Etje sais toujours pas si le premier avortement est de moi.. ou de MoĂŻse Ce que t’as fait de moi Ă©tait mal, c’est dĂ©guelasse Maintenant quand on parle d’amour, j’ai l’impression d’entendre des menaces. Car j’t’aime Ă  la haine J’t’aime Ă  la haine J’t’aime Ă  la haine Au point d'en mourir Au point de tuer moi moi Jaime sa dĂ©votion et comme Isis, lui aussi, l'amour l'a blessĂ©, l'a changĂ© et le conduit Ă  faire des choses dont il est pas fier mais qui pour lui est essentiel. D'ailleurs, je pense avoir plus accrochĂ© avec son personnage d'Isis. Il est plus posĂ©, plus calme, comparĂ© Ă  Isis qui est un Ă©lectron libre. Les passages oĂč nous suivons Jack m'ont plu, j'espĂšre qu'il y en a aussi Titre: Peter Sunson _ Je Te Hais; Album : N.S; AnnĂ©e : 2008; Paroles : Je n'aime pas ces regards froids,que tu me jette,qui me blesse, je n'aime pas ça cigarette,tout c'est romans que tu lis, Je n'aime pas que tu sois loin,et encore moins quand tu est ivre, Que tu me dise ce qu'on m'a dit,qu'a t'a pas ta place dans ma vie Tu te trompe Jete hais. MaĂŻa Legrand a dix-sept. Lorsque sa mĂšre meurt des suites d'un cancer, son monde s'Ă©croule.Impuissante et seule, elle va subir une lente descente aux Enfers, mais peut-ĂȘtre trouvera-t-elle une Ă©paule confortable sur Parcourir: Accueil / Je te hais et je t’aime. Je te hais et je t’aime. valeriejeanterra / 27 avril 2018 / Leave a comment / extraits livres « Je te hais et je t’aime » une rĂ©cit de vie bouleversant Une biographie Ă©crite par Francis Parolesde chanson Jacques Duvall - Je Te Hais. Je te hais Mon Dieu si tu savais A quel point je te hais Je hais ces yeux Leur Ă©clat insidieux D'autant plus fort que je T'aimais Je t'aimerais encore mais Seulement si tu t'retenais Une heure ou deux D'respirer, tu vois c'que J'veux dire, bref sache que je Te hais Je crois que tu le sais Et que H9Rxc. Je te hais Lyrics[Hi-Tekk]Cosmopolis folie communicativeLe ciel est bleu j’en fais des copies lucrativesNique les copycats je les porte comme une cicatriceJ’ai l’copyright, les collectionne comme pokĂ©monUne colique unanime d’alcooliqueTu t’abĂźmes et ça se tasse avec l’ñgeMe classe dans le secteur noisy-le-secMoi si je vais moisir au secJe choisis mon cercle, Ă  boire s’il te plaitReste Ă  croire que j’effraie
[Refrain Hi-Tekk]Je te hais plus que tu ne t’aimes !Je m’aime beaucoup plus que tu me hais !Il n’y a pas vraiment de sujet sur lequel je veux m’étendre
[Hi-Tekk]Fais gaffe Ă  ton verre quand ilsTrafiquent la tise, ta pute manie la triqueElle excelle dans l’cannibalisme tribal et phalliqueElle salive Ă  l’avance ; c’est une acrobate caritative Ă  l’occaz Combustion spontanĂ©e, conducteur depuis tant d’annĂ©esDes contusions le long des brasTu prends du plomb dans les jambes et quand tu songesQue c’est l’offensive ethnocentrique j’ai l’égo dans l’slip
[Nikkfurie]J’ai vu tellement de tremblements de frĂšresD’effets de serre, de gouttes de sangVersĂ©es Ă  terre, de dents de lait dans de l’aluDemande-moi quand je m’amuse !Des tas de langues en ont abusĂ©Jusqu’aux Landes seuls nos bandits ont la bande »Sur la thune ![Refrain]Je te hais plus que tu ne t’aimes !Je m’aime beaucoup plus que tu me hais !Il n’y a pas vraiment de sujet sur lequel je veux m’étendre
[Hi-Tekk]L’acĂ©tone optimise la nicotine dans une pellicule de kerozenMon Ă©criture se paie l’honneur d’ĂȘtre une guillotine de cerveaux deadsHi-Tekk & Nikkfurie serait-ce le nec plus ultra c’est personnel serait-ce le vrai ?[Nikkfurie]À coups de perdiems, je perçais ton jerseyTon ouĂŻe me cherchait, je berçais ton birthdayTon anniversaire mais personne n’est prĂ©venu
Merde, ce n’est guĂšre une situation incongrue !Je rĂȘve que je persĂ©cute le tertiaireMercenaire, pote de BelzĂ©buth et de Fechner[Refrain]Je te hais plus que tu ne t’aimes !Je m’aime beaucoup plus que tu me hais !Il n’y a pas vraiment de sujet sur lequel je veux m’étendre
[Nikkfurie]J’étais dans une coccinelleQuand un auxiliaire de police est venu polluer mon oxygĂšne !Je dĂ©cline net mon identitĂ© au dĂ©-kis qui m’bĂ©quille sec aux ischio-jambiersPendant qu’son Ă©quipier s’éclipse et maquille mon ecchymose en making-ofD’une lĂ©gitime dĂ©fense, lĂ©gitime dĂ©fense, lĂ©gitime dĂ©fense
[Hi-Tekk]Quand les grosses veines gonflent avec l’afflux de sangKerozen mon revolver braquĂ© sur les zones Ă©rogĂšnes montrez vos nerfsLes clients se paient vos fesses ; c’est ludique la cellulite allez jubile timp ![Refrain]Je te hais plus que tu ne t’aimes !Je m’aime beaucoup plus que tu me hais !Il n’y a pas vraiment de sujet sur lequel je veux m’étendre
