de ... 25À l’aube, Agamemnon ordonne aux AchĂ©ens d’aller chercher du bois pour le bĂ»cher de Patrocle. Une Ă©norme masse de bois est dĂ©posĂ©e sur le rivage de la mer, Ă  l’endroit oĂč Achille mĂ©dite un grand tombeau pour Patrocle et lui-mĂȘme » Cette derniĂšre prĂ©cision montre qu’Achille, lors de la cĂ©rĂ©monie funĂšbre en l’honneur de Patrocle, est dĂ©jĂ  prĂ©occupĂ© par sa propre mort et par la perspective de ses propres funĂ©railles. Les Myrmidons s’arment et Ă©quipent leurs chars, pour accompagner Patrocle dans une procession funĂ©raire. À un endroit que leur dĂ©signe Achille, ils dĂ©posent le corps et se mettent Ă  amasser du bois pour former le bĂ»cher Alors », dit le poĂšte, le divin Achille aux pieds infatigables a encore une idĂ©e », enth’ aut’ all’ enoĂȘse podarkĂȘs dios Akhilleus 10. 26Achille coupe ses cheveux, puis s’adresse au fleuve Spercheios. PĂ©lĂ©e, dĂ©clare-t-il, avait fait un vƓu il souhaitait que son fils, revenu dans sa patrie Ă  la fin de la guerre, coupe sa chevelure pour le fleuve et lui consacre une hĂ©catombe. Mais Achille sait qu’il ne rentrera jamais chez lui et c’est Ă  Patrocle qu’il veut offrir sa chevelure Lorsqu’il pense », enoĂȘse Ă  ce moment prĂ©cis des funĂ©railles de Patrocle, sa rĂ©flexion porte Ă  la fois sur son ami, qu’il dĂ©sire honorer en lui faisant l’offrande de ses cheveux, et sur sa propre mort. ThĂ©tis, en effet, lui a annoncĂ© qu’il mourrait peu aprĂšs Hector ; l’offrande qu’il devait faire au Spercheios, aprĂšs ĂȘtre rentrĂ© chez lui, n’a donc plus de sens. 27Le soir venu, la cĂ©rĂ©monie se poursuit en prĂ©sence des seuls chefs achĂ©ens. Le bĂ»cher est terminĂ© et le corps de Patrocle y est dĂ©posĂ© Mais lorsque Achille veut y mettre le feu, le bois ne s’enflamme pas Le poĂšte rĂ©pĂšte la mĂȘme formule Alors, le divin Achille aux pieds infatigables a encore une idĂ©e », enth’ aut’ all’ enoĂȘse podarkĂȘs dios Akhilleus Achille adresse une priĂšre Ă  deux vents, BorĂ©e et ZĂ©phyr ; il leur promet de magnifiques offrandes et les supplie de venir, pour que le bois s’embrase. C’est Iris qui entend sa priĂšre et va la transmettre aux vents. BorĂ©e et ZĂ©phyr gagnent aussitĂŽt la Troade. Leur souffle enflamme le bĂ»cher, qui brĂ»le toute la nuit, tandis qu’Achille verse des libations, en pleurant et en invoquant l’ñme de Patrocle 28Dans cette scĂšne, Achille s’adresse Ă  des ĂȘtres divins pour obtenir leur appui. Au dĂ©but du poĂšme, il avait dĂ©jĂ  recouru Ă  une telle possibilitĂ©, mais les circonstances Ă©taient diffĂ©rentes. Il avait envoyĂ© dans l’Olympe sa mĂšre, ThĂ©tis, demander Ă  Zeus de dĂ©cimer l’armĂ©e achĂ©enne. Zeus avait acceptĂ© et lui avait ainsi accordĂ© un privilĂšge extraordinaire pour un mortel. Dans le cas prĂ©sent, c’est Iris, la messagĂšre des dieux, qui se charge de porter la requĂȘte d’Achille aux dieux concernĂ©s. GrĂące Ă  leur intervention, Achille obtient pour Patrocle une prĂ©rogative purement humaine le corps de son ami sera consumĂ© par le feu et son Ăąme pourra enfin pĂ©nĂ©trer dans l’HadĂšs. 