FabienMarsaud, alias Grand Corps Malade, adapte son roman autobiographique pour signer une oeuvre pleine de vitalité, à la fois drÎle, émouvante, poétique et empreinte d'humanité.
Leslameur Grand Corps Malade porte sa propre histoire Ă lâĂ©cran dans une chronique pĂ©trie dâhumour, dâauthenticitĂ© et dâĂ©motion. Patients a Ă©tĂ© diffusĂ© sur Arte le jeudi 8 avril 2021, 12H35.
Patientsà revoir le 5 septembre sur France 3. Nommé quatre fois aux César, le film Patients sera diffusé pour la premiÚre fois en clair le 5 septembre à 21h05, sur France 3. Adapté de son roman, Patients est devenu en 2017 un long-métrage, que Grand Corps Malade a coréalisé avec Mehdi Idir.
RegarderPatients en direct. Toutes les informations de diffusions, bandes-annonces, photos et rediffusions de Patients sur Playtv. Direct TV; Programmes TV; Replay TV; Voir plus . Voir moins . Hier En ce moment Ce soir Demain. Patients . 2017 . 110 min . Aucune diffusion prévue dans les 7 prochains jours. Résumé de Patients. AprÚs un saut malheureux dans une piscine, Benjamin
FilmStreaming Gratuit. Film Gratuit. Une Nouvelle Amie. Meilleurs Films. Affiche De Film. Bande Annonce. Film Movie. Patients de Grand Corps Malade et Medhi Idir (2017 - mars). C'est bourré d'humour, sans pathos et avec des acteurs impeccables ! ;-) Juger Les Autres. Enfant Precoce. Récit De Vie. Maxime Chattam . Vingt Ans. Librairies. Titre De Livre. Malade. Livres En Ligne.
Share Ă la tĂ©lĂ©vision ce soir et en streaming sur ARTE : Patients (2016) de Grand Corps Malade et Mehdi Idir avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly, Nailia Harzoune, Franck Falise, Yannick RĂ©nier et Dominique Blanc. Infos et avis de Bulles de Culture sur cette comĂ©die dramatique tirĂ©e dâune histoire vraie et diffusĂ©e sur
LsBA. Programme TV /PatientsDisponible dans une option payanteNon diffusé en ce moment à la télévisionSe laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire suite à un grave accident. Avec ses nouveaux amis ils vont apprendre la patience...Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire suite à un grave accident. Avec ses nouveaux amis ils vont apprendre la patience...Télécharger Molotov pour regarder la TV diffusé en ce moment à la télévision
A lâoccasion de la sortie du film Patients», les Ă©ditions du Points rééditent le livre Ă©ponyme de Fabien Marsaud, paru en 2012. Celui qui nâĂ©tait pas encore devenu lâartiste reconnu Grand Corps Malade y raconte les suites du gravissime accident qui a bouleversĂ© sa vie il y a vingt ans. CoupĂ© en plein Ă©lan au milieu de la partie.» Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, a sautĂ© Ă 20 ans dans une piscine trop peu remplie ; il en est ressorti tĂ©traplĂ©gique incomplet» et nous raconte son sĂ©jour dans un centre de rééducation*. La premiĂšre annĂ©e, celle du combat» oĂč lâon doit tout faire pour retrouver sa mobilitĂ© car passĂ© deux ans, on nâa plus aucune chance». Mais aussi celle oĂč il faut, parfois, apprendre la rĂ©signation. Lâenfant du slam nâa pas perdu sa verve. Mais quâest-ce que je fous lĂ ?» sâinterroge-t-il Ă son arrivĂ©e dans ce lieu qui regroupe la crĂšme du handicap