How to Format LyricsType out all lyrics, even repeating song parts like the chorusLyrics should be broken down into individual linesUse section headers above different song parts like [Verse], [Chorus], italics lyric and bold lyric to distinguish between different vocalists in the same song partIf you don’t understand a lyric, use [?]To learn more, check out our transcription guide or visit our transcribers forum C’est dur de se dire qu’il n’y a que des souvenirs Et ton sourire, trop longtemps figĂ©e sur mes murs Mes larmes me font vivre et l’espoir hante mes nuits Je ne dors plus, seul ton image m’envahit. Pourtant je sais que tu ne reviendras pas Mais pourtant, chaque nuit je t’ attends J’avais cru Ă  ton amour, Ă  tes discours, les premiers jours Je croyais qu’entre toi et moi ça durerait toujours. J’étais vraiment love et je n’ai pu Taire mes sentiments et toi tu m’as eu Je suis vraiment seule sans toi, je ne sais plus Qui je suis, tu dĂ©truis ma vie. On s’aimait et on se dĂ©chire Comme si rien n’avait exister Je t’ aime et tu me fais souffrir A croire que tu n’a jamais aimer Moi je t’aime et tu me blesses Je te hais de jour en jour Moi je t’aime et tu me laisses Seule avec mon amour. Mon corps s’éteint encore, plus le temps passe, plus il est mort Toi tu dois penser sans remord, moi je dois survivre Tes mots me mettent Ă  terre et me tuent jour aprĂšs jour Je ne sais vraiment plus quoi faire pour tuer tout cet amour J’ai mal au cƓur, je ne sais plus, si je dois t’aimer ou te haĂŻr Je ne sais plus s’il faut t’oublier ou simplement me laisser mourir. Je n’en peux plus de vivre sans ta chaleur prĂšs de moi Je vie dans l’angoisse qu’elle soit dans tes bras Chaque jour qui passe, tu t’éloignes un peu plus de moi Tu prĂ©tendais m’aimer mais aujourd’hui tu fais comme-ci Rien ne c’était passĂ© comme-ci je n’étais qu’une amie Un jour tu m’embrasses, le lendemain tu m’oublies. On s’aimait et on se dĂ©chire Comme si rien n’avait exister Je t’aime et tu me fais souffrir A croire que tu n’a jamais aimer Moi je t’aime et tu me blesses Je te hais de jour en jour Moi je t’aime et tu me laisses Seule avec mon amour. [Camille Lellouche] Ne me raconte pas d'histoires Tu sais bien, ce qui ne tourne pas rond Chez moi, ne m'en demandes pas trop Tu sais bien, que les fĂȘlures sont profondes En moi, ne t’accroche pas si fort Si tu doutes, ne t'accroche pas si fort Si ça te coĂ»te, ne me laisse pas te quitter Alors que je suis sĂ»re de moi Je te donne tout ce que j'ai alors essaie de voir en moi que... Je t'aime Mais je t'aime Je t'aime x4 Je t'aime, du plus fort que je peux Je t'aime, et je fais de mon mieux ... [Grand Corps Malade] On m'avait dit "attends tu vas voir, l'amour c'est un grand feu" Ça crĂ©pite, ça illumine, ça brille, ça rĂ©chauffe, ça pique les yeux Ça envoie des centaines de lucioles tout lĂ  haut, au firmament Ça s'allume d'un coup et ça Ă©claire le monde et la ville diffĂ©remment Nous on a craquĂ© l'allumette pour l'Ă©tincelle de nos dĂ©buts On a alimentĂ© ce foyer de tous nos excĂšs, de nos abus On s'est aimĂ© plus que tout, seuls au monde dans notre bulle Ces flammes nous ont rendus fous On a oubliĂ© qu'au final, le feu ça brĂ»le [Camille Lellouche] Et je t'aime Je t'aime x5 Je t'aime, du plus fort que je peux Je t'aime, et je fais de mon mieux [Grand Corps Malade] Je m'approche tout prĂšs de notre feu et je transpire d'amertume Je vois danser ces flammes jaunes et bleues, et la passion qui se consume Pourquoi lorsque l'amour est fort il nous rend vulnĂ©rable et fragile Je pense Ă  nous et je vacille, pourquoi depuis rien n'est facile Je t'aime en feu, je t'aime en or Je t'aime soucieux, je t'aime trop fort Je t'aime pour deux, je t'aime Ă  tord C'est pĂ©rilleux, je t'aime encore Alors c'est vrai ça me perfore Je t'aime pesant, je t'aime bancale Evidemment ça me dĂ©vore Je sais tellement que je t'aime, mal [Camille Lellouche] Si j'avance, avec toi C'est que je me vois faire cette danse, dans tes bras Des attentes, j'en ai pas Tu me donnes tant d'amour, tant de force Que je ne peux plus, me passer d'toi Si mes mots te blessent, c'est pas de ta faute Mes blessures sont d'hier Il y a des jours plus durs que d'autres Si mes mots te pĂšsent J'y suis pour rien J'y suis pour rien, rien Mais, je t'aime Je t'aime x5 Je t'aime, du plus fort que je peux Je t'aime, et je fais de mon mieux Mais, je t'aime... Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la SociĂ©tĂ© des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM En savoir plus Grand Corps Malade et Camille Lellouche font valser nos coeurs sur Mais je t'aime PubliĂ© le 23/06/2020 1543 Mis Ă  jour le 05/10/2020 1227 Grand Corps Malade ne déçoit jamais. Encore une fois il touche nos coeurs de plein fouet, sur un morceau en collaboration avec Camille Lellouche, cette derniĂšre ayant Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e dans The Voice 4. Deux ans aprĂšs la sortie de son dernier album Plan B, qui a Ă©tĂ© un franc succĂšs rĂ©compensĂ© d’un disque de platine, Grand Corps Malade, icĂŽne du slam en France, revient sur le devant de la scĂšne et annonce d’ores et dĂ©jĂ  son futur album Mesdames qui sortira le 11 septembre prochain. En gentelman qu'il est, il donne la parole aux femmes chacun des morceaux sera en collaboration avec des interprĂštes fĂ©minines. On sait ainsi qu’il partagera des morceaux avec notamment Louane, Laura Smet, Suzane ou encore VĂ©ronique Sanson. Et pour ce premier extrait, c’est aux cĂŽtĂ©s de l’humoriste et dĂ©sormais chanteuse Camille Lellouche que l’artiste berce nos coeurs sur MAIS JE T’AIME. Si j'avance, avec toi / C'est que je me vois faire cette danse, dans tes bras / Tes attentes, j'en ai pas / Tu me donnes tant d'amour, tant de force / Que je ne peux plus, me passer d’toi » Le morceau est sorti ce 19 juin, accompagnĂ© d’un clip trĂšs sobre en noir et blanc qui sied parfaitement Ă  la ballade. D’abord face Ă  face puis dos Ă  dos, les deux artistes s’échangent des couplets pleins de douceur. La voix cassĂ©e de Camille Lellouche glisse parfaitement sur les accords de piano, contrastant avec la voix si roque et si spĂ©cifique Ă  Grand Corps Malade. La mĂ©lodie agit comme une merveilleuse oxymore, avec ces deux opposĂ©s qui façonnent pourtant une prodigieuse harmonie. Je t'aime en feu, je t'aime en or / Je t'aime soucieux, je t'aime trop fort / Je t'aime pour deux, je t'aime а tord / C’est pĂ©rilleux, je t'aime encore » Et si le morceau est si agrĂ©able Ă  Ă©couter, ce n’est pas seulement dĂ» Ă  la maĂźtrise musicale des deux artistes, mais c’est Ă©galement grĂące Ă  leurs plumes, dont la qualitĂ© pour Grand Corps Malade n’était plus Ă  prouver. Toujours aussi poĂ©tique, le slameur fait fondre les coeurs avec cette dĂ©claration d’amour. Ces mots aussi simples soient-ils, Je t’aime », sont utilisĂ©s par les deux avec une justesse et une authenticitĂ© Ă©mouvante. La sagesse de Grand Corps Malade mĂȘlĂ©e Ă  l’émotivitĂ© de Camille Lellouche crĂ©e ainsi un Ă©quilibre des plus agrĂ©ables Ă  Ă©couter et rĂ©-Ă©couter inlassablement. Ce premier morceau prĂ©sage un nouvel album tout aussi rĂ©ussi que les prĂ©cĂ©dents pour le slameur de Seine-Saint-Denis. Pour Camille Lellouche, il est clair que ce titre dĂ©note de son prĂ©cĂ©dent Coco Corona, mais il tĂ©moigne de sa maturitĂ© et de sa capacitĂ© Ă  vĂ©ritablement faire de la musique, au-delĂ  de simplement faire rire. Yassmine Haska 20 minutesCes derniers temps j’ai recommencĂ© Ă  beaucoup traĂźner sur Twitter. A une Ă©poque je ne jurais que par ce rĂ©seau. Il me permettait de faire entendre mes prises de positions socio-politiques. J’ai cessĂ© de tweeter lorsque je me suis retirĂ©e de l’activisme politique, Ă©pisode dĂ©taillĂ© dans cet article. Aujourd’hui je suis sur Twitter en mode sous-marin. Je lis, je like, je retweete parfois, mais je m’exprime trĂšs peu. Twitter est pour moi une espĂšce de vitrine de la sociĂ©tĂ©. C’est une source riche d’informations quand on Ă©crit sur l’humain et/ou la sociĂ©tĂ©. GrĂące Ă  Twitter je sais quels sont les sujets chauds du moment, ce que les gens pensent et surtout ce qu’ils osent dire. Un sujet en particulier revient souvent la violence physique, verbale et/ou psychologique au sein des couples. Que feriez-vous si votre homme vous giflait ? Quand faut-il partir ? Que doit faire un homme si une femme se comporte de telle ou telle façon ? Quels sont les signes annonciateurs des abus au sein des couples ? Chacun y va de son avis et les dĂ©bats sont souvent trĂšs animĂ©s. Une chose m’a frappĂ©e par contre. La violence semble n’exister qu’au sein des couples. Elle semble ne naĂźtre que lorsqu’on est en couple. Elle vient de nulle part, et vlan, on reçoit la premiĂšre gifle. Bon, j’exagĂšre. Des insultes et des menaces prĂ©cĂšdent trĂšs souvent cette gifle. Sauf que ces injures et ces menaces viennent