29Au matin, le feu s’apaise et les vents retournent chez eux. Achille donne ses instructions aux AchĂ©ens les os de Patrocle seront recueillis et placĂ©s dans une urne d’or, en attendant le jour oĂč Achille lui-mĂȘme mourra ; sur les restes du bĂ»cher, on construira d’abord un tombeau assez petit, que l’on agrandira lorsque les restes d’Achille, ajoutĂ©s Ă  ceux de Patrocle, y seront enterrĂ©s 30Lorsque Achille cĂ©lĂšbre les funĂ©railles de Patrocle, les facultĂ©s de son esprit, noos, sont mobilisĂ©es par le souci qu’il a d’exĂ©cuter en bonne et due forme les gestes rituels appropriĂ©s ; l’ñme de son ami trouvera ainsi le repos et entrera dĂ©finitivement dans le monde des morts. Mais les Ă©motions que lui a inspirĂ©es la mort de Patrocle n’ont pas disparu. Sa profonde tristesse transparaĂźt tout au long des funĂ©railles. Sa colĂšre, un peu en retrait, n’est toutefois pas absente il traite le cadavre d’Hector de maniĂšre infamante, en le couchant, face contre terre, prĂšs du lit funĂ©raire de Patrocle et le voue une nouvelle fois Ă  ĂȘtre dĂ©vorĂ© par les chiens Lorsqu’il exĂ©cute ce rituel, Achille pense certainement aussi Ă  sa propre mort. Il y pense, en tout cas, lorsque l’ñme de Patrocle lui donne des instructions au sujet de ses funĂ©railles et lorsqu’il donne lui-mĂȘme ses instructions aux AchĂ©ens. Il sait que son propre corps sera bientĂŽt rĂ©duit en cendres et qu’il deviendra lui-mĂȘme, comme Patrocle, un simulacre d’ĂȘtre humain, immatĂ©riel et insaisissable. Il prend conscience de l’inanitĂ© de la mort. La supplication de Priam 31AprĂšs les funĂ©railles de Patrocle, Achille continue Ă  outrager le corps d’Hector chaque jour, Ă  l’aube, il l’attache Ă  son char, le traĂźne trois fois autour de la tombe de son ami, puis le laisse Ă©tendu dans la poussiĂšre Voyant Hector traitĂ© de la sorte, les dieux envisagent de le soustraire Ă  Achille. C’est Apollon qui, le premier, a pitiĂ© du chef troyen Il reproche aux Olympiens de nĂ©gliger ce dernier, qui leur a pourtant, de son vivant, offert de beaux sacrifices Puis il poursuit Vous prĂ©tendez au contraire, dieux, protĂ©ger le funeste Achille, dont le cƓur ignore la mesure et dont l’esprit, au fond de lui, est insensible, hĂŽi out’ ar’ phrenes eisin enaisimoi oute noĂȘma/ gnampton eni stĂȘthessi. Il est sauvage comme un lion, cĂ©dant Ă  sa force puissante et Ă  son cƓur orgueilleux, leĂŽn d’ hĂŽs agria oiden/ hos t’ epei ar megalĂȘi te biĂȘi kai agĂȘnori thumĂŽi/ eiksas, qui se mĂȘle aux troupeaux des hommes pour en faire son repas. Achille, lui aussi, a perdu toute pitiĂ© 
, hĂŽs Akhileus eleon men apĂŽlesen 
 » 11 Le mot biĂȘ a aussi bien le sens de force, puissance » que de violence » cf. LfgrE cf. n. 1, ... 12 On peut considĂ©rer ici le mot noĂȘma comme l’équivalent de noos ; cf. LfgrE, s. v. noĂȘma, B2b. 32Dans ce discours, Apollon met en rapport des mots et des notions dont on a dĂ©jĂ  notĂ© l’association prĂ©cĂ©demment colĂšre ou violence kholos, biĂȘ, thumos 11, caractĂšre sauvage agrios, absence de pitiĂ© nĂȘlĂȘs/-ees, fonctionnement inadĂ©quat du noos ou noĂȘma 12. Selon Apollon, en effet, Achille, en outrageant le corps d’Hector, rĂ©vĂšle un noĂȘma insensible Ă  tout argument raisonnable ; il se comporte avec sauvagerie, agria oiden, et manifeste la violence de son tempĂ©rament, biĂȘ, thumos ; enfin, il a renoncĂ© Ă  tout sentiment de pitiĂ©, eleon apĂŽlesen. 