bien lourd», peuplĂ© de gens en short qui se dĂ©placent sur une seule jambe, ⊠momies enroulĂ©es dans des bandages qui ne laissent apparaĂźtre ici et lĂ que quelques zones de peau complĂštement brĂ»lĂ©e, ⊠visiteurs poussant dans leur fauteuil roulant des zombies Ă la tĂȘte de travers»âŠLâimportant, terre Ă terre⊠Et de sâattarder sur lâaspect surrĂ©aliste de [son] nouveau quotidien», qui attĂ©nue le sentiment douloureux de la perte totale dâintimitĂ©, voire mĂȘme de dignitĂ©, quâimpose la situation». Car dans ces circonstances, malgrĂ© ce quâon peut croire, on ne pense pas beaucoup Ă lâavenir». Lâimportant est bien plus terre Ă terre⊠Et la pudeur nâest pas de mise lorsquâil faut dire lâinconfort quasi permanent» créé par le manque de mobilitĂ©. Lâauteur nous met face aux malaises du corps trop habituĂ© Ă ĂȘtre allongĂ©, aux escarres, Ă lâintimitĂ© chahutĂ©e par les sondages urinaires, aux Ă©rections inopinĂ©es, Ă lâheure merveilleuse dâaller Ă la selle» en compagnie de son voisin de chambre et dans les mains dâun aide-soignant⊠Pourtant, tout le monde sâhabitue. Câest dans la nature humaine». Mais il faut bientĂŽt faire avec un autre ennemi lâennui. En rĂ©animation, il a pu compter les quatre cent quatre-vingt-quatre petits carrĂ©s» dâune grille au plafond. Au centre de rééducation, il sâemploie donc Ă niquer les heures». Quand tu es dĂ©pendant des autres pour le moindre geste, il faut ĂȘtre pote avec la grande aiguille de lâhorloge. La patience est un art qui sâapprend patiemment.»Un orteil qui remue Il faut, enfin, prĂ©parer lâavenir. Lui parviendra, Ă force de sueur et dans un effort considĂ©rable», Ă retrouver lentement lâautonomie. Dâabord un orteil qui remue Peu de gens sur terre ont bougĂ© le bout du pied avec autant de plaisir», puis la main qui parvient Ă manipuler la tĂ©lĂ©commande de la tĂ©lĂ©vision Pouvoir zapper, câest un grand pas vers lâautonomie!», le corps qui se retourne dans son lit⊠Lâobtention dâun fauteuil roulant est un kif! ⊠Un mois et demi que je nâavais pas eu le loisir de choisir mes destinations». Difficile pourtant de se rĂ©jouir face Ă ceux qui restent prisonniers de [leur] propre corps». Je suis en pleine rĂ©cupĂ©ration. ⊠Je compte me remettre debout, marcher, conduire, retrouver une indĂ©pendance totale, avoir des enfants⊠Alors, je suis presque gĂȘnĂ© dâavoir le droit dâespĂ©rer tout ça.»Un courage subi, forcé» Ă lâheure de partir, Fabien Marsaud se surprend Ă nâavoir aucun pincement au coeur. ⊠Jâai conscience que le combat est loin dâĂȘtre gagnĂ© âŠ. Alors, tous ces sentiments, toutes ces prĂ©occupations prennent largement le pas sur une quelconque Ă©motion». Quinze ans plus tard, il est devenu lâartiste Grand Corps Malade, avec le succĂšs que lâon sait. De quoi dĂ©poser un peu lâhumour grinçant qui lui a permis de raconter ces annĂ©es difficiles, pour se souvenir de ceux qui continuent Ă livrer un combat quâils nâont jamais lâimpression de gagner». Des icĂŽnes de courage, mais pas un courage de hĂ©ros, non, un courage subi, forcĂ©, imposĂ© par lâenvie de vivre.» * Patients», Grand Corps Malade, paru en 2012 aux Ă©ditions Don Quichotte et rééditĂ© chez Points.