 de nulle part. Quasiment personne ne s’intĂ©resse aux violences verbales, physiques et psychologiques au sein des familles. Par famille j’entends pĂšre, mĂšre, frĂšres, sƓurs, oncles, tantes, cousins, cousines. Le mot d’ordre sous nos cieux est l’omerta. On ne critique pas nĂ©gativement sa famille. On ne questionne pas les agissements de ses parents. On n’a aucune lĂ©gitimitĂ© en tant qu’individu. On n’est que ce que la famille veut bien faire de nous. On encaisse les coups venus d’en haut parents, aĂźnĂ©s, et on rend la pareille Ă  ceux Ă  notre niveau ou au niveau infĂ©rieur ceux du mĂȘme Ăąge que nous ou plus jeunes. Le cercle est sans fin. Je l’ai dit dans l’article Famille et communication shut up je viens d’une famille oĂč on ne savait pas se parler si ce n’était pour se moquer les uns des autres. Toute action diffĂ©rente Ă©tait ridiculisĂ©e. Toute envie diffĂ©rente Ă©tait risible. Tout malheur Ă©tait sujet de raillerie. La compassion existait, mais elle tenait la main aux Ă©clats de rire qui parfois l’annulaient complĂštement. Je n’avais pas d’autre moyen de communication que la moquerie. Sans le savoir, j’étais mĂ©chante gratuitement. Et je rendais les gens autour de moi mĂ©chants. Sans le savoir, j’avais beaucoup d’influence sur mes amis trĂšs proches qui, sans s’en rendre compte, adoptaient mon comportement. La premiĂšre fois que cela m’a frappĂ©e Ă©tait Ă  l’universitĂ©. Je me suis retrouvĂ©e Ă  discuter avec l’amie proche d’une amie proche. Elle et moi ne nous frĂ©quentions quasiment pas, mais j’avais l’impression d’ĂȘtre face Ă  un miroir. Mes intonations, mes expressions favorites, les mots que j’utilisais pour passer de la discussion Ă  la moquerie
 Elle les avait faits siens. Mon amie et moi passions tellement de temps ensemble que je n’avais pas rĂ©alisĂ© que je l’avais infectĂ©e. Et Ă  son tour elle infectait son entourage. Tout est parti de ma dynamique familiale. A cette Ă©poque-lĂ  je ne le savais pas, et je n’avais aucune intention de me pencher sur la question. Ma conclusion Ă  ce moment-lĂ  ? Mais cette meuf n’a aucune personnalitĂ© si elle a besoin d’ĂȘtre moi pour exister ! » La bĂȘtise dans toute sa splendeur. Ma niĂšce avait 2 ans la premiĂšre fois oĂč j’ai failli la fracasser. Et le mot est faible. Mon envie de la bastonner Ă©tait tellement forte que j’ai dĂ» sortir de la maison pour m’assurer de ne pas la toucher. Elle avait fait une bĂȘtise en rapport avec des coussins je pense. En rĂ©alitĂ© je ne m’en souviens plus vraiment. Ce dont je me souviens clairement c’est la rage en moi. Elle devait ĂȘtre battue. Sa faute Ă©tait impardonnable. Je devais la battre. J’ai Ă©tĂ© freinĂ©e par le questionnement dans ses yeux. Elle n’avait pas conscience de ce qu’elle avait fait et ne comprenait pas pourquoi je lui criais dessus. Elle comprenait encore moins cette rage noire qui me faisait bĂ©gayer de maniĂšre effrayante. Oui, je bĂ©gaie naturellement, et quand je m’énerve ce n’est pas beau Ă  voir. Mais nous y reviendrons si je ne digresse pas trop. Ma niĂšce devait ĂȘtre battue. J’ai Ă©tĂ© un enfant battu. Je le dis parfois en rigolant, mais aujourd’hui je dois me l’avouer parce que c’est vrai. Ma mĂšre me frappait quand elle Ă©tait excĂ©dĂ©e, ce qui n’arrivait pas souvent. Elle avait d’autres formes de punition. Lorsque nous Ă©voquons nos souvenirs de mon pĂšre que j’adore soit dit en passant, nous parlons plus de la terreur qu’il nous inspirait. Sa seule aura changeait la tempĂ©rature de la salle. Il nous faisait peur. Je ne saurais le dire autrement. Mon frĂšre et moi Ă©tions des tam-tams. Aucune faute ne nous Ă©tait pardonnĂ©e. En rĂ©alitĂ© aucune faute n’était pardonnĂ©e Ă  qui que ce soit, sauf que notre chĂątiment Ă  tous les deux Ă©tait diffĂ©rent. DiffĂ©rent dans la forme, mais pas forcĂ©ment dans le fond. Le traumatisme restait prĂ©sent. J’explique. Mon pĂšre a une intelligence supĂ©rieure, et je le dis sans me vanter. Dans le but de nous apprendre Ă  rĂ©flĂ©chir, il nous tendait des piĂšges mentaux qui nous faisaient vivre dans une terreur psychotique extrĂȘme. Toute question posĂ©e par lui nous faisait tellement paniquer que nous en perdions nos mots. Un simple repas Ă  table se transformait en quizz sur chaque Ă©lĂ©ment posĂ© sur la table, et toute mauvaise rĂ©ponse Ă©tait durement sanctionnĂ©e. Tout film regardĂ© en famille perdait tout intĂ©rĂȘt une fois la derniĂšre scĂšne passĂ©e des questions pointues sur l’intrigue nous Ă©taient posĂ©es alors que nous n’avions pas 6 ans. Comment savoir pourquoi Derrick a dit ci ou ça Ă  son second Harry ? Mes yeux d’enfants se focalisaient sur autre chose. Les bagarres, les coiffures bizarres des femmes