33Convaincu par ces propos, Zeus envoie ThĂ©tis auprĂšs d’Achille, pour informer celui-ci que les dieux s’indignent ; il se dĂ©clare lui-mĂȘme encore plus furieux que les autres », eme d’ eksokha pantĂŽn/ athanatĂŽn kekholĂŽsthai, lorsqu’il voit la maniĂšre dont Achille traite le corps d’Hector, et lui ordonne de rendre celui-ci Ă  Priam DĂšs qu’il a entendu le message de Zeus, Achille obtempĂšre et rĂ©pond briĂšvement Celui qui apportera la rançon, qu’il emporte aussi le corps, si Zeus lui-mĂȘme l’ordonne d’un cƓur sincĂšre » Achille est donc conscient du danger qu’il y aurait Ă  exciter la colĂšre de Zeus et obĂ©it immĂ©diatement Ă  l’ordre qu’il reçoit. 34Tandis que ThĂ©tis se trouve auprĂšs de son fils, Zeus envoie Iris chez Priam elle incitera celui-ci Ă  se rendre auprĂšs d’Achille pour racheter le corps d’Hector, en Ă©change de riches prĂ©sents. Priam traverse, de nuit, le camp achĂ©en, accompagnĂ© d’HermĂšs, dĂ©pĂȘchĂ© auprĂšs de lui par Zeus AussitĂŽt arrivĂ© chez Achille, Priam se dirige vers lui, lui saisit les genoux et lui baise les mains puis le supplie, en commençant par ces mots Souviens-toi de ton pĂšre, Achille pareil aux dieux, mnĂȘsai patros soio, theois epieikel’ Akhilleu. Il a mon Ăąge, il est, comme moi, au seuil maudit de la vieillesse » 35Poursuivant son discours, Priam fonde sa supplication sur une comparaison entre le sort du pĂšre d’Achille, PĂ©lĂ©e, et sa propre destinĂ©e. PĂ©lĂ©e est seul dans sa patrie, sans personne pour le protĂ©ger ; mais il sait que son fils est toujours vivant et il peut espĂ©rer le voir revenir de Troie. Priam, au contraire, aprĂšs avoir perdu Ă  la guerre la plupart de ses fils, a vu le meilleur d’entre eux, Hector, ĂȘtre tuĂ© par Achille Puis Priam termine Allons, respecte les dieux, Achille, et te souvenant de ton pĂšre, prends pitiĂ© de moi, all’ aideio theous, Akhileu, auton t’ eleĂȘson,/ mnĂȘsamenos sou patros. Je suis plus encore que lui digne de pitiĂ©, egĂŽ d’ eleeinoteros per, car j’ai osĂ© ce qu’aucun autre mortel n’avait encore fait sur cette terre j’ai portĂ© Ă  ma bouche les mains de l’homme qui a tuĂ© mes enfants » 36Trois points de cette exhortation mĂ©ritent d’ĂȘtre relevĂ©s Priam demande Ă  Achille de respecter ou de craindre les dieux ; il le supplie d’avoir pitiĂ© de lui, en se prĂ©sentant comme encore plus digne de pitiĂ© que PĂ©lĂ©e, aprĂšs s’ĂȘtre prĂ©tendu, dans le corps de son discours, encore plus malheureux que lui ; il invite Achille Ă  se souvenir de son pĂšre, en utilisant une expression, mnĂȘsamenos sou patros, qui fait Ă©cho aux premiers mots de son discours. Achille et Priam pleurent ensemble 37En entendant Priam, Achille se met Ă  pleurer, tandis que le vieil homme, tapi Ă  ses pieds, pleure aussi Tous deux, ils se souviennent, tĂŽ de mnĂȘsamenĂŽ l’un pleure longuement sur Hector meurtrier 