"Patients" met en lumiĂšre un sujet quâon a parfois peur de regarder en face le handicap. Câest la premiĂšre rĂ©alisation de Grand Corps malade, accompagnĂ© de son meilleur ami et rĂ©alisateur de tous ses clips, Mehdi Idir. Lâartiste slameur au timbre de voix si reconnaissable porte Ă lâĂ©cran son livre autobiographique, le rĂ©cit de son annĂ©e de convalescence dans un centre de rééducation pour handicapĂ©s lourds. Justesse, pudeur et mĂȘme humour sont au programme de cette trĂšs belle rĂ©ussite ! Interview Il y a dâabord le livre, "Patients", quand avez-vous songĂ© Ă transposer cette aventure au cinĂ©ma ? Grand Corps Malade Câest dâabord lâaventure de lâĂ©criture, jâavais abordĂ© plusieurs types dâĂ©criture, le slam, les chansons, ce livre, et puis jâavais envie de me frotter Ă un nouveau type dâĂ©criture qui Ă©tait dâabord le scĂ©nario. Câest avant tout lâĂ©criture du scĂ©nario qui mâintĂ©ressait. Je nâavais pas forcĂ©ment lâidĂ©e de le rĂ©aliser et puis aprĂšs quand tu Ă©cris chaque scĂšne, chaque dialogue, que tu imagines beaucoup de choses, que tu as dĂ©jĂ quelques partis pris de rĂ©alisation qui naissent dans un coin de ta tĂȘte, tu as du mal aprĂšs Ă lĂącher le bĂ©bĂ©, Ă donner le scĂ©nario Ă un rĂ©alisateur en disant " Va faire ton film ". Donc jâai eu envie dâaller au bout du projet, de le rĂ©aliser. Comme je ne suis pas rĂ©alisateur, malgrĂ© les quelques idĂ©es que jâavais, jâai voulu me faire Ă©pauler par mon pote, Mehdi Idir, qui rĂ©alise tous mes clips depuis une dizaine dâannĂ©es. VoilĂ , on sâest lancĂ© dans lâaventure. Pour lui aussi, câĂ©tait un premier long-mĂ©trage. On sâest lancĂ©s ensemble en se disant quâĂ deux, on allait essayer dâĂȘtre Ă la hauteur du dĂ©fi. Et comment est-ce que, concrĂštement, on se lance vraiment dans ce travail de mise en scĂšne et de collaboration avec votre corĂ©alisateur ? Medhi et moi avons beaucoup bossĂ© en amont. Câest-Ă -dire quâon savait tous les deux quâon avait les lacunes des dĂ©butants, on nâavait pas dâexpĂ©rience, on allait gĂ©rer des Ă©quipes techniques qui avaient beaucoup dâexpĂ©riences, donc on a beaucoup bossĂ© en amont pour essayer de combler ça. On a essayĂ© de ne rien laisser au hasard, sur chaque scĂšne on se posait toutes les questions possibles et imaginables, on a fait un dĂ©coupage technique, câest-Ă -dire Ă quel endroit on place la camĂ©ra, quel mouvement de camĂ©ra, quel plan etc⊠VoilĂ , on a essayĂ© de bien tout valider Ă lâavance. AprĂšs, on ne sâest rien partagĂ©, il nâa pas gĂ©rĂ© de son cĂŽtĂ© la partie technique et moi la direction dâacteurs, on a tout fait ensemble. Il se trouve quâon se connaĂźt trĂšs bien, quâon est avant tout des potes et on sâest lancĂ© un petit peu de maniĂšre inconsciente, presque naĂŻve en ayant bien tout prĂ©parĂ© Ă lâavance. DĂšs le dĂ©but du tournage, on a senti quâon Ă©tait prĂȘts, que ça roulait, que les Ă©quipes techniques savaient ce quâelles avaient Ă faire. Jâai dĂ©couvert tellement de mĂ©tiers sur le plateau, jâai dĂ©couvert la rigueur et le travail assez incroyable des techniciens, chacun dans son domaine, et comme tout roulait, on a pu vraiment se concentrer sur notre direction dâacteurs. Et avec nos jeunes acteurs, on sâest rĂ©galĂ©s. Avant dâaborder le sujet des acteurs, je voudrais connaitre lâhistoire de Ben qui est en grande partie