 je comprenais Ă  peine les mots dits ! Autant que les moments sĂ©rieux », les moments de loisirs faisaient peur. Nous ne voulions plus regarder de film, nous ne voulions plus manger Ă  table mais avait-on le choix ?, et nous Ă©vitions par dessus tout de poser des questions. A propos de questions, une scĂšne ne me quitte pas. Plus ĂągĂ©e que nous, ma sƓur est entrĂ©e au collĂšge haut la main nous n’avions pas d’autre choix que d’ĂȘtre brillants. Une fois elle faisait ses devoirs, et mon frĂšre a jetĂ© un coup d’Ɠil dans ses cahiers. C’est quoi ça ? » a-t-il demandĂ©. C’est x » a-t-elle rĂ©pondu. C’est quoi x ? » Je ne me souviens plus trĂšs bien de sa rĂ©ponse. Toujours est-il que mon frĂšre, du haut de ses 6 ans, est allĂ© poser la question Ă  mon pĂšre. Erreur. Mon pĂšre avait une sainte horreur de se rĂ©pĂ©ter. Tout comme il avait une sainte horreur de l’ignorance. Il n’expliquait jamais Ă  une seule personne, tout le monde devait ĂȘtre au mĂȘme niveau d’information. Vas chercher ta sƓur » a Ă©tĂ© sa rĂ©ponse. Je tiens Ă  prĂ©ciser que je suis plus jeune que mon frĂšre. C’est la peur au ventre que nous nous sommes assis face Ă  lui. Il nous a offert ce soir-lĂ  des cahiers neufs et pendant des heures, nous avons fait des mathĂ©matiques. Des heures. Nous devions comprendre comment trouver x. Je savais Ă  peine faire des divisions. Nous avons fini par comprendre. Et j’ai ainsi Ă©tĂ© dĂ©goĂ»tĂ©e des mathĂ©matiques toute ma vie. Cette terreur s’est transformĂ©e au fil du temps. Elle est sortie du cadre familial. Toute question posĂ©e me faisait paniquer. Et je n’en posais aucune par peur d’ĂȘtre rĂ©primandĂ©e pour mon manque de savoir. A la maison on n’en savait jamais assez. Mon pĂšre n’acceptait par exemple pas que nous ne sachions pas la dĂ©finition de certains mots, alors le dictionnaire trĂŽnait fiĂšrement sur la table du salon. Nous le consultions H24. Une question pouvait ĂȘtre posĂ©e Ă  tout moment. A l’école nous Ă©tions toujours parmi les plus brillants. Mais ce n’était jamais assez. On pouvait faire mieux, et nous Ă©tions tabassĂ©s pour nous le faire bien comprendre. Hors de question d’ĂȘtre 2e de la classe. C’était indigne. Le fait mĂȘme d’ĂȘtre premier Ă©tait parfois indigne. 18 de moyenne pourtant il est possible d’avoir 20
 Mon complexe d’infĂ©rioritĂ© est nĂ© de l’alliance entre la moquerie, la terreur psychologique et la bastonnade. Mon manque de tolĂ©rance face au manque de connaissances des gens autour de moi sur certains sujets que je maĂźtrise moi me vient Ă©galement de mon Ă©ducation. Selon les attitudes de mon pĂšre, nous Ă©tions tellement idiots que nous Ă©tions le niveau zĂ©ro de la connaissance. Il m’est donc difficile de comprendre que j’en sais plus que qui ce soit. Si je sais, alors tu sais. Je suis le niveau zĂ©ro de la connaissance. Ne nous mĂ©prenons pas, le but ici n’est pas de dire que mes parents ont fait un mauvais travail et qu’ils sont les pires parents de la terre. TrĂšs loin de lĂ . Leur but n’était pas de faire de moi une couarde. Leur objectif Ă©tait prĂ©cisĂ©ment le contraire, mais je ne l’ai compris qu’avec une certaine maturitĂ© et un certain dĂ©tachement. La moquerie endurcissait. La terreur psychologique affinait la rĂ©flexion. La bastonnade Ă©vitait la reproduction de certaines idioties. Les objectifs ne portaient en rien les gĂȘnes du mal. Sauf que
 OĂč qu’il aille, l’humain reproduit ce qu’il a connu. Ma sƓur me le disait trĂšs souvent, et je ne comprenais pas de quoi elle parlait. Nos parents ont fait de leur mieux, mais il y a beaucoup de choses que je ne tiens pas Ă  reproduire. » Je me suis installĂ©e chez ma sƓur alors que ma niĂšce avait 4 mois. La premiĂšre rĂšgle que je me suis imposĂ©e a Ă©tĂ© la suivante cette enfant ne sera jamais victime d’un double discours dans cette maison. J’étais en charge de son Ă©ducation comme tout adulte autour d’elle, mais les lignes directrices devaient venir de ses parents et personne d’autre. Je devais moi aussi baliser le chemin, mais les parents savaient mieux que moi ce qui Ă©tait mieux pour leur enfant. L’autre raison pour laquelle je n’ai pas fracassĂ© ma niĂšce le jour mentionnĂ© est que ses parents ne l’avaient jamais frappĂ©e. Pas de double discours. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai vĂ©cu dans une maison avec beaucoup d’adultes et d’aĂźnĂ©s. Chacun avait ses prĂ©fĂ©rences qui allaient parfois Ă  l’opposĂ© de celles des autres. Tonton tel a dit de faire ceci alors que Tata telle l’a interdit. Que faire ? Panique. Si je fais je serai grondĂ©e ou frappĂ©e. Si je ne fais pas je serai tout aussi bien grondĂ©e ou frappĂ©e. Nous vivions dans une peur panique perpĂ©tuelle, paralysĂ©s, rĂ©primandĂ©s pour tout et par tous. Ma sƓur Ă©tait parfois Ă©tonnĂ©e de la panique dans mes yeux Ă  la moindre chose qu’elle me demandait de faire. Et si c’était mal fait ? Allait-elle se fĂącher ? Me rĂ©primander ? Il m’a fallu beaucoup de temps pour me sentir en terrain non hostile. Je ne voulais pas que ma niĂšce vive cette expĂ©rience. Mes premiers questionnements rĂ©els sur mon enfance et sur les enfants en gĂ©nĂ©ral me sont venus au contact de ma niĂšce. J’ai par exemple remarquĂ© que j’étais la vigilance sur pied. Je faisais Ă©voluer cette enfant dans un environnement aseptisĂ©. Rien de nĂ©gatif ne devait lui arriver. Elle ne devait ĂȘtre au contact de rien de mauvais. Elle ne devait souffrir de rien. Je goĂ»tais sa nourriture avant qu’elle ne mange. Je marchais derriĂšre elle pour qu’elle ne tombe pas et ne se fasse pas mal. Je scannais chaque endroit oĂč nous nous rendions au point oĂč je connaissais par cƓur quasiment toutes les sorties de secours des coins que nous frĂ©quentions. Je refusais qu’on mange dans des restaurants oĂč les chaises n’étaient pas adaptĂ©es pour elle selon mes standards. Je prĂ©fĂ©rais la porter plutĂŽt qu’elle ne marche parce que
 on ne sait jamais. Et ça ce n’était que le bout visible de l’iceberg. Mais j’avais une autre face, celle-lĂ  bien plus effrayante. J’étais d’une sĂ©vĂ©ritĂ© inqualifiable. Je ne tolĂ©rais pas les bĂȘtises et ce que je jugeais ĂȘtre de la stupiditĂ©. Il Ă©tait hors de question qu’elle n’enregistre pas une directive la premiĂšre fois qu’elle Ă©tait formulĂ©e. J’entrais dans des colĂšres noires quand elle reproduisait les mĂȘmes fautes. Ma sƓur me le faisait remarquer mais je ne voyais pas oĂč Ă©tait le mal. La vĂ©ritĂ© ? Je n’avais pas connu autre chose. Je reproduisais l’environnement dans lequel j’avais vĂ©cu tout en le combattant. J’étais le bourreau protecteur. Je ne voulais pas qu’elle subisse les mĂȘmes traumatismes, je la protĂ©geais de l’extĂ©rieur. Je n’avais pas rĂ©alisĂ© que j’étais la potentielle plus grande source de traumatisme. Le diable ne rodait pas autour de la maison. Il Ă©tait dans la maison. La premiĂšre chose que j’ai remarquĂ©e et qui m’a violemment frappĂ©e a Ă©tĂ© la joie sur le visage de ma niĂšce chaque fois qu’un de ses parents passait la porte d’entrĂ©e. C’était une vĂ©ritable fĂȘte. Leur prĂ©sence la comblait. Elle adorait les avoir prĂšs d’elle. A mon Ă©poque, le retour d’un parent ou d’un aĂźnĂ© Ă©tait source de grand stress. Les pires scĂ©narios Ă©taient imaginĂ©s. En 3 secondes nous scannions en 3D la maison entiĂšre, faisant appel Ă  notre mĂ©moire pour nous rappeler exactement oĂč est quoi est qu’est-ce qui n’est pas Ă  sa place. Nous aurions dĂ» tous ĂȘtre brillants en technologie au collĂšge, car la vue d’en haut, d’en bas ou de cĂŽtĂ© n’avait aucun secret pour nous. MalgrĂ© notre enfance, ma sƓur avait rĂ©ussi Ă  faire de ses retours Ă  la maison des moments de fĂȘte. Comment ? A ses yeux son enfant n’était pas un enfant, un ĂȘtre soumis et sans volontĂ©. Elle lui demandait son avis, et ce dĂšs l’ñge de 2 ans. Un enfant ça a des avis !!!!! Je tombais des nues. Elle avait le droit de dire non, ou je ne veux pas. Dans quel monde ? Au dĂ©part, j’avais la certitude que ma sƓur raterait l’éducation de ses enfants. Un enfant ça se gronde, ça se punit, ça se bastonne. Tout est imposĂ© Ă  un enfant. Il n’a rien Ă  dire. C’est la norme. C’est comme ça. J’ai vĂ©cu comme ça. Rien ne pouvait ĂȘtre diffĂ©rent. Puis j’ai commencĂ© Ă  repenser Ă  mon enfance et Ă  tout ce qui m’avait Ă©tĂ© imposĂ©. Manger quand on n’a pas faim. Manger ce qu’on dĂ©teste. Finir son assiette alors qu’on est proche du vomissement tellement l’estomac est plein. Aller Ă  des fĂȘtes oĂč on ne connait personne parce que le parent a promis Ă  un collĂšgue qu’on n’a jamais vu qu’on serait Ă  l’anniversaire de son enfant. Vivre cette gĂȘne et ces regards de gens qui ne savent pas exactement ce que vous faites-lĂ . Ne pas oser dire non pour ne pas dĂ©clencher fureur, tonnerre et Ă©clair. Ne pas oser avoir un avis parce qu’il sera trĂšs certainement idiot et donc mal accueilli. S’effacer au maximum, vouloir disparaĂźtre pour un environnement plus paisible. Question en quoi ceci est diffĂ©rent de la situation psychologique d’une femme battue ? Quelqu’un a-t-il seulement pensĂ© que les bourreaux dans les mĂ©nages peuvent ĂȘtre créés par l’environnement dans lequel ils ont baignĂ©s, qu’ils ne sont pas nĂ©s ainsi ? Je n’ai jamais battu ma niĂšce. Je l’ai frappĂ©e une fois, sur la paume des mains, avec une spatule. Elle devait avoir 5 ans. J’aurais pu lui faire comprendre sa faute autrement. Aujourd’hui elle a 7 ans. Pour moi elle est autant un enfant qu’un