, tandis qu’Achille pleure sur son pĂšre, par moments aussi sur Patrocle ; et leur plainte, stonakhĂȘ, se rĂ©pand dans toute la demeure » Priam a demandĂ© Ă  Achille de se souvenir » de son pĂšre ; mais en fait l’un et l’autre se souviennent, mnĂȘsamenĂŽ, et la remĂ©moration de leurs proches, absent comme PĂ©lĂ©e, ou disparus, comme Hector et Patrocle, les fait pleurer. Ces deux ĂȘtres, dont le destin a fait d’irrĂ©ductibles ennemis, sont unis pour quelques instants dans leur tristesse ; leur union dans la douleur s’exprime par leur commune lamentation, dont le bruit emplit l’espace. 13 Cf. Colin W. Macleod, Homer. Iliad 24, Cambridge, 1982, 130, ad 38Mais Achille se ressaisit et arrĂȘte ses pleurs. Il se lĂšve, prend la main de Priam et le fait se lever, lui aussi il montre ainsi qu’il accepte sa supplication 13. Il prend pitiĂ© de lui et de sa vieillesse, oiktirĂŽn puis il s’adresse Ă  lui. Il admire le courage qu’il lui a fallu pour venir le voir dans le camp achĂ©en, et lui offre un siĂšge, tout en l’invitant Ă  faire taire son chagrin rien ne sert de pleurer, lui dit-il, puisque le sort des humains est de souffrir et que seuls les dieux ignorent la souffrance Il fait ensuite valoir Ă  Priam que la vie de tous les humains est faite d’un mĂ©lange de bonheurs et de malheurs, selon ce que Zeus a dĂ©cidĂ© de leur accorder. Ainsi, PĂ©lĂ©e, jadis heureux et favorisĂ© des dieux, connaĂźt maintenant le malheur il n’a qu’un fils, et celui-ci n’est pas lĂ  pour prendre soin de lui dans son vieil Ăąge, puisqu’il est en train de faire la guerre Ă  Troie ; de mĂȘme, Priam, qui autrefois Ă©tait un puissant roi, voit maintenant sa citĂ© ruinĂ©e par la guerre 14 Sur ce point, notre lecture s’inspire largement de celle de Macleod, op. cit., 26-27. 39En prononçant son discours, Achille entend rĂ©conforter Priam. Celui-ci a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait plus malheureux que PĂ©lĂ©e, mais Achille lui affirme qu’il a, en fait, comme PĂ©lĂ©e, reçu de Zeus un mĂ©lange de biens et de maux et qu’il partage ainsi le sort de la plupart des humains. Toutefois, Achille exprime aussi ce qu’il a lui-mĂȘme compris. Lorsque Priam lui a parlĂ© de ses malheurs, il s’est rendu compte qu’il n’était pas unique. Il souffre profondĂ©ment de la mort de Patrocle, et cette profonde souffrance l’a poussĂ© Ă  massacrer les Troyens et Ă  outrager Hector ; mais elle lui permet aussi de comprendre Ă  quel point Priam souffre d’avoir perdu son fils. Cela lui permet de surmonter sa propre dĂ©tresse, de contenir sa rage de vengeance et d’avoir pitiĂ© du vieux roi 14. 40Lorsqu’il pleure en songeant tantĂŽt Ă  PĂ©lĂ©e, tantĂŽt Ă  Patrocle », Achille a peut-ĂȘtre aussi une autre prĂ©occupation. Priam lui a dit que PĂ©lĂ©e avait la chance de savoir son fils toujours vivant et pouvait espĂ©rer le voir revenir de la guerre. Mais Achille, lui, sait qu’il mourra bientĂŽt ; son pĂšre va donc perdre son seul fils et ne le verra jamais revenir chez lui. Lorsqu’il pleure, il pense donc sans doute aussi Ă  sa propre mort. Il ne faut pas oublier qu’il a cĂ©lĂ©brĂ© peu auparavant les funĂ©railles de Patrocle. Il a accompli un rituel dont il sait qu’il sera bientĂŽt accompli Ă  l’occasion de sa propre mort et il a rĂ©alisĂ©, lorsque l’ñme de Patrocle lui est apparue, Ă  quel Ă©tat d’inconsistance il serait lui-mĂȘme bientĂŽt rĂ©duit. La conscience de l’imminence de sa mort et de l’état qui sera prochainement le sien ne peut que le conduire Ă  faire preuve d’humilitĂ© devant Priam. 