inspirĂ© par votre propre vĂ©cu, cette annĂ©e de rééducation⊠Clairement, câest mĂȘme 100 pour cent. Justement, comment est-ce quâon Ă©tablit la frontiĂšre, en termes dâĂ©criture jâentends, entre votre propre vĂ©cu et ce rĂ©cit portĂ© au cinĂ©ma ? LâidĂ©e, câest de rendre ce personnage "Ben", je mâappelle Fabien dans la vie, le personnage principal sâappelle Ben, mĂȘme si câest vraiment mon histoire et que tous les personnages du film ont existĂ©, que toutes les scĂšnes ont eu lieu, je voulais quand mĂȘme rendre le personnage le plus universel possible. Câest mon histoire mais Ă la limite on sâen fiche. Ce nâest pas un biopic ou une autobiographie de Grand Corps Malade, son histoire avant quâil fasse des disques, câest pas du tout ça lâidĂ©e. VoilĂ câest pour ça quâil sâappelle Ben, quâil y a peu de choses sur ma vie privĂ©e, familiale ou autre hors du centre. On sâest vraiment concentrĂ© sur ce centre de rééducation et sur Ben qui rĂ©apprend Ă vivre avec ses potes, puisquâil se fait des potes dans le centre. Câest pour ça que le titre " Patients " est au pluriel. Ce nâest pas juste lâhistoire de Ben, câest celle de Farid, de Toussaint, de Samia, de Steve et câest cette bande de potes quâon va suivre, qui rĂ©apprend Ă vivre Pauly est Ben, dans "Patients" DRJâimagine que pour trouver cette bande de potes, le plus grand dĂ©fi câĂ©tait de trouver le casting idĂ©al. Oui. Depuis le dĂ©but, avec Mehdi, on savait que câĂ©tait le plus gros enjeu. On savait que ce film tiendrait sur la qualitĂ© de nos acteurs. Ce nâest pas un film dâaction. Ce nâest pas un film avec moult effets spĂ©ciaux. Il fallait quâils soient forts, quâils soient Ă la hauteur et on a fait un gros casting pour ça, on a castĂ© prĂšs de 400 personnes avec David Bertrand, un super directeur de casting. On a fini par trouver notre petite " dream team ", nos perles rares. On est super fiers dâeux. Si vous interviewez Medhi aprĂšs, il vous le dira aussi parce quâon le rĂ©pĂšte tous les deux Ă longueur dâinterviews. Câest notre plus grande fiertĂ© ces acteurs, parce quâon voulait que ce ne soit pas des acteurs trĂšs connus, câest vraiment des acteurs, câest leur mĂ©tier, ils ont tous dĂ©jĂ fait un, deux ou trois longs mĂ©trages, mais ce ne sont pas des tĂȘtes dâaffiche, ils ne sont pas connus, ni chez vous en Belgique, ni chez nous en France. Pour la plupart des spectateurs, ça va ĂȘtre une dĂ©couverte. Mais jâespĂšre quelle dĂ©couverte parce quâils sont, on en parlait hors antenne, je sais quâils vous ont plu aussi, ils sont fabuleux, ils sont beaux, ils sont drĂŽles, ils sont touchants, ils sont Ă©mouvants, et puis il fallait quâelle soit crĂ©dible cette petite bande de potes et câest vrai quâon les suit, on a envie de rester avec eux. Le personnage principal du film, Ben qui est jouĂ© par Pablo Pauly, a une ressemblance assez troublante avec vous sur le plan physique. TrĂšs sincĂšrement, on ne lâa pas cherchĂ©e cette ressemblance, quand Pablo est arrivĂ© au casting, il Ă©tait en train de faire un autre rĂŽle, il avait une grosse barbe rousse, des longs cheveux blonds, il ne me ressemblait pas du tout. Et puis on lui a coupĂ© les cheveux, on lâa mis dans des vĂȘtements des annĂ©es 90, parce que lâintrigue se passe Ă ce moment-lĂ . Il sâest mis au fauteuil roulant, il a observĂ©, il a pris des attitudes