adulte. Je ne lui impose rien. Une fois je lui ai demandĂ© quand est-ce qu’on pourrait dĂ©jeuner ensemble. Elle m’a dit qu’elle Ă©tait trĂšs prise par ses activitĂ©s, elle me reviendrait. J’ai sursautĂ©. Puis je me suis souvenue que moi aussi, mes dĂ©jeuners tournent autour de mon agenda. Alors pourquoi ce serait diffĂ©rent pour elle ? Je suis celle qu’elle appelle quand elle a des questions existentielles » Ă  poser. Qui a créé Dieu ? Pourquoi le monde est ainsi fait ? Pourquoi il y a des pauvres et des riches ? Je l’observe et je remarque les choses qui pourraient lui ĂȘtre utiles mais qu’elle n’aime pas ou qu’elle n’arrive pas Ă  faire. Je rĂ©flĂ©chis Ă  la maniĂšre la plus simple et ludique pour elle d’y arriver, et je lui apprends Ă  appliquer cette mĂ©thode sans lui donner une impression d’obligation ou de lourdeur. Tout est simplicitĂ©. Tout est volontĂ©. Je lui achĂšte autant de livres qu’elle demande. Je lui apprends que l’accumulation de biens matĂ©riels n’est pas la meilleure façon de vivre. Je ne me limite pas Ă  mon savoir et Ă  mon statut de tante pour lui faire comprendre que ce que je dis est vrai ou vĂ©rifiĂ©. Je lui apporte des preuves, comme je l’aurais fait si je dĂ©fendais une thĂšse. Elle a le droit de douter. J’ai le devoir de lui apprendre au moyen de faits concrets. Ma niĂšce est trĂšs indĂ©pendante. Elle dit ce qu’elle pense et prend la parole en public. Elle a un style vestimentaire qui lui est propre et sait exactement ce qu’elle n’aime pas. Elle cultive sa personnalitĂ© et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle aime le fait d’ĂȘtre excellente, et elle l’est pour elle mĂȘme, pour le plaisir que ça lui procure, et non pour monnayer les rares compliments d’un parent ou de l’autre. Comme nous tous, elle a des dĂ©fauts. Elle rigole parfois des autres. Sachant la peine que ça fait d’ĂȘtre sujet de moquerie, je lui apprends qu’elle peut s’exprimer autrement. Blesser l’autre ne la grandit pas, au contraire. Comment se sentirait-elle si elle Ă©tait Ă  la place de cette personne ? A 7 ans, ma niĂšce a les attributs de la personne que je rĂȘvais d’ĂȘtre mais que je n’ai pas osĂ© matĂ©rialiser jusqu’à mes 27 ans. Elle a 20 ans d’avance sur moi. Comment est-ce possible ? Nous avons appris de notre environnement hostile. Nos parents nous ont Ă©levĂ©s selon les mĂ©thodes appliquĂ©es par leurs parents. Ils n’ont pas mal tournĂ©, et se sont certainement dit que ces mĂ©thodes Ă©taient les bonnes. Je tiens Ă  prĂ©ciser que comme nous, ils ont eu la mĂȘme pensĂ©e que ma sƓur il y a beaucoup de choses qu’ils ont subi de leurs parents qu’ils ne nous ont pas fait subir, car c’était trop cruel Ă  leurs yeux. Lorsque je prĂ©parais ce texte dans ma tĂȘte, une discussion m’est revenue, une discussion que j’ai eue avec Françoise et Nadia. A l’époque j’étais prĂȘte Ă  me suicider si je me savais enceinte. Les choses ont bien changĂ© depuis. Nadia nous parlait de sa fille qui avait Ă  l’époque 2 ans. Lorsque sa fille tombait et se faisait mal, pour la consoler la nounou frappait le sol de son pied. Si elle s’était heurtĂ©e Ă  quelque chose, la nounou donnait une tape Ă  cette chose en disant Ă  l’enfant qu’elle avait rendu la pareille, donc tout irait bien. Je ne voyais pas oĂč Ă©tait le problĂšme jusqu’à ce que Nadia dise ceci Je ne veux pas qu’on apprenne Ă  ma fille que le seul moyen de se sentir bien aprĂšs avoir eu mal, c’est de faire du mal, mĂȘme si c’est en reprĂ©sailles. » Ces gestes qui nous semblent si anodins s’inscrivent diffĂ©remment dans la tĂȘte des enfants. En rĂ©alitĂ© non. Ils s’inscrivent de la mĂȘme façon qu’ils se sont inscrits Ă  nous la violence devient normale. C’est le seul moyen de se faire respecter. C’est le seul moyen d’aller bien ou mieux dans certains cas. Françoise elle, a parlĂ© du refus du rejet de l’autre. Il n’y a dans sa maison rien qui soit pour les garçons et rien qui soit pour les filles. Pourquoi ? Pour ne pas apprendre Ă  ses enfants Ă  rejeter les attributs ou les activitĂ©s prĂ©tendument destinĂ©s Ă  l’autre sexe. Un garçon peut jouer Ă  la poupĂ©e, une fille peut jouer au pompier. Et ils peuvent le faire ensemble. Finies les rages folles du pĂšre lorsqu’il voit son fils s’amuser avec une Barbie ! Sommes-nous aujourd’hui trop laxistes, nous qui souhaitons effectuer un changement Ă  180° et Ă©lever nos enfants totalement diffĂ©remment ? Peut-ĂȘtre. Mais je dois avouer que lorsque je vois l’évolution de ma niĂšce sur certains points, je me dis que nous ne sommes pas dans l’erreur. N’ayant pas connu la terreur psychologique ou