15 David Konstan a soulignĂ© l’importance de la composante cognitive d’une Ă©motion telle que la pitiĂ©. ... 16 Il faut noter que la mansuĂ©tude d’Achille envers Priam n’est pas quelque chose d’accidentel. Plusie ... 41À l’instigation du vieil homme, Achille s’est livrĂ© Ă  un travail de rĂ©flexion et de comparaison il a pensĂ© Ă  son pĂšre, il a rapprochĂ© la situation de celui-ci de celle de Priam, il a rĂ©flĂ©chi aux malheurs des autres humains et Ă  sa propre souffrance, il s’est rappelĂ© que sa mort est proche 15. En prĂ©sence de Priam, Achille manifeste les qualitĂ©s qu’Apollon, dans le discours qu’il adressait aux dieux, lui reprochait d’avoir perdues il fait un usage appropriĂ© de son esprit, noĂȘma ; il renonce Ă  dĂ©chaĂźner sa violence, biĂȘ, thumos, contre Hector et les siens, et se montre capable de pitiĂ©, eleos. Il abandonne sa sauvagerie et retrouve le comportement raisonnable que l’on attend d’un ĂȘtre humain 16. La peur de la colĂšre de Zeus 42Dans sa supplication, Priam a demandĂ© Ă  Achille de respecter ou de craindre les dieux, aideio theous Or Achille a rĂ©vĂ©lĂ© la crainte que les dieux lui inspirent, au moment oĂč ThĂ©tis est venue lui annoncer que Zeus Ă©tait courroucĂ© contre lui et lui ordonnait de rendre Hector Ă  son pĂšre il a immĂ©diatement acceptĂ© de se plier Ă  cette injonction divine Lorsqu’il a pitiĂ© de Priam, il le fait donc parce que celui-ci, par son discours, l’incite Ă  envisager sa situation sous un jour diffĂ©rent ; mais avant mĂȘme de le recevoir il Ă©tait dĂ©cidĂ© Ă  lui rendre son fils, dans le souci de respecter l’ordre reçu de Zeus. 43Achille est d’ailleurs parfaitement conscient du rĂŽle que joue Zeus dans sa rencontre avec Priam ; il le manifeste dans la suite du dialogue qu’il Ă©change avec ce dernier. Priam, en effet, voudrait que le corps d’Hector lui soit rendu sans dĂ©lai, en Ă©change des prĂ©sents qu’il a apportĂ©s Mais cette requĂȘte contrarie Achille Ne m’irrite plus maintenant, vieillard. Je pense moi-mĂȘme Ă  te rendre Hector, noeĂŽ de kai autos/ Hektora toi lusai ; car une messagĂšre envoyĂ©e par Zeus, Diothen
 angelos, est venue Ă  moi, ma mĂšre 
. Et je me rends bien compte, ginĂŽskî
 phresin, 
 que c’est un dieu, theĂŽn tis, qui t’a conduit aux nefs des AchĂ©ens ; car aucun mortel, mĂȘme en pleine jeunesse, n’oserait sans cela venir dans notre camp » 44Achille pense », noeĂŽ, Ă  rendre Hector Ă  son pĂšre ; en d’autres termes, il a compris, grĂące Ă  son noos, comment il devait rĂ©pondre au message que lui apportait ThĂ©tis de la part de Zeus, Diothen. De mĂȘme, il a rĂ©alisĂ©, ginĂŽskĂŽ, que Priam n’avait pu traverser le camp achĂ©en sans ĂȘtre accompagnĂ© d’un dieu. Il a donc compris que sa rencontre avec Priam avait Ă©tĂ© voulue et organisĂ©e par Zeus. LĂ  encore, l’attitude qu’il montre Ă  l’égard du vieux roi rĂ©sulte d’un processus de rĂ©flexion. 