et câest vrai quâau final, câest assez cohĂ©rent, il y a une petite ressemblance qui sâest créée, on Ă©tait les premiers surpris mais câest vrai que ça fonctionne."Patients" DRUne des grandes forces du film rĂ©side dans ces Ă©changes, cette vĂ©ritable alchimie qui sâopĂšre entre le casting et les diffĂ©rents acteurs. Comment ĂȘtes-vous parvenu Ă crĂ©er cette bande qui sonne plus vrai que nature ? Câest dâabord au casting, on a dâabord choisi les acteurs individuellement, aprĂšs on a fait ce quâon appelle des "call back", câest-Ă -dire quâon les a rappelĂ©s - ils nâĂ©taient pas encore sĂ»rs dâĂȘtre pris sur le film - pour faire des binĂŽmes, puis faire des rĂ©pĂ©titions Ă trois, Ă quatre, Ă cinq, lĂ on a vu quâil y en avait certains qui Ă©taient trĂšs bien individuellement mais qui nâexistaient pas assez dans le groupe, donc on ne les a pas pris, puis on en a cherchĂ© dâautres. Il a vraiment fallu crĂ©er cette Ă©quipe de cinq, il fallait que ça marche quand les cinq sont Ă lâĂ©cran. AprĂšs, on a beaucoup rĂ©pĂ©tĂ©, on a rĂ©pĂ©tĂ© chaque scĂšne bien en amont du tournage. Ensuite, il y a eu le dĂ©fi physique, puisquâil fallait que ces acteurs-lĂ , qui sont tous des acteurs valides, il fallait quâils jouent des paraplĂ©giques, des tĂ©traplĂ©giques, donc on est allĂ©s lĂ oĂč on a tournĂ©, dans le centre de rééducation. Un mois avant, on les a mis dans des fauteuils, on a discutĂ©, il y avait mon ancien kinĂ© qui Ă©tait lĂ un peu comme coach, qui leur a expliquĂ© ce quâĂ©tait la tĂ©traplĂ©gie, la paraplĂ©gie, quelle position, quelle posture, quels gestes adopter et petit Ă petit, ils sont entrĂ©s dans leur rĂŽle. Comment, en tant que directeur dâacteurs, vous leur avez permis finalement dâapprĂ©hender cette gestion rĂ©aliste du handicap et surtout les diffĂ©rentes maniĂšres, si je puis dire, dâĂȘtre handicapĂ© ? Il y a plusieurs choses. DĂ©jĂ beaucoup de discussions. La plupart ne connaissaient pas bien ce monde-lĂ , ce domaine-lĂ . Apprendre ce quâest une personne paraplĂ©gique par exemple. Elle est immobilisĂ©e, handicapĂ©e des deux jambes, un tĂ©traplĂ©gique, ce sont les quatre membres qui sont paralysĂ©s, câest tout le corps Ă peu prĂšs sous la nuque ou sous le cou qui ne bouge pas, donc dĂ©jĂ expliquer ça et comme je le disais, câest surtout lâimmersion, nous les avons immergĂ©s dans le centre. On a fait des rĂ©pĂ©titions en amont, on les a mis dans des fauteuils. Il y avait des patients, le centre est en pleine activitĂ©. On les a mis un par table dans la cantine pour discuter, pour se renseigner, avec des personnes qui Ă©taient des patients du centre en pleine rééducation. Il faut du travail, de lâobservation, prendre des notes, poser beaucoup de questions. Ils ont rencontrĂ© des personnes paraplĂ©giques et pendant une heure ils pouvaient poser toutes les questions possibles. Pareil avec mon ancien kinĂ©. Donc, ça a Ă©tĂ© un vrai coaching pour que le jour du dĂ©but du tournage, ils aient complĂštement acquis cette notion physique et quâils puissent se concentrer vraiment sur le jeu, sur lâacting."Patients" DRQuelle Ă©tait votre attente particuliĂšre par rapport Ă ce casting ? Câest ce quâil y a dans le film. On attend dâeux quâils soient Ă©mouvants. Il y a des scĂšnes dures, il y a des scĂšnes Ă©mouvantes, mais surtout drĂŽles. Vous avez vu, câest un film