verbale, elle ne sait pas la reproduire. Si elle l’apprend plus tard, elle saura aisĂ©ment s’en dĂ©barrasser car cette terreur ne sera pas ancrĂ©e en elle. J’ai encore tellement Ă  dire sur le sujet, mais il est temps pour moi d’arrĂȘter d’écrire. Il fait bien trop chaud et tout ce dont j’ai envie c’est m’étendre et dormir. Je vous laisse Ă  vous le soin de poursuivre cette discussion. Partagez en commentaire vos points de vue sur la question. Comme vous le savez dĂ©jĂ , je rĂ©ponds Ă  absolument tous les commentaires reçus sur le blog. Photo Reddit PS peu de gens le savent, mais il est possible de surligner ou de rĂ©pondre Ă  des passages d’articles, comme c’est le cas sur Medium. Ce serait bien d’utiliser cette fonctionnalitĂ© pour que je sache quelles sont les parties du texte qui ont retenu votre attention. Et puis, il faut bien que mon argent serve Ă  quelque chose puisque j’ai payĂ© pour cette fonctionnalitĂ© ! Digressions n’a aucun compte sur les rĂ©seaux sociaux, une situation qui n’est pas prĂšs de changer. Pour vous tenir informĂ©s des activitĂ©s ici, abonnez-vous au blog, tout simplement. Je suis disponible par mail Ă  l’adresse mesdigressions et sur Instagram Ă  c_befoune. Je dĂ©chaĂźne l'humain Ă  travers mes Ă©crits. Digressions n'est pas sur les reseaux sociaux, alors abonnez-vous ! En cochant cette case, vous confirmez que vous acceptez que nous vous envoyions par mail les nouveaux articles publiĂ©s sur le blog et, occasionnellement, des dĂ©tails exclusifs sur les activitĂ©s autour de Digressions. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Ces foules debout qui vocifĂšrent le nom de leur candidat avant mĂȘme de l'avoir entendu, faut-il vraiment y voir le comble de la dĂ©mocratie ? DerriĂšre ces stades en fiĂšvre, comment ne pas visionner les Vel'd'Hiv', les salle Wagram, les Luna Park d'il y a soixante ans, oĂč l'adhĂ©sion extasiĂ©e Ă  un tribun providentiel annonçait les pires servitudes ? Les rĂšgles de la prĂ©sidentielle et les trucages du petit Ă©cran rĂ©duisent la vie politique Ă  la promesse, par les candidats, de messages forts et clairs » cette annonce pour radios militaires fleurit partout, comme si ce n'Ă©tait pas Ă  nous d'apprĂ©cier la qualitĂ© des vacations !, et Ă  nos sympathies ou antipathies enfantines devant des variĂ©tĂ©s de types humains. Il y a les abbĂ©s Pierre qu'on ne peut qu'aimer ; et les Tapie bons Ă  honnir. On ne choisit plus, en raison, entre des programmes Ă©vasifs. On Ă©limine, en perçant d'Ă©pingles une effigie exĂ©crĂ©e. Sartre a eu le don d'exciter ce genre de haine. A cause de ses sornettes de compagnon de route » du PC sur la libertĂ© en URSS 1954, l'anticommunisme Nekrassov, 1955, et les masses pas prĂȘtes pour recevoir le rapport Krouchtchev » 1956 ? Ces Ă©normitĂ©s pour temps de guerre froide mĂ©ritaient plutĂŽt de le disqualifier comme expert en gĂ©opolitique, non de le clouer Ă  jamais au pilori. On a oubliĂ© les tombereaux d'injures dĂ©versĂ©s sur le Nobel-malgrĂ©-lui 1964. Jean-Jacques Brochier les rappelle Pour Sartre, LattĂšs, 89 F. De tous les horizons, les offenses pleuvaient, d'une rage et d'une niaiserie rares. Seuls ont sauvĂ© l'honneur Deleuze et Mauriac, ce dernier en dĂ©pit des coups reçus naguĂšre. La vieille droite multipliait les attaques au physique, par quoi elle se croit talentueuse et bravache quand les arguments lui manquent. MalgrĂ© cette unanimitĂ© hostile, l'auteur de La NausĂ©e Ă©tait accusĂ©, sans rire, de rĂ©gner sur les esprits de ses contemporains par d'obscures terreurs. Ce soupçon le poursuit dans la tombe. Le louchon » diabolique continue d'ĂȘtre vu, contradictoirement, comme le corrupteur de jeunes gogos et comme le fossoyeur de l'Occident. Certes, l'auteur des Mots a sa statue, Ă  la BibliothĂšque nationale ; mais c'est dans une arriĂšre-cour, courbĂ©, manteau et Ă©charpe au vent, ressemblant au modĂšle en ce qu'il paraĂźt quitter les lieux comme un voleur. Sartre reste l'affreux athĂ©e par qui l'idĂ©alisme a Ă©tĂ© chassĂ© de la Sorbonne, le phĂ©nomĂ©nologue de bistrot, le dramaturge jouĂ© sous l'Occupation, le dĂ©pravĂ© du Tabou, le suborneur d'une fille de famille appliquĂ©e, l'ouvriĂ©riste juchĂ© de Billancourt. D'ailleurs, ajoute-t-on en guise de coup de grĂące, lui-mĂȘme se trouvait laid ; toujours en polo gris de curĂ©, ennemi des projecteurs, alors que le Philosophe des temps mĂ©diatiques se doit d'incarner orgueilleusement nos belles valeurs, criniĂšre dans le cou et jabot dehors. Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. 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