45Achille est soucieux de ne pas dĂ©sobĂ©ir Ă  Zeus, mais sa conduite ne manque pas d’ambiguĂŻtĂ©. En terminant son discours, en effet, il met en garde Priam Ne provoque donc pas ma colĂšre davantage, alors que je souffre », tĂŽ nun mĂȘ moi mallon en algesi thumon orinĂȘis ; sans quoi, poursuit-il, je pourrais ne pas te laisser la vie sauve, tout suppliant que tu es, et violer l’ordre de Zeus », Dios d’ alitĂŽmai ephetmas DĂšs qu’il a prononcĂ© ces mots, il s’en va, avec deux compagnons, dĂ©charger le chariot sur lequel Priam a apportĂ© la compensation prĂ©vue pour le rachat d’Hector ; puis il appelle ses captives et les charge de prĂ©parer le cadavre pour le rendre Ă  Priam Mais, prĂ©cise le poĂšte, Achille emporte d’abord le corps Ă  l’écart ; en effet, dans son cƓur affligĂ©, le vieillard pourrait ne pas contenir sa colĂšre en voyant son fils, et Achille pourrait alors s’irriter et le tuer, violant ainsi l’ordre de Zeus », Dios d’ alitĂȘtai ephetmas 46Achille a mis un frein Ă  sa violence, au moment oĂč Priam l’a suppliĂ© ; il a sincĂšrement pitiĂ© du vieil homme et il est prĂȘt Ă  lui rendre son fils. Mais il n’a pas complĂštement abandonnĂ© la fureur que lui a inspirĂ©e la mort de Patrocle et il est toujours dĂ©sespĂ©rĂ© d’avoir perdu son ami. Il craint que si Priam, Ă  la vue de son fils, laissait Ă©clater son dĂ©pit, cela ne ravive sa propre colĂšre, mĂȘ moi
 thumon orinĂȘis, dans l’état de souffrance, en algesi, oĂč il se trouve. 47Dans ces conditions, il doit faire appel Ă  toutes les ressources de son esprit pour dominer les Ă©motions qui le possĂšdent encore et ne pas enfreindre l’ordre de Zeus. Toutefois, la formule dont il se sert, lorsqu’il envisage cette derniĂšre possibilitĂ© – Dios d’alitĂŽmai ephetmas – aussi frappante soit-elle, semble n’ĂȘtre qu’une façon de parler ; car s’il ne traitait pas Priam avec Ă©gard, il encourrait la colĂšre de Zeus et ne peut Ă©videmment pas s’exposer Ă  un tel risque. Il est donc exclu qu’il use de violence ; mais, conscient lui-mĂȘme des excĂšs de son tempĂ©rament, il prĂ©fĂšre prendre la prĂ©caution de cacher le corps d’Hector Ă  Priam, avant que ne vienne le moment oĂč celui-ci ramĂšnera son fils Ă  Troie. 48On a vu Achille, en colĂšre contre les AchĂ©ens, ĂȘtre accusĂ© de manquer de pitiĂ© et de faire un mauvais usage de son noos. On l’a vu ensuite exercer briĂšvement sa rĂ©flexion devant la dĂ©faite des AchĂ©ens, puis manifester quelque pitiĂ© pour la dĂ©tresse de Patrocle. Il a dĂ©clarĂ© renoncer Ă  sa colĂšre contre ses alliĂ©s et a permis Ă  Patrocle de leur porter secours. Mais l’inflexion de son attitude n’a Ă©tĂ© que superficielle et fugace ; elle n’a eu pour effet que de conduire son ami Ă  sa perte. 49À la fin du poĂšme, c’est un exercice plus profond et plus complexe de son noos qui conduit Achille Ă  avoir pitiĂ© de Priam. Il Ă©voque avec nostalgie le souvenir de son pĂšre ; il se sent concernĂ© par les malheurs de Priam, qui lui rappellent ses propres malheurs ; il se montre capable de contenir sa violence et son chagrin, en tenant compte de la nĂ©cessitĂ© de ne pas contrarier Zeus. Enfin, son comportement est influencĂ© par une rĂ©alitĂ© Ă  laquelle il ne peut se soustraire l’approche inĂ©luctable