trĂšs dialoguĂ© avec beaucoup de vannes, ils passent Ă peu prĂšs deux heures Ă se vanner dans tous les sens, il y a un vrai "humour handicapĂ©". CâĂ©tait notre principal critĂšre de rĂ©ussite. Dans ce film-lĂ , il fallait que ça fasse rire. Le thĂšme est dur, le handicap est lourd, on ne voulait surtout pas faire un film pathos. On a fait pas mal dâavant-premiĂšres, le film sort le 1er mars mais on a dĂ©jĂ vu la rĂ©action des gens, on se rend compte que ça rigole beaucoup. Câest une des premiĂšres rĂ©ussites. Cet humour frappe dĂšs le dĂ©but avec le tĂ©lĂ©shopping par exemple, cette maniĂšre dont vous Ă©vitez tous les clichĂ©s que lâon pourrait attendre parfois dâun tel sujet avec le pathos, la difficultĂ©, etc. Souvent dans votre film quand un des personnages tombe, il se relĂšve la scĂšne dâaprĂšs⊠Oui, ou alors quand il tombe, il sort une vanne ou quand il se produit un truc dur, il y a un petit clin dâĆil. Ăvidemment, sur un film comme ça on aurait pu en faire des caisses, mettre des grands violons sur les scĂšnes les plus tristes et que ça dure une demi-heure. Non, il fallait Ă©viter ça. Parce que ce monde-lĂ est vivant, on voulait aussi rendre la rĂ©alitĂ© de ce qui se passe dans un centre de rééducation et dans un centre, câest plein de vie, cet humour-lĂ ce nâest pas moi qui lâai inventĂ©. Il y a cet instinct de se sauver un peu du drame par lâhumour et par les vannes, donc il fallait absolument le rendre Ă lâimage ça."Patients" DRQuels ont Ă©tĂ© vos partis pris de mise en scĂšne ? Vous ne souhaitiez pas choisir une approche plus documentaire afin de montrer cette rééducation ? Non, tout de suite avec Mehdi, notre parti pris nâĂ©tait pas dans le documentaire. Câest un film. Du coup, on voulait une belle image. On a tout fait pour que le rĂ©sultat ne soit pas glauque au niveau du fond, donc au niveau de la forme, il ne fallait pas que ce soit glauque non plus. TrĂšs vite avec notre chef opĂ©rateur, on a travaillĂ© lâimage. On voulait de belles images. On filme un hĂŽpital, dans ce centre de rééducation, il y a des trĂšs longs couloirs de 2 Ă 300 mĂštres de longs, il y avait des belles perspectives, on a jouĂ© sur les profondeurs de champ, on a jouĂ© sur la lumiĂšre les lumiĂšres jaunes des couloirs tranchaient avec le bleu nuit de lâautre cĂŽtĂ© des vitres. On a cherchĂ© Ă faire un film agrĂ©able Ă voir. AprĂšs, notre objectif Ă©tait que la rĂ©alisation suive un peu lâĂ©volution physique de Ben. Qui dit Ă©volution physique, dit aussi Ă©volution sociale. Câest-Ă -dire quâau dĂ©but il est seul au monde, il y a juste ses parents et les soignants qui se penchent au-dessus de son lit, il est tout le temps dans sa chambre. La rĂ©alisation dĂ©bute de façon trĂšs resserrĂ©e sur les personnages avec trĂšs peu, voire pas de mouvements de camĂ©ra. Petit Ă petit, ça Ă©volue, et Ă©videmment, le dĂ©clic câest quand il se dĂ©place en fauteuil roulant pour la premiĂšre fois. Il y a un petit plan sĂ©quence quand il sort dans le couloir et lĂ , la camĂ©ra sâarrĂȘte. On Ă©largit enfin le cadre parce que Ben part au loin dans le couloir, et lĂ , on sent quâil retrouve un peu de libertĂ©, il retrouve un peu dâautonomie grĂące Ă ce fauteuil. Ă partir de lĂ , notre rĂ©alisation va se permettre un peu plus de mouvements. On parlait du groupe en tant que tel, mais il y a