de sa mort. Les nombreux attentats terroristes utilisent les versets du Coran pour justifier leurs quelques passages cruels et intolĂ©rants A- Sourate-004-An-Nisa Les-femmes en français - Verset La rĂ©compense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tuĂ©s, ou crucifiĂ©s, ou que soient coupĂ©es leur main et leur jambe opposĂ©es, ou qu'ils soient expulsĂ©s du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delĂ , il y aura pour eux un Ă©norme chĂątiment ». - Verset 89 Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mĂ©crĂ©ance afin que vous en soyez au mĂȘme point sawñ’ qu’eux. Ne les prenez pas pour alliĂ©s tant qu’ils n’auront pas Ă©migrĂ© pour la cause de Dieu et s’ils se dĂ©tournent, emparez-vous d’eux et tuez-les oĂč que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliĂ©s ni pour partisans ! ». - Verset 91. Vous en trouverez d’autres qui cherchent Ă  avoir votre confiance, et en mĂȘme temps la confiance de leur propre tribu. Toutes les fois qu’on les pousse vers l’Association, l’idolĂątrie ils y retombent en masse. Par consĂ©quent, s’ils ne restent pas neutres Ă  votre Ă©gard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains de vous combattre, alors saisissez-les et tuez les oĂč que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donnĂ© autoritĂ© manifeste ». - Verset 14 Et quiconque dĂ©sobĂ©it Ă  Allah et Ă  Son messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer Ă©ternellement. Et celui-lĂ  aura un chĂątiment avilissant ». - Verset 8 Que de citĂ©s ont refusĂ© avec insolence le commandement de leur Seigneur et de ses messagers! Nous leur en demandĂąmes compte avec sĂ©vĂ©ritĂ©, et les chĂątiĂąmes d’un chĂątiment inouĂŻ ». - Verset 76 Les croyants combattent dans le sentier d'Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Tagut. Eh bien, combattez les alliĂ©s de Diable, car la ruse du Diable est certes, faible ». B- Sourate-065-At-Talaq Le-divorce en français Ô ProphĂšte! MĂšne la lutte contre les mĂ©crĂ©ants et les hypocrites et sois rude Ă  leur Ă©gard. Leur refuge sera l’Enfer, et quelle mauvaise destination! ». C- Sourate-066-At-Tahrim L’interdiction en français Nous avons prĂ©parĂ© pour les infidĂšles des chaĂźnes, des carcans et une fournaise ardente ». D- Sourate-076-Al-Insan L’homme en français - Verset 12 Et ton Seigneur rĂ©vĂ©la aux Anges Je suis avec vous affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cƓurs des mĂ©crĂ©ants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts ». - Verset 13 Ce, parce qu’ils ont dĂ©sobĂ©i Ă  Allah et Ă  Son messager. » Et quiconque dĂ©sobĂ©it Ă  Allah et Ă  Son messager
 Allah est certainement dur en punition! ». - Verset 14 VoilĂ  votre sort; goĂ»tez-le donc! Et aux mĂ©crĂ©ants le chĂątiment du Feu sera rĂ©servĂ© ». - Verset 38 Dis Ă  ceux qui ne croient pas que, s’ils cessent, on leur pardonnera ce qui s’est passĂ©. Et s’ils rĂ©cidivent, ils seront chĂątiĂ©s; Ă  l’exemple de leurs devanciers». - Verset 39 Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entiĂšrement Ă  Allah. Puis, s’ils cessent ils seront pardonnĂ©s car Allah observe bien ce qu’ils Ɠuvrent. » - Verset 4 Ceux qui ne croient pas aux RĂ©vĂ©lations d’Allah auront, certes, un dur chĂątiment! Et, Allah est Puissant, DĂ©tenteur du pouvoir de punir ». - Verset 10 Ceux qui ne croient pas, ni leur biens ni leurs enfants ne les mettront aucunement Ă  l’abri de la punition d’Allah. Ils seront du combustible pour le Feu ». - Verset 11 Comme les gens de Pharaon et ceux qui vĂ©curent avant eux. Ils avaient traitĂ© de mensonges Nos preuves. Allah les saisit donc, pour leurs pĂ©chĂ©s. Et Allah est dur en punition ». - Verset 56 Quant Ă  ceux qui n’ont pas cru, Je les chĂątierai d’un dur chĂątiment, ici-bas tout comme dans l’au-delĂ ; et pour eux pas de secoureurs ». - Verset 190 Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs! ». - Verset 191 Et tuez-les, oĂč que vous les rencontriez; et chassez-les d’oĂč ils vous ont chassĂ©s l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas prĂšs de la MosquĂ©e sacrĂ©e avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rĂ©tribution des mĂ©crĂ©ants ». - Verset 192 S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonner et MisĂ©ricordieux ». - Verset 193 Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entiĂšrement Ă  Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilitĂ©s, sauf contre les injustes ». - Verset 194 Le Mois sacrĂ© pour le mois sacrĂ©! Le talion s’applique Ă  toutes choses sacrĂ©es -. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, Ă  transgression Ă©gale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux». Sur Facebook circule une photo du coran avec le verset 151 Ne tuez pas la personne humaine, car Allah l’a dĂ©clarĂ©e sacrĂ©e ». Or, ce que je lis au verset 151 ne correspond pas tout Ă  fait Ă  ce raccourci - Verset 151 Dis Venez, je vais rĂ©citer ce que votre Seigneur vous a interdit ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos pĂšre et mĂšre. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvretĂ©. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a faite sacrĂ©e. VoilĂ  ce qu’ [Allah] vous a recommandĂ© de faire; peut-ĂȘtre comprendrez-vous ». Sourate 9 - Verset 123 Ô vous qui croyez! Combattez ceux des mĂ©crĂ©ants qui sont prĂšs de vous ; et qu'ils trouvent de la duretĂ© en vous. Et sachez qu'Allah est avec les pieux ». Rien d’autre le paiement de ceux qui refusent Allah et son messager, c’est qu’ils soient tuĂ©s, ou crucifiĂ©s, ou que leur soient coupĂ©es la main et la jambe opposĂ©e, qu’ils soient expulsĂ©s de la terre ! » Coran ; Entre nous et vous, l’inimitiĂ© et la haine sont Ă  jamais dĂ©clarĂ©es jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! » Coran ? Sourate-006-Al-An-am Les bestiaux en Français. D'autres versets violents Avec ses 518 versets condamnant les "mĂ©crĂ©ants" et ses 370 autres versets dĂ©crivant les supplices qu'il convient de leur appliquer, le Coran est un livre abject qui ne peut donner Ă  l'islam le statut d'une Ă  la haine est interdite par la loi. Comment se fait-il que l'on autorise la publication de ce livre et de ces versets, et que l'on encourage mĂȘme sa diffusion cours de religion, mosquĂ©e. par Bahia

citation dieu donne ses plus durs combats