aussi tous les autres personnages secondaires qui sont trĂšs travaillĂ©s, je pense notamment Ă Jean-Marie et sa façon trĂšs personnelle de sâadresser aux autres. Câest une volontĂ© quâaucun personnage ne soit laissĂ© au hasard et quâil ait une vraie personnalitĂ© ? Une fois de plus, je nâai rien inventĂ©. Jean-Marie a existĂ©. Christiane a existĂ©. Pour ceux qui nâont pas vu le film, Jean-Marie est un aide-soignant trĂšs professionnel mais qui est une tornade. Il entre dans la chambre Ă 7h30 en hurlant "Bonjour Benjamin !", il ouvre les volets Ă fond, il sâadresse aux patients Ă la troisiĂšme personne "Comment il va ? Il a bien dormi ?". Câest assez insupportable mais finalement on sâattache Ă lui, parce quâĂ part ça, il fait bien son boulot et de toute façon Ben a besoin de lui pour effectuer les gestes les plus Ă©lĂ©mentaires. Donc, on sâattache Ă ces personnages. En effet, chaque personnage nâest pas juste de passage, ils ont tous une vraie personnalitĂ© puisquâils ont vraiment existĂ©."Patients" DRVous Ă©vitez tous les stĂ©rĂ©otypes quâon pourrait attendre du milieu hospitalier, mais aussi des milieux sociaux des diffĂ©rents protagonistes. Que ce soit dans le thĂšme du handicap, dans le thĂšme de la typologie de nos cinq acteurs principaux, câest dâessayer de ne jamais entrer dans les clichĂ©s, dans des trucs trop attendus. Avant tout, ce sont des ĂȘtres humains qui vivent des moments trĂšs difficiles, qui rĂ©apprennent Ă vivre ensemble, ils redĂ©couvrent des sentiments dâamitiĂ©, de sĂ©duction, ils sâengueulent, ils fraternisent, on voulait surtout se focaliser lĂ -dessus. Alors oui, il se trouve que ce sont des handicapĂ©s, il se trouve que ce sont des personnes qui viennent de milieux populaires, mais tout ça câest secondaire, avant tout on sâattache aux ĂȘtres humains. Quâest-ce que vous aimeriez que le public retienne de votre film ? Je voudrais quâil passe par plusieurs Ă©motions. Pour lâinstant, on a lâimpression que câest le cas. On a fait une trentaine de projections. Quâil passe autant par le rire que par lâĂ©motion. On lâa vu, il y a des larmes aussi, dans le film. A la fin des sĂ©ances, il y a des gens Ă©mus. Donc, la premiĂšre chose câest ça, quâil passe par plusieurs Ă©motions. Jâaime lâart quand il nous fait des ascenseurs Ă©motionnels comme ça. Que ce soit sur un disque, un film, quâon passe par plusieurs Ă©tages, câest important. Et la deuxiĂšme chose peut-ĂȘtre quâen sortant du film ou le lendemain ou la semaine dâaprĂšs, quand ils vont croiser une personne en fauteuil roulant, peut-ĂȘtre quâils la regarderont, je parle de ceux qui ne connaissent pas bien ce milieu-lĂ , ils la regarderont peut-ĂȘtre un petit peu autrement. Ils comprendront un petit peu ce quâil y a derriĂšre ce fauteuil, la vie quâa ce monsieur ou cette dame, ce quâil a traversĂ©. Et surtout, il saura, jâespĂšre, maintenant quâĂ part le fauteuil, il y a un vrai ĂȘtre humain. Câest une des phrases de Farid dans le film qui dit "Tu verras au dĂ©but ta seule identitĂ©, câest le handicap. Câest seulement aprĂšs, quand les gens vont passer du temps avec toi ils verront quâil y a un handicapĂ© beauf, un handicapĂ© qui a de lâhumour, un con, une kaĂŻra". Il y a toutes les typologies de lâĂȘtre humain parce quâun mec en fauteuil roulant, câest avant tout un homme ou une femme.
Synopsis After a serious sport accident in a swimming pool, Ben, now an incomplete quadriplegic, arrives in a rehabilitation center. He meets with other handicapped persons tetraplegics, paraplegics, traumatized crania, all victims of accidents, as well as a handicapped since his early childhood. They go through impotence, despair and resignation, with their daily struggle to learn how to move a finger or to hold a fork. Some of them slowly find a little mobility while others receive the verdict of the handicap for life. Despite everything, hope and friendship help them endure their difficulties. Cast Crew Details Genres Cast Directors Writers Studio Country Language Alternative Titles Step by Step, íìŽì
ìž , Steg för steg Genres Popular reviews More honestly i thought iâd enjoy this! i very much didnât! iâm gonna move past the use of transphobic n homophobic slurs bc thatâs pretty much the standard in the french film industry đ this was neither surprising or emotional! felt like the directors wanted to avoid pathos so bad they just completely steered clear from any kind of emotions whatsoever! the romantic subplot was completely unnecessary? possibly only showed how much of a dickhead the protagonist is? anyways i guess what iâm trying to say is not funny didnât laugh this was certainly a movie i watched for french class that i barely understood. Plus jamais les films sociaux. Emy t'as des goĂ»ts de merde Bienintencionada pelĂcula francesa en la senda de 'Campeones' Javier Fesser, 'Planta Cuarta' Antonio Mercero o la novela grĂĄfica 'Arrugas' Paco Roca. Cine de rehabilitaciĂłn fĂsica y moral a travĂ©s de la experiencia real de uno de sus directores y guionista, el conocido rapero Fabien Marsaud, este trabajo se asocia a los clichĂ©s habituales del gĂ©nero, sabiendo medir la distancia entre comedia y drama. DirecciĂłn funcional, excelente trabajo del nĂșcleo de secundarios y un trabajo correcto en definitiva TrĂšs beau film, ça fait du bien les choses bien faites comme ça dans le cinĂ©ma français. Et l'aspirante Ă un mĂ©tier mĂ©dical que je suis ne peux qu'ĂȘtre touchĂ©e. Film autobiographique de grand corps malade sur sa convalescence dans un centre de rééducation!Magnifiquement racontĂ©! BO du film đđ»đđ»đđ»đđ»đđ»On replonge 15 ans en arriĂšre! Passionnant, magnifique, Ă©mouvant, drĂŽle... Tout est rĂ©uni, quel magnifique film "can you pass me the salt?" I enjoyed a film that was able to paint a picture of 'lower class' men who have physical disabilities involving varying forms of paralysis. Despite this thus including some toxic masculinity and ableist, homophobic and such vibes, I actually could easily imagine a lot of men relating to this regarding their own journeys. In fact, I knew a man who I know would have been right at home joking with the lads like this after his accident and permanent paralysis đ€Šđœââïžđ
It makes sense that it feels very easy to imagine as real because it was based on the director's own genuine experience. I thought it introduced the environments very well I liked the cinematography too. It also includes various⊠Fauteuil adapté,Fourchettes adaptées..J'en ai pas trouvé des espoirs adaptés » Insupportable, j'ai pas aimé du tout malgré une histoire touchante...
SynopsisAvisBande-annonceArticles et vidĂ©osCastingAnnĂ©e de production 2017Pays France Genre Film - ComĂ©die dramatique DurĂ©e 110 min. Synopsis A la suite d'un accident, Ben se retrouve clouĂ© sur un lit d'hĂŽpital sans pouvoir bouger. DiagnostiquĂ© tĂ©traplĂ©gique partiel, il est transfĂ©rĂ© dans un centre de rééducation oĂč, incapable d'effectuer les gestes du quotidien, il doit alors accepter de dĂ©pendre du personnel encadrant. Mais Ben, ancien basketteur de haut niveau, a un moral d'acier et compte bien recouvrer sa vie d'avant, mĂȘme si les mĂ©decins ne se prononcent pas. Ses nouveaux amis, Farid, Steeve, Toussaint et Samir sont tĂ©tras», paraplĂ©giques ou victimes de traumatismes crĂąniens. A leur cĂŽtĂ©, Ben, entre vannes et coups de blues, va devoir apprendre la patience et accepter son handicap L'avis de TĂ©lĂ©star Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, adapte son roman autobiographique pour signer une oeuvre pleine de vitalitĂ©, Ă la fois drĂŽle, Ă©mouvante, poĂ©tique et empreinte d'humanitĂ©. Le tout, assorti d'une rĂ©flexion pertinente sur le handicap et portĂ© par de jeunes acteurs Ă©patants Bande-annonce Vous regardez Patients. Votre bande-annonce dĂ©marrera dans quelques secondes. Articles et vidĂ©os sur Patients 3ActualitĂ© Le 23/03/2020 Ă 14h45 Si Michel Cymes est prĂ©sent sur de nombreux plateaux de tĂ©lĂ©vision, il n'en dĂ©laisse pas pour... Casting de Patients Acteurs et actricesRĂ©alisateurScĂ©nario
film patient grand corps malade streaming